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Une grande opération Coteaux 21 pour passer au ZERO PHYTO !

Mercredi, 18 Mars 2015 18:24

Revue Presse du 18 03 2015

Écrit par  BELLIS
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SOMMAIRE

Airbus a déjà un pied dans le solaire. 1

CCFD-Terre solidaire : soirée-débat, jeudi 2

Terralba ouvre une jardinerie 100 % bio. 3

La nature en famille à la ferme de Cinquante. 3

Nitrates : 132 communes en plus 4

Biodiversité : le projet de loi devant l'Assemblée. 4

Des paniers de produits fermiers pour les étudiants 5

Des paniers de produits fermiers pour les étudiants 6

Coteaux 21 : toujours plus de projets 8

«Je veux me servir de l'intelligence des abeilles». 9

L'Europe à la rescousse du desman des Pyrénées 10

«Pee Power» : des toilettes qui changent l’urine en électricité. 11

Au Ghana, du courant grâce à des tourniquets dans les cours de récréation. 11

De la soupe contre le gaspillage. 13

Ce qui menace les abeilles des Pyrénées 13

Airbus a déjà un pied dans le solaire

Publié le 10/03/2015 à 08:09

A Blagnac, chez Airbus on suit de près le périple mondial de Solar Impulse car le solaire s'annonce déjà comme une source d'énergie à ne pas négliger même pour l'aviation commerciale. Bien sûr l'expérimentation du Suisse n'est pas, telle quel, applicable aux avions moyen ou long-courrier mais des ingénieurs de la division innovation d'Airbus étudient bien le sujet. «Si on se base sur la technologie actuelle, les panneaux solaires ne peuvent fournir une source d'énergie que de manière marginale. Et l'horizon de temps est assez lointain, pas avant 2025 pour le voir déployer sur un avion commercial» explique Yann Barbaux, directeur de l'innovation chez Airbus. Tout ce qui touche à l'énergie à bord d'un avion est une priorité pour Airbus car le premier poste de dépense des compagnies aériennes reste la consommation de carburant. Dans le cadre d'une architecture d'un avion plus électrique sur lequel travaille également Airbus, l'énergie solaire pourrait bien contribuer à abaisser la consommation de kérosène. L'idée de l'avion plus électrique est notamment de remplacer des systèmes hydrauliques, assez lourds et onéreux à entretenir, par des systèmes électriques, moins lourds et plus fiables. Cette nouvelle architecture oblige les ingénieurs à repenser l'utilisation de l'énergie électrique embarquée et à chercher des sources nouvelles d'énergie complémentaire comme le solaire. «Le solaire fait clairement partie du portefeuille d'idées qui sont regardées» assure Yann Barbaux.

Si Solar Impulse est presque totalement recouvert de panneaux solaires, il sera plus difficile d'en installer sur un avion commercial. Les surfaces les plus propices pour accueillir les cellules photovoltaïques sont bien sûr les plus planes à savoir les ailes et le dessus du fuselage. Il reste toutefois de nombreuses difficultés à surmonter sur l'intégration des panneaux photovoltaïques à la cellule de l'avion, la durabilité des capteurs du fait de l'érosion, etc. Cette nouvelle technologie doit aussi permettre aux compagnies aériennes de réaliser des réelles économies. «Si les coûts de maintenance de cet équipement sont trop importants, sa viabilité économique ne sera pas assurée. Pour gagner quelques kilowatts heure, il ne faut pas créer des coûts énormes en maintenance» ajoute le patron de l'innovation d'Airbus.

Le solaire demeure malgré tout une piste très étudiée car les avions récents consomment plus d'électricité que leurs prédécesseurs. Les commandes électriques, le système de divertissement, les connexions internet,… créent une demande d'énergie supplémentaire. Pour l'A380 la consommation atteint déjà 2 mégawatts. Le pic de consommation d'énergie est atteint lors du décollage d'un avion long-courrier en phase de montée, moment où de nombreux systèmes sont sollicités, alors que les hôtesses allument les fours pour chauffer les plats des passagers ! En vol, aujourd'hui, l'électricité à bord des avions est produite par les moteurs de l'appareil qui alimentent des générateurs. Airbus a déjà une longueur d'avance sur ce sujet puisqu'il a présenté au salon du Bourget 2013, un avion 100 % électrique. Le e-fan est capable d'atteindre 160 km/h avec une heure d'autonomie pour un coût imbattable de deux euros par heure de vol ! Airbus Group table sur la fabrication de 40 à 80 appareils par an dans une usine dédiée à Mérignac près de Bordeaux. Le principal marché reste les avions-école. Le e-fan est une première étape pour Airbus avant de lancer des avions commerciaux électriques qui nécessiteront encore vingt ans de recherche.

Gil Bousquet

 

CCFD-Terre solidaire : soirée-débat, jeudi

Publié le 18/03/2015 à 03:50, Mis à jour le 18/03/2015 à 08:18

Le 19/03/2015

Jeudi 19 mars, à 20 h 30, se tiendra une soirée-débat au centre culturel organisée par le Comité catholique contre la faim et pour le développement Terre solidaire (CCFD-Terre solidaire). Une soirée au cours de laquelle seront portés des témoignages sur les questions de souveraineté alimentaire au Sénégal par un partenaire membre de la FONGS Action paysanne (Fédération des ONG du Sénégal) et des interventions des membres du CCFD ayant fait un voyage d'études dans ce pays.

Landing Badji, trésorier de la fédération des ONG sénégalaise, apportera au travers de diaporamas, vidéos, etc., son expérience et son vécu.

Des questions sur l'accaparement des terres agricoles à des fins non alimentaires ici et là-bas seront également débattues. L'automne dernier, trois membres du CCFD 47 ont participé à un voyage au Sénégal rencontrant les associations bénéficiant de l'aide du CCFD : «Les associations du Sud sont de véritables partenaires. Nous recevons d'elles autant que nous pouvons leur donner et la situation actuelle du monde est telle que nous sommes tous dans le même bateau partageant nos expériences sur les sujets communs tel l'utilisation de terres agricoles à d'autres fins que la production pour l'alimentation.

En deux mots

1re ONG de développement en France, «d'utilité publique» en 1984, elle reçoit en 1993 le label «grande cause nationale» et a le statut de consultant auprès du Conseil économique et social des Nations unies. Depuis plus de 50 ans mobilisée contre la faim dans le monde elle :

- Soutient des actions locales dans les pays du Sud ;

- Sensibilise l'opinion française à la solidarité internationale ;

- Agit sur les causes profondes de la pauvreté par le plaidoyer.

Partenaire de tous ceux qui combattent la pauvreté et l'injustice, elle lutte durablement contre la faim en s'attaquant aux causes, des plus locales au plus globales.

Entrée gratuite. Contact

E mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Terralba ouvre une jardinerie 100 % bio

Publié le 13/03/2015 à 03:55, Mis à jour le 13/03/2015 à 08:57

Terralba s'apprête à ouvrir sa première boutique sur la commune de Montjoire, dans la zone d'activité du Prat le Vidalot. Xavier Philiponet et Sophie Dauzan proposent à la vente une gamme d'amendements et d'engrais uniquement organiques. Utilisables toute l'année, leurs produits tels que : le lombricompost, la terre végétale noire alluviale ou encore le basalte volcanique permettent la revitalisation et donc la santé de tous les sols au bénéfice de cultures plus saines et productives, y compris en sols trop argileux. Ils proposent des solutions innovantes pour répondre à de nouvelles normes écologiques exigeantes (agriculture, maraîchage, jardins partagés, jardins publics…) et surtout pour encourager les particuliers à prendre soin durablement de leur jardin et de leur potager en toute simplicité.

Leur axe de développement s'appuie sur des expériences réussies d'autres manières d'appréhender les sols et les cultures, depuis une gestion à la fois raisonnée et intuitive telle que la permaculture ou l'agriculture dite biologique. Via internet, ils vendent déjà leurs produits dans toute l'Europe.

www.terralba.fr. et http ://ecobole.com/projets/842-terralba-la-premiere-boutique-de-produits-100-organiques-pour-vos-sols-et-vos-cultures.html

La nature en famille à la ferme de Cinquante

Publié le 10/03/2015 à 03:52, Mis à jour le 10/03/2015 à 09:12

La ferme de Cinquante est une association de loi 1901, agréée Jeunesses et Sports et éducation populaire. La ferme met en place divers projets qui ont pour but l'éducation à l'environnement pour un développement durable. Parmi ces projets, il y a les ateliers à la ferme proposés aux familles jusqu'au mois de juin. L'inscription est obligatoire, les groupes sont constitués d'une quinzaine de personnes. Gratuits pour les Ramonvillois car ces ateliers s'inscrivent dans l'Agenda 21 de la mairie de Ramonville, ils coûtent 5 euros pour les extérieurs.

Plusieurs thèmes sont abordés : autour du jardin : initiation au jardinage, reconnaissance des plantes du potager, différencier les familles de légumes, connaître leurs besoins et faire son semis, les auxiliaires de cultures, apprendre à reconnaître les amis du potager et leur construire des abris, découverte des insectes, savoir reconnaître un insecte, le chasser en douceur et savoir les identifier.

Des ateliers de fabrication : du pain avec la transformation du blé en farine, du jus de pomme «à l'ancienne» avec un pressoir, transformation de la laine, du papier recyclé, ateliers d'impression du tanin. Et bien sûr des ateliers autour des animaux de la ferme : balade des ânes, connaître le comportement d'un âne, apprendre à les brosser, découverte guidée des animaux de la ferme pour découvrir leur vie et utilités, découverte de la vie de la mare, découvrir cet écosystème, son utilité, ses habitants.

Les ateliers durent 1 h 30 et sont programmés les mercredis et samedis.

Le programme du mois de mars : mercredi 11 mars : initiation au jardinage, de 14 heures à 16 heures, mercredi 18 mars : les auxiliaires de cultures, de 14 heures à 16 heures, mercredi 25 mars : découverte des insectes, de 14 heures à 16 heures.

Renseignements et inscriptions auprès de la ferme au 05 61 73 8831 ou par mail Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

Nitrates : 132 communes en plus

Publié le 18/03/2015 à 03:53, Mis à jour le 18/03/2015 à 07:34

Elle devrait être dévoilée dans les prochaines semaines. La nouvelle carte des zones vulnérables touche 132 communes supplémentaires. Cela risque de faire du bruit.

La carte que la Dépêche s'est procurée n'est pas officielle. Elle le deviendra dans quelques mois et ne sera présentée aux premiers concernés, les exploitants agricoles et les élus, qu'après les échéances électorales de ce mois de mars 2015. Cette carte portant mention de l'extension des zones vulnérables laisse apparaître que 132 communes supplémentaires pourraient être soumises à l'application de la directive nitrates, dès cette année.

Moitié de communes

Cette réglementation vise à la préservation et l'amélioration de la qualité des eaux dans ces zones vulnérables par l'utilisation des produits de traitement (azote, etc.) 132 périmètres communaux en plus de la carte 2 012. Sur la carte de Lot-et-Garonne, le bleu de ces zones vulnérables décriées par le monde agricole dans son ensemble prédomine à hauteur d'environ 70 % de la surface de Lot-et-Garonne vue d'avion. Plus de 210 communes sur 319 seraient ainsi directement concernées, soit les deux-tiers de l'ensemble. 60 d'entre elles ont, à la demande de la chambre d'agriculture, voté une délibération contre cette décision. 132, c'est certes moins que 140, le chiffre préalable proposé par les services de la direction des Territoires (DDT) aux organismes ayant un mot à dire. Mais la chambre d'agriculture a annoncé jeudi qu'elle entendait saisir le tribunal administratif si cette carte imposée par la directive européenne de lutte contre les pollutions ayant comme origine les nitrates devait être validée par le préfet. Selon cette même carte, officieuse pour l'instant, une cinquantaine de communes sont coupées en deux, leur territoire devant en partie seulement répondre aux exigences de la directive. Un joyeux casse-tête pour l'application concrète.

Le monde agricole conteste l'application à la fois impossible à mettre en œuvre et incohérente de ce texte. Et dit aussi que cette même application menace directement l'élevage bovin. Explication de texte fournie jeudi lors de la session budgétaire de la chambre d'agriculture : ces éleveurs, déjà de moins en moins nombreux, ont investi avant et après 2012, année de la dernière révision en date de la carte des zones vulnérables, et tout ou partie d'entre eux continuent de payer ces investissements dans des bâtiments neufs et répondant aux normes de prévention de la pollution. De nouvelles capacités de stockage des effluents pourraient donc conduire à une nécessaire mise aux (nouvelles) normes…

Quels amendements ?

Ces nouvelles exigences vont, disent encore les responsables de la filière, contraindre les professionnels à emprunter de nouveau. Trop d'eau menacerait alors une barque dont la ligne de flottaison n'est déjà plus visible. C'est l'argument d'une majorité de représentants agricoles, tous syndicats confondus. Pour mémoire, cette application de la nouvelle directive nitrates avait jeté 200 militants de la Coordination rurale dans les rues d'Agen le 6 octobre dernier. En novembre, sans autant de bruit, la FDSEA 47 avait également manifesté son opposition à la mise en place de cette nouvelle carte. Quelle part reste-t-il aux négociations et aux amendements ? Réponse dans les prochaines semaines.

Biodiversité : le projet de loi devant l'Assemblée

Publié le 17/03/2015 à 07:58 Le projet de loi sur la biodiversité, qui doit moderniser la protection des espaces naturels, a amorcé hier son premier passage à l'Assemblée nationale, avant l'organisation en décembre à Paris de la prochaine Conférence mondiale sur le climat.

Dans son discours d'ouverture du débat, où elle a évoqué un «rôle d'exemplarité» de la France, Ségolène Royal a défendu la future loi sur la biodiversité comme l'une des «plus en avance du monde» pour répondre à «l'urgence» et donner au pays «l'élan d'une croissance verte et bleue».

Le texte crée une Agence française de la biodiversité (AFB), promise par François Hollande.

regroupera à compter de 2016 les 1 200 agents de quatre organismes existants -Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema), Atelier technique des espaces naturels, Agence des aires marines protégées, Parcs nationaux- devra œuvrer en faveur d'une meilleure préservation des espaces naturels, de leur faune et de leur flore, et d'une action plus concertée des services de l'Etat. Ce sera le deuxième grand opérateur de l'Etat pour l'environnement avec l'Ademe (énergie).

Il sera doté d'un budget de fonctionnement de 225 millions d'euros, plus 60 millions tirés des investissements d'avenir.

Des paniers de produits fermiers pour les étudiants

Publié le 16/03/2015 à 07:35

Le panier fermier, lancé par Yoann, Marion, Lilian et Catherine, va poursuivre son chemin jusqu'en mai pour reprendre à la rentrée de s étudiants en septembre. /Photo DDM, P S.

Les étudiants de Fonlabour et de Champollion sont approvisionnés en paniers fermiers depuis lundi dernier. C'est le fruit d'un projet de quatre étudiants en BTS, décidés à varier leur menu quotidien.

Allez, on peut le dire. Si cette initiative fait des petits dans le monde étudiant des établissements de Fonlabour et de Champollion, elle sonnera le glas des raviolis et du cassoulet en boîte. Si, si, elle risque même de révolutionner les modes de consommation de certains qui ont rayé les légumes et les produits frais de leur assiette. Quatre étudiants de Fonlabour, en BTS gestion et maîtrise de l'eau (Gemeau), dans le cadre d'un projet, initiatives et communication (PIC), se sont attaqués au panier de la ménagère. Ou plutôt de le revisiter mais pour leurs confrères étudiants. Depuis lundi dernier, ils fournissent pour la modique somme de 12 € un panier de produits locaux et bio aux étudiants qui ont décidé de chambouler leurs habitudes alimentaires.

Marion, Catherine, Yoann et Lilian ont livré leur projet au magasin de producteurs, Ô Saveurs paysannes qui s'est chargé de la logistique et des produits frais. Objectif : livrer un panier susceptible d'assurer quatre repas du soir à l'étudiant. Celui ou celle-ci peut même avoir un bonus viande ou charcuterie pour 5 € de plus.

«On peut consommer local à bon prix»

«C'est vrai qu'on regrette parfois de ne pas manger de légumes frais et on se contente d'aller au supermarché. Notre objectif est de montrer qu'on peut avoir un panier de produits frais à un prix raisonnable», assure Yoann. Ce que ne dément pas Bernard Souleyreau, le boss des Saveurs paysannes. «On peut consommer local, bio, à un bon prix. On démontre tous les jours qu'on n'est pas chers et bons !»

Le magasin de producteur a une bonne expérience en la matière grâce à ses producteurs et à son jardin d'insertion. Des producteurs qui assureront, à l'avenir, les livraisons des paniers fermiers aux foyers d'étudiants de Champollion et Fonlabour. Et plus, si affinités avec l'école des Mines.

Le prix du panier, 12 €, a été déterminé en fonction des résultats de l'enquête.

Enquête chez les étudiants

Les quatre étudiants dont trois en alternance, ont réalisé une enquête sur les habitudes alimentaires d'une centaine d'étudiants et sur leurs attentes par le biais de l'association Envisage de Champollion. Un prix moyen en a été extrait pour le panier fermier. Celui de lundi dernier comprenait un paquet de 500 g de pâtes bio, une salade, des radis, de la courge muscade, des pommes de terre, des pommes, des kiwis, un yaourt au lait de brebis. Contact : Ô Saveurs paysannes, tel 05 63 43 37 68 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

P S.

Des paniers de produits fermiers pour les étudiants

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Publié le 16/03/2015 à 07:35

Consommation - Albi (81) - Fonlabour et Champollion

Le panier fermier, lancé par Yoann, Marion, Lilian et Catherine, va poursuivre son chemin jusqu'en mai pour reprendre à la rentrée de s étudiants en septembre. /Photo DDM, P S.

Les étudiants de Fonlabour et de Champollion sont approvisionnés en paniers fermiers depuis lundi dernier. C'est le fruit d'un projet de quatre étudiants en BTS, décidés à varier leur menu quotidien.

Allez, on peut le dire. Si cette initiative fait des petits dans le monde étudiant des établissements de Fonlabour et de Champollion, elle sonnera le glas des raviolis et du cassoulet en boîte. Si, si, elle risque même de révolutionner les modes de consommation de certains qui ont rayé les légumes et les produits frais de leur assiette. Quatre étudiants de Fonlabour, en BTS gestion et maîtrise de l'eau (Gemeau), dans le cadre d'un projet, initiatives et communication (PIC), se sont attaqués au panier de la ménagère. Ou plutôt de le revisiter mais pour leurs confrères étudiants. Depuis lundi dernier, ils fournissent pour la modique somme de 12 € un panier de produits locaux et bio aux étudiants qui ont décidé de chambouler leurs habitudes alimentaires.

Marion, Catherine, Yoann et Lilian ont livré leur projet au magasin de producteurs, Ô Saveurs paysannes qui s'est chargé de la logistique et des produits frais. Objectif : livrer un panier susceptible d'assurer quatre repas du soir à l'étudiant. Celui ou celle-ci peut même avoir un bonus viande ou charcuterie pour 5 € de plus.

«On peut consommer local à bon prix»

«C'est vrai qu'on regrette parfois de ne pas manger de légumes frais et on se contente d'aller au supermarché. Notre objectif est de montrer qu'on peut avoir un panier de produits frais à un prix raisonnable», assure Yoann. Ce que ne dément pas Bernard Souleyreau, le boss des Saveurs paysannes. «On peut consommer local, bio, à un bon prix. On démontre tous les jours qu'on n'est pas chers et bons !»

Le magasin de producteur a une bonne expérience en la matière grâce à ses producteurs et à son jardin d'insertion. Des producteurs qui assureront, à l'avenir, les livraisons des paniers fermiers aux foyers d'étudiants de Champollion et Fonlabour. Et plus, si affinités avec l'école des Mines.


Repères

Le chiffre : 12

euros >le panier. Le prix du panier, 12 €, a été déterminé en fonction des résultats de l'enquête.


Enquête chez les étudiants

Les quatre étudiants dont trois en alternance, ont réalisé une enquête sur les habitudes alimentaires d'une centaine d'étudiants et sur leurs attentes par le biais de l'association Envisage de Champollion. Un prix moyen en a été extrait pour le panier fermier. Celui de lundi dernier comprenait un paquet de 500 g de pâtes bio, une salade, des radis, de la courge muscade, des pommes de terre, des pommes, des kiwis, un yaourt au lait de brebis. Contact : Ô Saveurs paysannes, tel 05 63 43 37 68 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

P S.

Coteaux 21 : toujours plus de projets

Publié le 13/03/2015 à 03:50

Un succès pour l'assemblée générale de Coteaux 21 : la réunion a été l'occasion de nombreux échanges très intéressants. Le bureau est très satisfait des nouveaux projets. Après les discussions, place à la soirée où Agathe the blues a apporté son imagination pour l'animation devant un repas pris en commun.

Pour cette nouvelle année, l'association va multiplier les projets concrets et souhaite que de nombreux nouveaux les rejoignent sur l'un ou l'autre des projets pour le bénéfice de tous.

Les manifestations et animations prévues :

28 mars aux ateliers municipaux, atelier gratuit : réparer son vélo. Votre vélo n'est pas en état, venez apprendre lors de cet atelier comment le réparer.

29 mars à 10 heures : permaculture, un jardin à Saint-Geniès : atelier ouvert à tous.

2 avril : cantines zéro gaspi dans toutes les cantines du territoire des coteaux.

7 avril : un avenir sans pétrole à la maison citoyenneté nord aux minimes ; conférence de Benoit Thévard.

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«Je veux me servir de l'intelligence des abeilles»

Publié le 14/03/2015 à 07:12

Aurore Avarguès-Weber est chercheuse au centre de recherches sur la cognition animale (CRCA) à

Aurore Avarguès-Weber vient d'être récompensée par la fondation L'Oréal-Unesco pour le programme international Les femmes et la Science 2015. Elle étudie le comportement des abeilles à l'université Toulouse III-Paul Sabatier.

Vous êtes l'unique Française primée par le programme international L'Oréal-Unesco, comment réagissez-vous ?

Je suis étonnée. Le prix national que j'ai reçu en décembre récompensait la transmission, la valorisation de la recherche, je m'y retrouvais. Mais là, le thème retenu est l'amélioration du sort de l'humanité dans les prochaines années… Par rapport à d'autres scientifiques, je me pensais loin de ça ! Ce prix (15 000 €) va me permettre de mener mes recherches plus longtemps de manière plus indépendante.

Peut-on changer le monde avec des abeilles ?

Je ne suis pas dans cette démarche-là. J'essaie plutôt de changer nos idées reçues sur les insectes et sur l'intelligence. Chez l'abeille, l'intelligence n'est pas liée à la taille du cerveau et le cerveau est très utile même pour des petits animaux qui ne vivent pas longtemps. Je leur apprends à compter, peut-être que cet apprentissage n'est pas si complexe. J'y vois des applications possibles pour les systèmes d'intelligence artificielle : quand on programme un algorithme sur un robot, on a les mêmes contraintes d'énergie limitée que chez l'abeille, ça peut donner des pistes.

Quelles sont vos prochaines pistes de recherche ?

Je veux voir comment le cerveau de l'abeille parvient à réaliser ses tâches cognitives. Est-ce qu'elle utilise toutes ses ressources pour traiter les images visuelles, pourquoi est-elle capable d'apprendre à compter sans utiliser cette capacité dans sa vie de tous les jours, pourquoi d'autres insectes n'y arrivent pas ? L'étape cruciale est de pouvoir réaliser mes apprentissages en laboratoire, avec une abeille immobile pour mesurer l'activité de son cerveau. Nous n'en sommes pas encore là. À l'extérieur, dans le rucher, c'est l'abeille qui choisit de venir me voir, motivée par la récompense. Au laboratoire, on prend la première qui vient et les conditions sont plus stressantes pour elle. Nous essayons de créer une réalité virtuelle. Si ça marche, on pourra tester davantage d'individus et en toutes saisons.

Quels retours vous amènent ces prix ?

Plus de médiatisation et une dynamique positive. Mais ça ne change pas ma situation professionnelle : je n'ai toujours pas de poste de chercheur titulaire. Je viens de passer le concours pour entrer au CNRS. C'est ma troisième tentative et ce sera la dernière, j'ai un conjoint, chercheur lui aussi, deux enfants, nous avons décidé d'arrêter les déménagements. La semaine prochaine, pendant la remise du prix, les résultats du concours tomberont… Avoir le prix et pas le poste, ce sera difficile.


À l'honneur à Paris

Aurore Avarguès-Weber recevra son prix le 18 mars à Paris. Le prix L'Oréal-Unesco récompense les travaux d'éminentes scientifiques mais vise aussi à soutenir la carrière de jeunes chercheuses prometteuses. Quinze ont été sélectionnées parmi les bénéficiaires des 236 bourses nationales dans des domaines aussi variés que l'écologie, la médecine, la physique, la biologie de l'évolution.

Recueilli par Emmanuelle Rey

 

L'Europe à la rescousse du desman des Pyrénées

Publié le 14/03/2015 à 06:31

Environnement - Montagne

Le desman des Pyrénées est un petit mammifère très discret qui vit dans nos montagnes. Un nouveau plan d'action vise à protéger cette espèce, unique dans le massif.

Voilà une bestiole vraiment bizarre, une sorte d'ornithorynque des Pyrénées. Le desman ? C'est d'abord une trompe qui lui sert à tout, des poils courts qui forment un duvet étanche, des poils longs, sorte de plumage, des pattes palmées, des yeux minuscules, et une agilité exceptionnelle dans l'eau. Il se nourrit de petits crustacés, de larves, d'insectes…

«C'est comme le dahu ! avoue Frédéric Blanc, coordonnateur technique et scientifique du programme «Life + Desman». La première fois qu'on en voit un, c'est une véritable émotion. C'est une espèce emblématique des Pyrénées…»

Car rien n'est plus discret qu'un desman ! Cette minuscule taupe aquatique n'a été repérée qu'au XIXe siècle par le grand naturaliste Étienne Geoffroy Saint-Hilaire.

Même les «pescofis» avertis qui taquinent la truite dans les montagnes, même les randonneurs acharnés ont pu passer des heures au bord des ruisseaux sans apercevoir ni la queue ni la trompe de ce mammifère furtif. Il faut dire qu'en plus, l'animal est plutôt nocturne : un vrai sauvage !

Vulnérable ou menacé ?

«Depuis 2009, il existe un programme d'action nationale pour le desman, qui se termine actuellement. Le programme Life + desman prend le relais jusqu'en 2019, poursuit Frédéric Blanc. Dans un premier temps, nous avons pu étudier cet animal. À présent, il s'agit de voir ce qui est possible de faire pour sa conservation.»

Le desman pourrait bien passer de la catégorie «vulnérable» à la catégorie «menacée».

L'action va donc consister à surveiller la manière dont l'eau est gérée en montagne, par EDF ou les gestionnaires de barrages, de canaux, de berges…

«Nous allons voir par exemple ce qui se passe en cas de lâchers d'eau, précise Frédéric Blanc. Comment se comportent les desmans avant et après…

On ne sait pas vraiment combien il y a de desmans dans les Pyrénées. Ils ne supportent pas la captivité et meurent ou s'entre-tuent. Aucun naturaliste n'a encore vu de bébés desmans !

Et donc, ce n'est pas demain la veille qu'on verra dans les Pyrénées un défilé de ces taupes modèles.


Sur la piste des crottes !

Comment repérer la présence d'un animal aussi discret ? En retrouvant ses crottes, pardi ! Les scientifiques, professionnels, amateurs, naturalistes, ont donc exploré près de 600 tronçons de 500 mètres de cours d'eau, à la recherche de crottes de desmans, attestant de leur présence. 600 autres tronçons sont en cours d'exploration. Cela a permis de constater qu'il y a désormais moins de desmans à l'ouest du massif Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, et davantage vers l'est : Ariège Aude, Pyrénées-Orientales.

Dominique Delpiroux

 

«Pee Power» : des toilettes qui changent l’urine en électricité

Publié le 12/03/2015 à 11:56, Mis à jour le 12/03/2015 à 12:01

Des scientifiques anglais ont inventé des toilettes révolutionnaires qui permettent de transformer l’urine des utilisateurs en électricité.

L’exploitation des déchets humains franchit une nouvelle étape. A Bristol, des chercheurs de l’université de l’Ouest de l’Angleterre ont mis au point un prototype insolite mais scientifique : un WC dont l’électricité est alimentée par l’urine des personnes l’utilisant !

Un projet viable et écologique

Cette technologie fonctionne grâce à des piles à combustible microbienne capable de produire de l’énergie électrique grâce à l’action de microbes électrogènes. Depuis le 5 mars, les professeurs et étudiants sont mis à contribution dans cette recherche en faisant don de leur pipi, dans cet urinoir placé judicieusement près du bar du campus.

Un système peu onéreux qui pourrait avoir sa place dans les camps de réfugiés améliorant l’hygiène et assurant la sécurité dans ces lieux non éclairés.

Au Ghana, du courant grâce à des tourniquets dans les cours de récréation

Publié le 12/03/2015 à 11:03, Mis à jour le 12/03/2015 à 12:23

La petite île de Pediatorkope, dans le sud-est du Ghana, est une des plus pauvres du pays. Aucune voiture n'y circule et la population vivote en cultivant des moules sur le fleuve Volta.

L'île, qui n'est pas reliée au réseau national de distribution d'électricité, est plongée dans l'obscurité à la nuit tombée. Mais les écoliers peuvent désormais s'éclairer pour étudier le soir grâce... à l'énergie qu'ils ont générée en jouant dans la journée.

Quand les élèves de l'école élémentaire de Pediatorkope font tourner les tourniquets en fer, dans la cour de récréation, une turbine connectée à une batterie permet de recharger des lampes LED.

Ces lampes, dotées d'une autonomie d'une quarantaine d'heures, sont distribuées aux enfants, qui peuvent désormais se réunir en fin d'après-midi pour faire leurs devoirs.

Pour Gerson Kuadegbeku, enseignant dans cette école, cet ingénieux procédé, mis en place par l'ONG américaine Empower Playgrounds, a déjà permis d'améliorer les résultats des élèves.

"Avant, les enfants avaient de mauvais résultats à l'école, mais grâce à ces lampes, le programme est mieux assimilé", reconnaît-il.

Crise énergétique

Le Ghana, deuxième puissance économique d'Afrique de l'Ouest, est paralysé par une crise énergétique sans précédent qui ralentit son activité économique. Parfois, les coupures d'électricité peuvent durer jusqu'à 24 heures.

Le gouvernement, très critiqué pour ne pas avoir réussi à maintenir la croissance économique prometteuse de ce pays qui a commencé à extraire du pétrole en 2010, a signé de nouveaux contrats, récemment, avec des compagnies privées d'électricité. Mais la situation risque de mettre du temps à s'améliorer et, en attendant, la demande de générateurs électriques augmente.

Certaines entreprises ont menacé de quitter le pays, d'autres ont dû licencier à cause de la baisse d'activité.

Le principal parti d'opposition, le Nouveau parti patriotique (NPP), est descendu dans la rue, le mois dernier, pour dénoncer la paralysie des entreprises et réclamer des solutions de la part du président John Dramani Mahama.

"Si, en tant que gérant d'une entreprise, on doit avoir recours à un générateur électrique avant de pouvoir commencer à produire, c'est qu'il y a un vrai problème", s'est indigné le député d'opposition Isaac Osei.

Progrès scolaires

Si la situation est préoccupante à Accra, la capitale, c'est encore pire encore dans les zones rurales. Et dans ces régions pauvres, les enfants, souvent obligés d'aider leurs parents dans leurs tâches agricoles après l'école, sont ensuite empêchés de faire leurs devoirs, à la nuit tombée, par manque de lumière.

Grâce aux tourniquets producteurs d'électricité, les enfants des zones rurales augmentent leurs chances de poursuivre leurs études au-delà de l'école primaire, explique George Thompson, directeur de projet pour Empower Playgrounds.

"Pour l'instant nous sommes présents dans 42 écoles" du Ghana, a-t-il précisé à l'AFP.

"Selon nos études, (ce projet) a vraiment permis à ces enfants de faire des progrès dans leur scolarité", a-t-il ajouté.

"Tout ce que nous attendons de la communauté est qu'elle s'assure que, quand ces enfants ramènent ces lampes à la maison, elles soeint utilisées à bon escient, pour les devoirs".

Forte du succès de ces manèges écologiques, l'ONG a aussi créé une petite unité productrice d'énergie d'origine solaire sur l'île. Les habitants peuvent s'équiper d'une batterie qui leur permet de faire marcher quelques lampes et de recharger leur téléphone à la station pour la somme de 500 cédis (environ 130 euros).

 

De la soupe contre le gaspillage

Publié le 08/03/2015 à 03:50

La soupe du jour «anti-gaspi» au marché samedi matin, un événement hors du commun, a régalé les papilles et réveillé les consciences. Le but de la manœuvre, orchestrée par Lézat Initiatives, était de sensibiliser le public à la lutte anti-gaspillage. Béatrice Magnet, présidente de l'association, raconte cette première : «l'équipe de Lézat Initiatives a préparé et distribué gracieusement une soupe avec des légumes dits «invendables», donnés par Carrefour Market et le vendeur de légumes Carbonel, au marché du samedi matin.

De nombreux badauds de tous âges, alléchés par l'odeur ou informés de l'opération, sont venus la goûter ou en prendre pour la consommer chez eux. Des discussions ont ensuite pris la relève après la lecture de l'article mis à disposition par l'association, relatif aux chiffres du gaspillage alimentaire en France.» L'initiative a été saluée par tous et donnera des idées à la maison.

Ce qui menace les abeilles des Pyrénées

Publié le 16/03/2015 à 08:31

Environnement

À l'occasion de la semaine sans pesticide, les apiculteurs veulent alerter sur la mortalité des abeilles, toujours anormalement élevée et menaçant la production.

C'est l'hécatombe. Depuis une trentaine d'années en France, les populations d'abeilles diminuent dangereusement. Le phénomène touche d'autres pays d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie où des ruchers entiers ont été dévastés en quelques années. Et Midi-Pyrénées ne fait pas exception à la règle où, de la même manière, depuis le milieu des années 1990 la surmortalité est alarmante.

Les spécialistes mettent ces pertes massives sur le compte de l'usage intensif de produits phytosanitaires, les fameux pesticides, qui intoxiquent les abeilles. Avec les nouvelles gammes appelées néonicotinoïdes, les abeilles meurent désormais tout au long de l'année, et plus seulement en hiver comme auparavant.

En cause également, un terrible prédateur, le frelon asiatique. En septembre et octobre, à cette période où les abeilles reconstituent leurs forces pour que la nouvelle colonie puisse passer l'hiver, il fait des ravages.

Les apiculteurs les traquent à coup de pièges pour détruire leurs reines, mais sans pouvoir endiguer la chute de la production de miel.

De plus de 30 000 tonnes dans les années 1990, la production de miel en France est passée en 2014 à 12 000 tonnes, tandis que le nombre de ruches, lui, est resté à peu près identique. La consommation française étant de 40 000 tonnes, ce sont les trois quarts du miel consommé que l'on importe aujourd'hui, notamment de Chine où une part importante de la production est frelatée par un ajout de sucre.

Alors que s'ouvre le 20 mars la dixième édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, le bilan de l'année 2014 ne s'annonce pas vraiment réjouissant pour les apiculteurs.

«Ce qui est sûr c'est que la mortalité n'aura pas baissé», assure Olivier Fernandez, président du Syndicat des Apiculteurs Midi-Pyrénées.

Lorsque les apiculteurs ouvriront leurs ruches à la fin du mois, ils vont faire le décompte macabre de leurs abeilles mortes.

En 2013, le taux de mortalité était de 35 % au niveau national, selon le ministère de l'Agriculture.


Expert : Olivier Fernandez, Président du Syndicat Apiculteurs Midi-Pyrénées

«Avant la montagne était une zone refuge»

Quel est l'état des lieux de la mortalité des abeilles dans la région ? Midi-Pyrénées fait partie des zones les plus touchées, avec 40 à 60 % de mortalité selon les chiffres du ministère. En 2013, la mortalité était très importante en Ariège et dans les Pyrénées-Orientales, avec des taux allant de 60 % à 100 %. On suspecte fortement les traitements appliqués aux moutons avec dans les analyses jusqu'à huit molécules retrouvées chez les abeilles. La tendance depuis environ cinq ans est en effet d'obliger de traiter les ovins contre la fièvre catarrhale. Avant il n'y avait pas de mortalité en montagne, c'était une zone refuge, c'est un peu inquiétant de voir nos montagnes touchées. Le 28 mars, nous avons d'ailleurs décidé d'organiser une opération de dons de ruches pour venir en aide à des apiculteurs à Fabas, en Ariège.

Qu'attendez-vous du gouvernement ?

Le ministère a promis de nous venir en aide, mais la seule chose qu'il a proposée c'est un prêt à taux zéro. C'est très gentil mais il faudrait des aides de calamités agricoles. On a un ministre, Stéphane Le Foll, qui est volontaire mais pas toujours à l'écoute. Et comme le lobby apicole est inexistant par rapport à d'autres filières… On espère que le ministère va nous autoriser à utiliser du dioxyde de soufre pour tuer les nids de frelons asiatiques : ce produit ne pollue pas, alors qu'en revanche, seuls les pesticides sont permis pour lutter contre ce prédateur.

Pourquoi installer des ruches dans les villes ?

C'est pour montrer que les abeilles se portent parfois mieux en ville qu'à la campagne. On installe des ruches en ville pour alerter les citoyens sur les nouvelles gammes de pesticides, qui sont dangereuses. Les entreprises ou les collectivités nous contactent, on établit un partenariat avec eux. et ensuite on assure le suivi.

Recueilli par O. B

 

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