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Lundi, 31 Octobre 2011 21:30

J'ai vendu mon motoculteur !

Écrit par  RG
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Ca y est, je l'ai fait. C'est comme quand on arrête la cigarette, il faut le faire d'un coup, et être content ! Donc, plus de motoculteur. Depuis deux ans, tout ce qui me tombe sous la main en provenance du jardin, tout est bon pour couvrir le sol : tailles, copeaux broyés, tontes et même de la paille achetée. Couvrir le sol, c'est le préparer à recevoir ce qu'on va y planter, légume, fleur, arbre.

Que je couvre un endroit qui est déjà cultivé ou alors que j'investisse un nouvel endroit de mon jardin, il se passe la même chose : je laisse aux petites bêtes du sol le soin de passer leurs minuscules motoculteurs à ma place, sans laisser s'installer des "mauvaises herbes" (remarquons les guillemets) qui sont étouffées. Je fais donc deux choses à la fois : passer le motoculteur et désherber.

En fait je sous traite les bébêtes, en l'échange de cette nourriture que sont les "déchets" de mon jardin. En réalité, il se passe même une troisième chose : sous cet amas de matière vivante, il fait frais et humide, pratiquement sans arrosage.

Un exemple ? J'ai un projet, quelque chose de nouveau : créer une plate bande de fleurs pour l'année prochaine en plein milieu d'une surface enherbée de mon jardin où rien n'a été planté depuis des années. Normalement, après avoir délimité puis désherbé la surface concernée, le mieux serait de désherber et de passer un bon coup de motoculteur, non ? Non ! Il y a bien plus simple. Après avoir grossièrement coupé l'herbe sur la surface concernée (en la laissant sur place bien sûr !), étalons du compost, mur ou pas, de l'herbe, de la paille, certains le feraient même avec du carton, du bois broyé ou un mix de tout cela : de la matière organique. Il suffit de l'étaler, d'en mettre une bonne couche, un bon 10 cm d'épaisseur car il est important d'occulter l'herbe qui y poussait pour qu'elle ne traverse pas le compost. Ca y est, c'est fini.

Les petites bêtes du sol vont venir doucement explorer ce nouvel univers en décomposant progressivement ce qui a été étalé, l'herbe privée de lumière va se décomposer à son tour, ses racines en disparaissant vont créer de minuscules canaux dans le sol, parcourus par des millions de bébêtes motocultrices.

On est en novembre : si je le fais maintenant c'est pour le printemps prochain. Je vais obtenir une belle surface où la terre est fraîche, disponible, chargée en humus.
Même pour planter un arbre, cette technique est valable car le sol se prépare et s'ameublit, et le trou de plantation n'en sera que plus facile à creuser.
L'esprit de la forêt. On devrait toujours garder avec soi l'esprit de la forêt. Couvrir le sol, c'est recréer ce qui se passe dans la forêt où l'humus est profond et riche. Personne n'y a jamais passé le motoculteur.
Merci, les petites bêtes.

RG

Ca y est, je l'ai fait. C'est comme quand on arrête la cigarette, il faut le faire d'un coup, et être content ! Donc, plus de motoculteur. Depuis deux ans, tout ce qui me tombe sous la main en provenance du jardin, tout est bon pour couvrir le sol : tailles, copeaux broyés, tontes et même de la paille achetée. Couvrir le sol, c'est le préparer à recevoir ce qu'on va y planter, légume, fleur, arbre. Que je couvre un endroit qui est déjà cultivé ou alors que j'investisse un nouvel endroit de mon jardin, il se passe la même chose : je laisse aux petites bêtes du sol le soin de passer leurs minuscules motoculteurs à ma place, sans laisser s'installer des "mauvaises herbes" (remarquons les guillemets) qui sont étouffées. Je fais donc deux choses à la fois : passer le motoculteur et désherber.

En fait je sous traite les bébêtes, en l'échange de cette nourriture que sont les "déchets" de mon jardin. En réalité, il se passe même une troisième chose : sous cet amas de matière vivante, il fait frais et humide, pratiquement sans arrosage.

Un exemple ? J'ai un projet, quelque chose de nouveau : créer une plate bande de fleurs pour l'année prochaine en plein milieu d'une surface enherbée de mon jardin où rien n'a été planté depuis des années. Normalement, après avoir délimité puis désherbé la surface concernée, le mieux serait de désherber et de passer un bon coup de motoculteur, non ? Non ! Il y a bien plus simple. Après avoir grossièrement coupé l'herbe sur la surface concernée (en la laissant sur place bien sûr !), étalons du compost, mur ou pas, de l'herbe, de la paille, certains le feraient même avec du carton, du bois broyé ou un mix de tout cela : de la matière organique. Il suffit de l'étaler, d'en mettre une bonne couche, un bon 10 cm d'épaisseur car il est important d'occulter l'herbe qui y poussait pour qu'elle ne traverse pas le compost. Ca y est, c'est fini.

Les petites bêtes du sol vont venir doucement explorer ce nouvel univers en décomposant progressivement ce qui a été étalé, l'herbe privée de lumière va se décomposer à son tour, ses racines en disparaissant vont créer de minuscules canaux dans le sol, parcourus par des millions de bébêtes motocultrices.

On est en novembre : si je le fais maintenant c'est pour le printemps prochain. Je vais obtenir une belle surface où la terre est fraîche, disponible, chargée en humus.

Même pour planter un arbre, cette technique est valable car le sol se prépare et s'ameublit, et le trou de plantation n'en sera que plus facile à creuser.

L'esprit de la forêt. On devrait toujours garder avec soi l'esprit de la forêt. Couvrir le sol, c'est recréer ce qui se passe dans la forêt où l'humus est profond et riche. Personne n'y a jamais passé le motoculteur.

Merci, les petites bêtes.

RG

 

Dernière modification le Mardi, 01 Novembre 2011 19:00
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