Adoptez un Hérisson

Une grande opération Coteaux 21 pour passer au ZERO PHYTO !

Dimanche, 19 Avril 2015 15:13

Revue Presse du 19 04 2015

Écrit par  BELLIS
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SOMMAIRE

En finir avec le gaspillage alimentaire. 1

«Passion jardins» : les atouts des végétaux broyés 2

Eliane, spécialiste de l'environnement 2

1500 poules à l'adoption pour réduire les déchets 3

Bio Vallée Lauragais mise sur l'économie circulaire. 4

A la Briqueterie Capelle, la terre crue à l'honneur. 5

Des agriculteurs qui sèment sous couvert végétal 5

Tout bio dans 35 ans, ça me paraît possible». 7

Une plate-forme d'aliments à prix réduits contre le gaspillage. 8

Les bienfaits du jardin biologique. 8

Il désherbe et débroussaille sans produits chimiques 9

Plats non finis : bientôt vous les emporterez chez vous 10

Manger des insectes, pas sans risques ?. 10

En finir avec le gaspillage alimentaire

Publié le 15/04/2015 à 08:15

La chasse au gaspi alimentaire est ouverte. Après les agriculteurs et les consommateurs, le viseur se tourne vers les grandes surfaces qui pourraient se voir imposer une «interdiction de jeter».

C'est en tout cas ce que préconise Guillaume Garot, député PS de la Mayenne et ancien ministre chargé de l'agroalimentaire, qui a remis hier un rapport sur le sujet aux ministres de l'Écologie Ségolène Royal et de l'Agriculture Stéphane Le Foll.

Javel interdite

«L'alimentation n'est pas une marchandise comme les autres. Il faut tout faire pour ne plus jeter. C'est un scandale éthique et aussi une question de pouvoir d'achat». Chaque Français jette en moyenne 20 à 30 kg de nourriture par an, soit 12 à 20 milliards d'euros.

Les mesures les plus fortes concernent la grande distribution pour qui le rapport réclame une stricte «interdiction de jeter», en critiquant notamment l'habitude de «javelliser» les denrées jetées pour les rendre impropres à la consommation. M. Garot suggère une meilleure gestion des stocks et «des rayons antigaspillage, proposant des produits proches de la date de péremption, vendus moins cher». Les grandes surfaces devront aussi passer des «conventions» avec les associations pour donner plutôt que jeter.

Et si les denrées ne peuvent plus être consommées par les humains, le rapport propose de créer de nouveaux circuits, vers l'alimentation animale ou la valorisation énergétique à travers la méthanisation.

Une aide fiscale en cas de suproduction agricole

Côté producteurs, dont le taux de gaspillage est «faible» en France, le rapport suggère qu'en cas de surproduction ou d'aléas économiques, le mécanisme déjà appliqué au lait puisse être étendu à tous les produits. Ce mécanisme «permet aux producteurs agricoles de bénéficier de la défiscalisation dans le cadre de l'aide alimentaire», y compris quand le produit est transformé ou conditionné.

«Passion jardins» : les atouts des végétaux broyés

Publié le 15/04/2015 à 03:55

À Verfeil, l'association «Passion jardins» réunit une vingtaine d'amoureux de la nature autour d'une passion commune : le jardinage. «Notre but est de partager ce goût du jardin par des échanges réguliers. Nous organisons par exemple des soirées à thème pour apprendre à soigner les plantes et promouvoir le jardinage au naturel», explique Denis Chauchadis, président. Dans ce cadre, «Passion jardins» propose des solutions alternatives à l'utilisation d'engrais chimiques, notamment par la location d'un broyeur de végétaux. «Cela permet de valoriser les résidus de taille. Cela apporte les nutriments nécessaires à la croissance des plantes et c'est aussi un excellent isolant qui évite la levée des mauvaises herbes», précise Denis Chauchadis.

Plutôt que de porter les branches taillées à la déchetterie, cet appareil électrique les réduits en copeaux que le jardinier peut disperser dans les haies, les potagers, voire dans un compost. Denis Chauchadis souligne : «Avec un broyeur, on n'a plus besoin d'acheter d'engrais ou de paillis». Ce service de location est organisé en partenariat avec l'association Coteaux 21, qui milite pour le développement durable sur le territoire de la communauté de communes les Coteaux Bellevue. «La location du broyeur revient à 20 € la première semaine, dont 10 € de cotisation pour l'association, puis 10 € par semaine supplémentaire», ajoute le président.

Renseignements auprès de Denis Chauchadis : 06 51 78 20 75 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

Eliane, spécialiste de l'environnement

Publié le 15/04/2015 à 03:51

SoEliane Willems est originaire de Toulouse et vit depuis dix ans à Tournefeuille, après un diplôme spécifique, elle vient de s'installer comme consultante RSE (Responsabilité Sociétale et Environnementale). Nous l'avons rencontrée.

La RSE est un domaine très récent, en quoi cela consiste-t-il exactement ?

La responsabilité Sociale et Environnementale est la mesure que vont faire les organisations de l'impact de leurs activités sur l'environnement et la société, au-delà de leurs obligations légales. Je vous donne un exemple, on a vu récemment comment une entreprise agroalimentaire a dû fermer ses postes en six mois parce qu'elle avait perdu ses valeurs essentielles : la confiance. Celle de ses donneurs d'ordres et celle de ses consommateurs. Elle avait triché sur son approvisionnement en ne regardant que le prix, l'avantage immédiat en termes de chiffres d'affaires. Quand ce mensonge s'est su, ça a été une catastrophe pour elle. Elle a raisonné à court terme sans mesurer l'impact de ses choix. A contrario, une autre entreprise, sinistrée par AZF en 2001, a su redémarrer en mettant l'éthique et le développement durable au cœur de ses activités. Aujourd'hui ils sont plus de 100 salariés, ont une croissance à deux chiffres. Ils produisent des aliments naturels pour nourrir le sol. Mais même sans être totalement engagée dans le développement durable, une entreprise peut mettre en œuvre des processus d'amélioration continue, en favorisant un fournisseur qui a une éthique, en faisant des achats responsables, en favorisant l'intégration de salariés handicapés...

De quelle manière agissez-vous ?

J'utilise une méthodologie spécifique pour guider les entreprises sur tous les sujets qui concernent l'impact de leurs activités. Ceci de manière globale ou sur une ou plusieurs problématiques exprimées par la structure. L'objectif est d'intégrer les valeurs éthiques dans leurs objectifs stratégiques. Avec la direction de l'entreprise, je mets en place une stratégie sociétale et environnementale et je les aide à communiquer sur ces valeurs. Tout cela va générer des bénéfices financiers et renforcer la confiance.

Informations : 06 76 31 71 22, Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

1500 poules à l'adoption pour réduire les déchets

Publié le 10/04/2015 à 03:51, Mis à jour le 10/04/2015 à 08:37

Après le succès de l'opération «Adoptez une poule» en septembre, l'agglo lance une deuxième campagne d'adoption. Les inscriptions débutent aujourd'hui.

Les 500 poules promises à l'adoption en septembre dernier avaient trouvé preneur en quelques jours seulement. Si bien qu'à la fin de la période de réservation, 850 demandes étaient en souffrance.

Pour y répondre et permettre à d'autres habitants du Grand Villeneuvois de se doter de «concasseurs sur pattes», la communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois lance une nouvelle campagne de l'opération «Adoptez une poule». À partir d'aujourd'hui 10 avril et jusqu'à la fin du mois, les candidats à l'adoption peuvent s'inscrire auprès des services de l'agglo pour une distribution prévue en mai. 1 500 poules dites de réformes car, provenant comme à l'automne d'un élevage bio, sont proposées. Quelques conditions à respecter comme l'explique Maëlle Glorennec, chargée de mission auprès de la CAGV : «Il faut être résidant sur le territoire de l'agglomération et signer une charte dans laquelle les adoptants s'engagent à disposer d'assez de terrain enherbé pour parquer les poules et à les garder au moins deux ans.» Chaque foyer candidat pourra adopter jusqu'à quatre poules maximum.

But de l'opération : «Réduire le volume des déchets ménagers», poursuit Maëlle. «Une poule consomme environ 150 kg de bio déchets ménagers par an soit environ 20 % des déchets produits par un habitant par an. Tout ce qu'on donne aux poules n'est pas jeté dans les sacs noirs et ne finira donc pas enfoui inutilement. D'autant que les excréments de poules sont un très bon apport pour le compost.» Et sans compter qu'une poule, en plus de «désherber» le jardin où on la laisse gambader, de manger les déchets, pond des œufs. Bref, que des avantages.

Les poules sont à réserver jusqu'au 30 avril sur www.grand-villeneuvois.fr ou auprès des animateurs de tri de la CAGV au 05 53 41 01 77.


Bernard, Louise, Inès et les autres

C'est la voisine de Bernard Escala, retraité vivant à la résidence Tonkin, au Cafi à Sainte-Livrade, qui lui a parlé de l'opération l'an dernier : «Au cours de ma carrière à l'Equipement, j'ai travaillé sur les notions de développement durable et d'économies. Réduire ses déchets en adoptant des poules, j'ai tout de suite été intéressé mais j'avais un problème d'espace.» Problème résolu grâce à une voisine qui accepte bien volontiers de lui prêter quelques dizaines de mètres carrés de son jardin : «On a adopté 4 poules chacun. Je vais les voir matin et soir, je les soigne, leur donne à manger, veille à ce qu'elles aient assez d'eau et propre. On leur a donné des prénoms de gens de notre entourage : Louise, Inès, Chantal… Je m'occupe aussi du jardin de ma voisine. Bref ça m'oblige à sortir, je suis ravi.» Bernard fait même participer le voisinage à l'opération ! «J'ai installé un point de collecte devant chez moi où mes voisins viennent déposer des épluchures de légumes, des restes de repas, du pain sec.» Une manière de nouer du lien social. Quant aux poules, un peu déplumées lors de l'adoption elles se sont refait une santé : «Pour les enfants du quartier ou les petits-enfants, c'est un peu l'attraction. Je ne regrette pas une seule seconde.»

Jérôme Schrepf

Bio Vallée Lauragais mise sur l'économie circulaire

Publié le 07/04/2015 à 08:10

Le cluster d'entreprises Bio Vallée Lauragais rassemble des acteurs économiques autourdes produits naturels mais entend aussi instaurer des relations durables entre eux.

La Bio Vallée Lauragais, «cluster», réunissant une trentaine d'entreprises travaillant dans le bio et les produits naturels, mise sur l'économie circulaire pour répondre aux enjeux majeurs de développement durable et de transition énergétique. Après deux rencontres internationales autour de ce thème, la structure fondée par le sénateur maire de Revel, Alain Chatillon, veut passer des paroles aux actes en créant une véritable synergie entre les entreprises et ainsi, faire en sorte que les déchets des uns servent de matière première aux autres.

Des exemples de ces coordinations sont déjà en place sur le territoire revélois. On pense par exemple à la gestion de la production de soja bio pour Nutrition et Nature. Ou encore celui de la plateforme de recyclage et valorisation des déchets, Cler-Verts, à Bélesta-Lauragais, qui récupère les déchets verts ou alimentaires pour en faire du compost pour l'agriculture. Plus récemment, un projet de centrale de séchage regroupe une dizaine d'agriculteurs pour le séchage de luzerne. La centrale pouvant être utilisée hors période de production pour fabriquer des granulés de compost bio ou de sciure. «Il reste bien évidemment du chemin à parcourir pour déployer l'ensemble des synergies et des opportunités que trace le projet territorial de Bio Vallée Lauragais», soulignait Alain Chatillon lors d'une réunion des acteurs locaux du développement durable afin de faire émerger des collaborations. Une réunion au cours de laquelle intervenait le Professeur Jan Jonker, de l'Université de Nimègue (Pays-Bas), spécialiste du développement durable et titulaire de la Chaire d'Excellence Midi Pyrénées hébergée dans les locaux de la Toulouse Business School. «L'enjeu du futur, c'est de connecter ce qui existe déjà pour en faire des réseaux économiquement viables dans une organisation qui deviendra de plus en plus collaborative», expliquait-il. Bio Vallée Lauragais n'a pas perdu de temps pour mettre en place la synergie entre les entreprises dans le cadre de l'économie circulaire. Elle assure les fonctions d'organisme référent et de coordination pour les sous projets collaboratifs interentreprises.

L'ingénierie globale est assurée par le bureau d'études en ingénierie écologique TerrOiko, qui peut également avoir un rôle d'assistance technique pour l'adaptation des entreprises ou des systèmes économiques au développement durable. La plateforme de Bélesta-en-Lauragais, Agro Activités, sera le dispositif pilote pour l'exploitation des synergies des mécanismes d'éco-circularité destinés à développer des modèles économiques dédiés à la préservation de la diversité biologique, la lutte contre le changement climatique, la gestion des déchets-coproduit… Le site de Cler-Verts héberge déjà deux équipes de recherche de l'Institut des sciences appliquées (INS) et de l'Ecole nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques (ENSIACET), de Toulouse.

Contact Bio Vallée Lauragais : mairie de Revel, service développement économique : 05 62 18 71 40.

E.G

 

A la Briqueterie Capelle, la terre crue à l'honneur

Publié le 05/04/2015 à 03:50, Mis à jour le 05/04/2015 à 10:14

La terre crue, sans doute le matériau de construction le plus vieux du monde, fait son retour. Longtemps délaissée, ses nombreuses qualités la remettent au goût dujour.

La rencontre organisée, il y a peu, à la briqueterie Capelle de Grépiac par le collectif «Atouterre» a réuni des professionnels intéressés par la terre crue. Ce collectif de la région Midi-Pyrénées, est né en 2013 de la volonté de plusieurs professionnels de promouvoir les métiers de la terre crue tant dans la construction neuve que dans la restauration respectueuse du patrimoine. «La pertinence du matériau terre crue est replacée dans une vision globale de l'architecture et de l'habitat écologique, indissociable des autres matériaux premiers bio et géo-sourcés tel le bois, les fibres végétales, la pierre, le sable…» indique Isabelle Moisand du conseil collégial d'Atouterre.

Le groupe était accueilli par Bernard Capelle, propriétaire associé, adhérent au collectif et ce jour-là, guide.

Cet intérêt pour la terre crue a été partagé par des maîtres d'ouvrage, concepteurs, batisseurs, enduiseurs, décorateurs, fabricants et fournisseurs de matériaux et d'outillages mais aussi des formateurs, enseignants, ingénieurs, techniciens , chercheurs…

Michaël Terris de NHS (Nature habitat scop), a lui aussi (Voir notre encadré) un parcours particulier puisque d'animateur il est devenu maçon : «Ce que l'on apprend ici, on ne l'apprend pas à l'école. Ce circuit de la terre crue est très court et écolo à 100 %. Cette rencontre est très intéressante» Soulignait-il.

Tous sont venus à la briqueterie, berceau de la terre crue, pour participer à une visite bien entendu des lieux mais aussi à des démonstrations de dressage d'enduits. «Depuis plusieurs années, grâce à ces qualités écologiques et hygrothermiques, la terre crue fait l'objet d'un regain d'intérêt et d'une réactualisation de la part de plusieurs praticiens en réponse aux nouveaux défis liés à la construction durable» indique aussi le collectif Atouterre.

Le clou de la visite a été la démonstration de montage de poële de masse par Cyril Monté et Benoit Dérot de la société Terra kit à Colomiers. Ce poêle à accumulation en terre crue a été développé il y a 5 ans et est en plein essor. Monté en une demie-heure, il a suscité l'intérêt de tous les participants.


De la danse à l'enduit

Caroline Marc, ancienne danseuse habite à Caylus dans le Tarn et Garonne. Elle participait avec d'autres professionnels à la rencontre à la briqueterie Capelle. Sa reconversion est aussi imprévible qu'originale. Elle est apprentie enduiseuse avec des matériaux naturels.»Je travaille l'argile sans adjuvant.J'en suis en début d'activité et suis actuellement une formation à Albi. J'étais danseuse à la base puis j'ai décidé de vivre à la campagne et de participer aux constructions,en pensant au bien-être des gens que je connais. J'ai eu un CAP de charpentier et j'ai découvert la terre cuite et crue qui correspond plus à ce que je souhaite faire.On ne peut pas tout faire sans chimie synthétique mais avec la terre crue comme avec la paille, on l'utilise le moins possible c'est ce qui la rend, à mes yeux, plus attractive».

Nathalie Sié

Des agriculteurs qui sèment sous couvert végétal

Publié le 18/04/2015 à 03:49, Mis à jour le 18/04/2015 à 07:45

Alain Aurensan est un machiniste qui a du génie. Il vient d'inventer un système de semoir qui n'abîme pas la terre et qui peut se pratiquer sous couvert végétal. Démonstration à Ansan chez Jean-Christophe Bady, fervent partisan de l'agroforesterie.

«La nature nous guide, il faut juste prendre le temps de la regarder !» Jean-Christophe Bady sait de quoi il parle. Cet agriculteur d'Ansan est un véritable polyglotte des cultures. Son exploitation bio de 130 hectares à grande dominante céréalière a été choisie pour accueillir une journée de découverte et d'échanges de pratiques dans le cadre du projet d'agroforesterie «Agr'eau». Non, sur le papier, ce n'est rien de compliqué : il s'agit de couvrir ses sols en permanence avec de la biomasse (trèfle, orge, féverole, phacélie) pour limiter l'apport d'irrigation et de nitrants. La porosité augmente, le sol stocke l'eau et la fertilité peut être décuplée. «La nature s'auto-suffit : plus le sol est couvert, mieux il se porte», analyse Jean-Christophe Bady.

Hier matin, c'est la technique du semis direct sous couverture végétale qui a été passée à la loupe des 70 personnes qui avaient fait le déplacement à l'invitation de l'Association française d'agroforesterie et d'Arbres & Paysages 32. Dans l'assemblée, on pouvait rencontrer aussi bien des étudiants que les représentants de différentes chambres d'agriculture ou de l'Agence de l'eau. Et bien sûr, de nombreux agriculteurs. Tous venus découvrir ce nouveau «joujou» de semoir capable d'inséminer des graines sans abîmer la terre.

Un principe innovant

En clair : contrairement aux machines traditionnelles, celui-ci bénéficie d'une pression beaucoup plus faible (100 kg contre 350) qui soulève doucement le sol pour venir déposer les semences. Et celui qui en parle le mieux est encore son inventeur en la personne d'Alain Aurensan, ancien garagiste devenu un machiniste précurseur. «Grâce à un principe de disques inclinés, la terre est juste soulevée sans agression et on peut planter de tout. L'intérêt de le faire sous couvert, c'est justement de limiter l'apport d'engrais puisque la biodiversité continue de jouer son rôle et d'augmenter ainsi la fertilité.»

Plus que bons puisqu'Alain Aurensan, implanté à Sarragachies, a embauché depuis deux ans «cinq ou six personnes» pour mener à bien ce projet entamé il y a deux ans déjà. «Au début, c'était des bouts de tôle puis au fur et à mesure, le concept s'est affiné.» Tellement bien qu'il a déposé un brevet et qu'il envisage peut-être de s'agrandir. Alain Canet, président de l'Association française d'agroforesterie et d'Arbres & Paysages 32, évoque même «une première européenne». Et encore une fois, il n'a pas fait grand-chose. «On part du vécu des professionnels», souffle-t-il.

Qui ont forcément besoin de son soutien et de celui d'institutionnels comme l'Agence de l'eau. «La bataille de l'eau se gagnera au mètre carré et non pas au linéaire, explique Laurent Réné, coordonnateur territorial. Avoir une constance dans la couverture des sols ne peut être que positive. Et même d'un point de vue économique, on ne peut qu'encourager ce genre de pratiques.» «C'est un cercle vertueux», affirme Jean-Christophe Bady.


Le projet Agr'Eau avance

Depuis quelques mois, le projet Agr'eau vise à fédérer les initiatives des agriculteurs du bassin Adour-Garonne qui s'emploient à une meilleure gestion des sols s'agissant surtout de l'irrigation (voire notre édition du 24 janvier 2015). Ce dispositif porté par l'Association française d'agroforesterie et Arbres & Paysages 32 bénéficie du soutien de la fondation «Good planet» de Yan Arthus-Bertrand rassemble aujourd'hui 25 départements où les fermes pilotes ne cessent de fleurir. «On est malin en fait ! On ne fait pas grand-chose : on reprend juste les idées des agriculteurs !», lance Alain Canet.

Des nouveaux modes de gestion des sols qui prennent tout leur sens quand on sait que 20 % de l'eau part dans le ruissellement et que 50 % de la photosynthèse n'est pas menée à bien dans des exploitations traditionnelles. «Il ne s'agit pas de culpabiliser qui que ce soit mais bien de montrer que l'on peut faire autant, voire mieux, avec du génie végétal», souffle le spécialiste. En l'état, il n'y a pas encore de recul analytique mais l'Agence de l'eau a lancé un dispositif d'analyse qui doit évaluer d'ici 3 à 5 ans le comportement de ces cultures sous couvert végétal. D'ici là, le débat sur «l'or bleu» continue d'être abreuvé.


Pierre Guichanné : «Alimenter le débat sur l'eau»

Suite à l'article sur les restrictions d'eau au Houga paru dans notre édition du 14 avril, l'ex-maire de la commune Pierre Guichanné a souhaité apporter quelques éclairages sur ce débat complexe et ancien. «Il faut que la préfecture cesse de pointer du doigt les petites communes», explique l'édile retraité. «Le problème de l'eau au Houga ne date pas d'hier. Cela fait des années que nous cherchons une solution». Et d'énumérer les réunions, les études de faisabilité, les devis réalisés. Preuves que la municipalité prenait le problème à bras-le-corps. L'option la plus sérieuse dirigeait vers un raccordement au syndicat Intercommunal d'Adduction d'Eau Potable d'Estang. Solution qui permettait de conserver une tarification raisonnable à 1€/m3 (contre 0,85€ actuellement). Cependant, des divergences politiques n'ont pas permis ce rapprochement. «C'est là, que l'État aurait dû intervenir et nous aider», poursuit M. Guichanné. Par ailleurs, il met en exergue le coût exorbitant des travaux de raccordement estimés entre 3 et 4 millions d'€ pour créer les 11km de canalisation. Une somme difficile à assumer pour une commune de 1 200 habitants...

BR

Tout bio dans 35 ans, ça me paraît possible»

Publié le 14/04/2015 à 03:56, Mis à jour le 14/04/2015 à 08:02

Invité par Cégaïa, Marc Dufumier, ingénieur agronome a offert une magistrale démonstration des solutions de bon sens face à l'agriculture productiviste. À l'échelle mondiale, nous serons plus de 9 milliards d'habitants en 2050, la demande alimentaire va plus que doubler or les rendements agricoles stagnent. «Les limites sont atteintes, les politiques imposées coûtent très cher à la collectivité. Il est urgent d'appliquer le principe de précaution et de mettre fin à la compétitivité au moindre coût. Nous devons opérer un virage à 180° face à une alimentation de qualité appauvrie et aux inquiétudes croissantes de l'usage des pesticides et perturbateurs endocriniens, particulièrement dangereux pour les enfants. On observe déjà une forte conversion en bio des viticulteurs fortement touchés par les traitements de la vigne.» L'agro-écologie propose des solutions alternatives tenant compte de tous les paramètres : plantes, sols, troupeaux, produits... Utilisation des ressources naturelles telles le soleil, énergie inépuisable et gratuite, l'azote de l'air etc. Un des problèmes récurrents est la séparation entre l'agriculture et l'élevage. «Il faut remettre les animaux sur la paille afin de produire l'engrais naturel qu'est le fumier, développer la biodiversité, replanter des haies. La rotation des cultures est nécessaire ainsi qu'une couverture végétale totale et permanente contre le ruissellement des eaux qui entraîne des contaminations dans les nappes phréatiques. Supprimer le labour source d'érosion des sols avec disparition de la couche d'humus qui retient l'eau. Avis aux jardiniers également. Laisser vivre les vers de terre, les coccinelles détruisent les pucerons évitant l'utilisation de produits dangereux devenus résistants. Les insecticides néonicotinoïdes fragilisent les colonies d'abeille, pollinisatrices de la plupart des espèces végétales, qui diminuent drastiquement». Des politiques porteuses d'emploi qui enraieront l'exode rural si elles offrent des revenus décents. Jérôme Rivière de l'association Sol et Eau conclut ainsi : «On se donne 20 ans pour devenir agriculteur dépollueur, c'est vital.»

Contact : 0 563 761 867 - www.cegaia.org/

FEM.

Une plate-forme d'aliments à prix réduits contre le gaspillage

Publié le 10/04/2015 à 16:59

(AFP) - Légumes "moches" ou yaourts à date limite, des aliments promis aux déchets peuvent être offerts ou vendus en ligne à prix réduits au profit d'associations, grâce à une plateforme européenne qui entend réduire le gaspillage alimentaire.

Foodwe.fr, initiative lancée à l'origine en Belgique, démarre vendredi en trois langues chez ses voisins, en France, Pays-Bas, Angleterre, Irlande et Ecosse et propose aux producteurs et distributeurs d'effectuer des dons alimentaires ou des ventes à 60% maximum du prix public, au profit d'organismes caritatifs.

Il s'agit, explique Foodwe (pour Food Waste Evasion, "éviter le gaspillage alimentaire"), "d'aliments consommables mais ne rencontrant pas ou plus la demande" qui seront ainsi valorisés et non plus jetés, alors que 89 millions de tonnes d'aliments sont perdus chaque année dans l'Union européenne.

"L'ambition est de parvenir à réduire ce gaspillage d'un million de tonnes dans l'UE" indique à l'AFP l'initiateur du projet, Olivier Neufkens, entrepreneur belge de 45 ans.

L'entreprise a convaincu quelque 150 partenaires dont une vingtaine de producteurs en Belgique, où elle a été lancée en deux temps depuis septembre dernier, en français et en flamand.

Olivier Neufkens cite "un producteur de poulets bio qui jetait entre 150 et 250 kilos d'ailes de poulet faute de demande. Maintenant il valorise ses produits en les vendant à moitié prix". Le producteur livre gratuitement les associations lors de ses parcours de livraison.

"Mais nous avons aussi un importateur de chocolat" poursuit-il.

Chaque professionnel décide du prix de vente et d'intégrer ou non la livraison. Il peut s'agir d'industriels de l'agroalimentaire qui connaissent jusqu'à 50% de pertes pour non conformité, comme de producteurs de produits de fruits et légumes (jusqu'à 30% de pertes) ou de produits laitiers (20% de pertes dans le camembert, assure M. Neufkens).

Qu'ils assurent la livraison lors de leurs tournées est un énorme avantage pour les banques alimentaires ou autres Restos du Cœur qui éprouvent souvent des difficultés de transports, surtout pour les produits frais comme la viande, ajoute-t-il.

Lancé par un groupe d'amis, Foodwe garde un statut d'association sans but lucratif et repose sur le financement des particuliers (via la plateforme participative KissKissBankBank notamment).

"Notre logique est de trouver les acteurs locaux et de jouer les facilitateurs" anti-gaspi, résume Olivier Neufkens qui espère s'étendre à d'autres langues et d'autres pays.

RelaxNews

 

Les bienfaits du jardin biologique

Publié le 10/04/2015 à 03:53 Dédicaces

Jardiner c'est bien, mais si l'on peut donner envie de jardiner bio c'est mieux ! C'est dans cet esprit que Gérard Freyssenge, un papy apiculteur et jardinier amateur, a écrit le livre jeunesse «Jardinons bien, jardinons bio !» et illustré par Fred Médrano. Pour ouvrir les yeux des enfants et rouvrir ceux des grands, le jardin est le lieu idéal où l'on peut écouter les oiseaux, sentir les fleurs, goûter les fruits et toucher la terre. Dès le plus jeune âge, c'est au jardin que s'éveillent tous les sens et que la biodiversité devient réalité.

Ce livre conçu par deux amoureux de la nature, est l'occasion de découvrir les techniques de base du jardinage bio mais aussi tout simplement de montrer aux enfants d'où viennent les légumes de leur assiette et comment on les cultive. C'est aussi un moyen de favoriser leur épanouissement individuel, en leur donnant de l'autonomie et des responsabilités dans leur jardinet biologique.

Lancement en avant-première demain samedi 11 avril de 15 h 00 à 19 h 00 dans le magasin Biocoop 2 rue d'Ariane à L'Union. Pot amical à 18 heures Contacts : Gérard Freyssenge 06 72 65 22 10 Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. www.facebook.com/g.freyssenge

 

Il désherbe et débroussaille sans produits chimiques

Publié le 16/04/2015 à 03:50, Mis à jour le 16/04/2015 à 08:16

Avec l'arrivée des beaux jours, les herbes poussent et s'en débarrasser devient pour certains un casse-tête. Plutôt que de privilégier les désherbants, le professionnel Thierry Bou préconise d'autres voies.

Les espaces verts, c'est son domaine à Thierry Bou. Que cela soit pour intervenir chez des particuliers, des résidences ou pour des collectivités, lorsque l'herbe gagne du terrain, il sait que son téléphone va claironner à tout va. Pas le temps de regarder pousser les fleurs, fussent-elles de pissenlits. Sa «main verte» en action, avec l'aide de son épouse, il se démultiplie. Mais qui dit grosse demande, n'implique pas agir à contre-courant de la nature et de l'environnement. Désherbants et débroussaillants genre «Glyphosate», principal ingrédient entrant dans la composition du Roundup de Monsanto - reconnu comme cancérigène probable pour l'homme par le centre international de recherche sur le cancer-, très peu pour lui. «D'autant qu'on retrouve sa molécule huit ans après dans le sol.»

Il mentionne aussi, les parcs et jardins où les enfants s'amusent et où ces derniers en touchant feuilles et fleurs arrosées précédemment, risquent de subir des effets secondaires. «C'est aussi très dangereux et cela peut être fatal pour les petits chiens et les petits chats qui au printemps avalent de l'herbe pour se purger…»

Racler les racines

«Avec le désherbant en séchant la plante devient marron ce qui n'est pas plus esthétique que la couleur verte et en plus ça pollue», tranche-t-il. Armé de sa débroussailleuse, lui racle les racines en profondeur : «cela tient un mois et l'herbe ne repousse pas plus vite qu'en utilisant le désherbant.»

Parmi ses petits secrets, Thierry mentionne le vinaigre blanc de synthèse à 80 % ou encore le sel fin «qu'il faut utiliser abondamment le matin avec la rosée, moment où la plante l'absorbe le mieux.» Cette dernière recette serait idéale pour les cours ou les plages de piscine car lorsque le sol est saturé de sel, l'herbe ne repousse pas. Reste, comme il l'explique, que dans tous les cas, lorsqu'on veut se débarrasser des herbes dites «mauvaises» : «il faut s'y tenir, et arroser le sol avec du désherbant n'est finalement pas plus reposant que de le faire d'une manière moins polluante…»

J.-P.C.

 

Plats non finis : bientôt vous les emporterez chez vous

Publié le 08/04/2015 à 03:54, Mis à jour le 08/04/2015 à 08:00

Seriez-vous prêts à emporter chez vous les restes de votre repas au restaurant ? Si la pratique est très répandue dans les pays anglo-saxons avec le «Doggybag», elle n'est pas encore rentrée dans les coutumes en France. Clients comme restaurateurs ne prennent pas l'initiative, l'Union des Métiers et des Industries Hôtelières de la Haute-Garonne (UMIH) a donc pris les devants. Elle a signé un accord avec la start-up TakeAway qui fabrique des petites boîtes cartonnées micro-ondables dans lesquelles on mettrait les restes du repas, s'il y en a… L'UMIH a décidé de faire le test du 9 avril au 31 décembre prochain dans 15 restaurants toulousains volontaires, en priorité chez les maîtres restaurateurs qui respectent une charte de qualité. Guy Pressenda, président régional de l'UMIH explique que «l'idée est intéressante pour les restaurateurs qui servent des plats comme de la côte de bœuf, du cassoulet, de la choucroute… Mais quand il s'agit d'une assiette minimaliste avec du décor, il n'y a pas beaucoup de reste». Les restaurateurs sélectionnés vont jouer le jeu mais les clients vont-ils accepter la pratique ? «Il faut réaliser un travail en amont chez les restaurateurs pour inciter le personnel en salle à proposer aux clients d'emporter les restes et signaler quelque part dans le restaurant que c'est possible» souligne Guy Pressenda.

Bruno Barthe, chef de cuisine et gérant du restaurant «Les salles gosses», rue de l'industrie à Toulouse, trouve que «c'est une bonne idée, il arrive que des gens me demandent de repartir avec leur repas, je mets ce que je peux dans du papier aluminium mais pour les plats en sauce ou la soupe ce n'est pas possible.» Ce maître restaurateur a une cuisine variée avec des produits frais et de saison, «Je fais des assiettes copieuses avec des produits plutôt onéreux, c'est bête de le donner à la poubelle. Souvent les clients aiment finir sur une note sucrée avec un dessert mais ont les yeux plus gros que le ventre, ils peuvent alors repartir avec et c'est tant mieux».

Si le nom «Doggybag» ne plaît pas au président de l'UMIH Guy Pressenda, l'initiative est quant à elle très intéressante pour lutter contre le gaspillage. Cette petite boîte à emporter a été renommée «Gourmet bag» à Lyon, qu'en sera-t-il pour Toulouse ? Peu importe tant qu'elle ne tombe pas dans l'oubli au bout de 15 jours et que les clients se l'approprient.

Jordan Rey

 

Manger des insectes, pas sans risques ?

Publié le 10/04/2015 à 14:05, Mis à jour

Grillons, sauterelles ou encore vers et chenilles. Aussi répugnant que cela puisse paraître à beaucoup en Europe, consommer des insectes n’a rien de surprenant sur la plupart des continents. L’entomophagie est d’ailleurs une pratique très répandue en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Crus, frits ou parfois même vivants ( !), ces animaux font office de protéines dans l’alimentation de certaines cultures. La FAO estime que face aux besoins nutritionnels grandissants de l’humanité, l’élevage et la consommation des insectes est une solution à développer. En France, l’ANSES émet quelques réserves et des recommandations dans un avis publié ce jour.

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) estime que « les insectes complètent les régimes alimentaires d’environ deux milliards de personnes » dans le monde. C’est pourquoi elle s’est prononcée en faveur du développement de l’élevage de ces animaux à grand échelle pour répondre aux inquiétudes croissantes sur la sécurité alimentaire et l’approvisionnement en protéines.

C’est justement dans la perspective d’un possible développement de ces produits en Europe ou en France que l’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) a mené un état des lieux des connaissances scientifiques sur le sujet. Notamment concernant les risques sanitaires éventuels liés à la consommation d’insectes et produits d’insectes, à la fois en alimentation animale et humaine.

Risques sanitaires et réglementations

« Comme tous les aliments, les insectes peuvent véhiculer certains dangers liés à leur consommation », rappelle l’ANSES. Ces risques sont principalement liés :

  • « à des substances chimiques (venins, facteurs antinutritionnels, médicaments vétérinaires utilisés dans les élevages d’insectes, pesticides ou polluants organiques présents dans l’environnement ou l’alimentation des insectes, etc.) ;
  • à des agents physiques (parties dures de l’insecte comme le dard, le rostre, etc.) ;
  • à des allergènes communs à l’ensemble des arthropodes (acariens, crustacés, mollusques, etc.) ;
  • à des parasites, des virus, des bactéries et leurs toxines ou encore des champignons ;
  • aux conditions d’élevage et de production, pour lesquelles il conviendrait de définir un encadrement spécifique permettant de garantir la maîtrise des risques sanitaires. »

Dans ce contexte, l’Agence conseille d’établir « au niveau communautaire des listes des différentes espèces pouvant être consommées et de définir un encadrement spécifique des conditions d’élevage et de production des insectes et de leurs produits ». Par ailleurs, elle recommande la prudence aux consommateurs présentant des prédispositions aux allergies.

DestinationSante

 

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