Adoptez un Hérisson

Une grande opération Coteaux 21 pour passer au ZERO PHYTO !

Jeudi, 23 Juillet 2015 12:54

Revue Presse du 22 07 2015

Écrit par  BELLIS
Évaluez cet article
(0 votes)

SOMMAIRE

6 solutions transports pour les noctambules 1

Des centaines de Toulousains mettent cap au sud en covoiturage. 2

Climat: "percée" dans les discussions en vue de la COP 21. 3

Le recyclage, un geste qui fonctionne. 4

L'insupportable coût de la pollution de l'air. 5

Adieu maïs, bonjour blé, tournesol et soja. 5

Le mouvement «La Vache verte» est en marche. 6

Écologie : une convention signée avec l'État 7

Un parcours nature pour redécouvrir Ginestous 7

Pomiculture : ces pesticides qui dérangent 8

Le Parlement a définitivement adopté la loi sur la transition énergétique. 10

Gaspillage alimentaire : quelles solutions concrètes ?. 11

La clinique Pasteur fait la chasse aux perturbateurs endocriniens 12


6 solutions transports pour les noctambules

Publié le 13/07/2015 à 07:52

Le métro

Il circule de 5h15 à 1h30 en semaine, jusqu'à 3 heures le vendredi et le samedi. Son prix pour l'usager est attractif (1,60 €, et 10 € par mois pour les moins de 25 ans).

Il manque forcément de flexibilité, et il faut l'associer avec un autre moyen de transport (vélo, bus, marche) pour rentrer chez soi. Les usagers de la nuit réclament l'extension à 3 heures du matin au jeudi soir.

Le noctambus

Au départ de la Médiathèque, il ramène les jeunes fêtards vers les principales cités universitaires. Des départs de 1 heure à 4 heures du matin. Son tarif est attractif. Il accueille 1000 personnes chaque week-end. Un agent de sécurité accompagne le chauffeur.

Il n'y a qu'une seule ligne, et elle ne fonctionne que les jeudis, depuis l'ouverture du métro jusqu'à 3 heures les vendredis et samedi, en novembre 2014.

Le taxi

Il permet à ses usagers d'être embarqué à un endroit souhaité, et d'être ramené jusqu'à son domicile en toute sécurité, par des professionnels qualifiés dans des véhicules contrôlés. Le prix est souvent un frein, surtout pour la population étudiante. Il faut compter 20-25€ pour un trajet Wilson-quartiers périphériques ou proche banlieue. Certaines nuits, le nombre de taxis en circulation ne suffit pas à contenter la demande.

VéloToulouse

Il y a plus de 250 stations disséminées dans tout Toulouse, et même dans les quartiers périphériques depuis début 2014. Les "Vélouse" sont disponibles 24h/24 pour un coût dérisoire (20€/an).

Les usagers se plaignent de plus en plus de ne pas avoir suffisamment de vélos à disposition dans les quartiers de fête. Un moyen de transport qui peut être dangereux la nuit.

Uber et les VTC

Le coût du service UberPop (illégal et suspendu) était compétitif, et l'application de géolocalisation permettait d'avoir une voiture à disposition en 5 minutes. Les VTC sont intéressants si partagés à plusieurs.

UberPop est illégal et ne garantissait par un niveau de sécurité (conducteur et véhicule) comparable à celui des taxis.

Covoiturage / Autopartage

L'auto-partage Citiz, 40 véhicules à Toulouse, est disponible dans tous les lieux festifs du centre-ville. Les tarifs sont intéressants quand on prend un abonnement et qu'on est un utilisateur régulier.

Il faut ramener la voiture à la borne où on l'a empruntée. Et il faut un capitaine de soirée sobre pour ramener tout le monde.

Des centaines de Toulousains mettent cap au sud en covoiturage

Publié le 03/07/2015 à 03:49, Mis à jour le 03/07/2015 à 08:17

Près de 1500 départs aujourd'hui de Toulouse sur le site de BlaBlaCar. Pour ce premier week-end de juillet, les Toulousains plébiscitent cinq villes du Sud.

Montpellier, Bordeaux, Carcassonne, Pau et Narbonne. Ce sont les cinq destinations les plus demandées ou proposées ce week-end au départ de Toulouse sur le site BlaBlaCar. Des villes du Sud qui mènent vers la mer, les Pyrénées, l'océan… c'est les vacances ! Le prix moyen demandé pour un Toulouse-Montpellier ou un Toulouse-Bordeaux est de 15 €, 11 € pour un trajet vers Pau, 10 € pour Narbonne, 6 € pour Carcassonne. Bien moins cher que le train. BlaBlaCar constate d'ailleurs une hausse d'activité moyenne de 40 % pendant les vacances d'été et s'attend à un pic de fréquentation ce premier week-end de juillet. La plateforme marchande comptabilise près de 1 500 départs de Toulouse ce vendredi.

Béatrice : «un peu d'appréhension au début

Quentin, 23 ans, doctorant à Météo France, est un «ambassadeur» BlaBlaCar, fidèle depuis 2 ans et affichant 23 très bons commentaires. Son annonce «voyage dans la bonne humeur», au départ de la station La Vache vers la gare Saint-Jean affiche complet même si elle était en concurrence avec 315 autres propositions vers Bordeaux aujourd'hui. «Je ne cherche pas à faire du bénèf', indique le jeune homme, je fais ça surtout pour rendre service et désengorger les autoroutes françaises. Tout seul, le voyage me reviendrait 35 ou 40 €, en prenant des passagers, je rentabilise». Quentin voyage souvent et aime le contact. «Je trouve ce système génial pour rencontrer des gens, dit-il, ça fait passer le temps».

Béatrice, 59 ans, part elle aussi aujourd'hui avec BlaBlaCar. Elle a réservé un siège, 14 €, pour Perpignan. «Je rentre chez moi, mon mari me récupère au péage, dit-elle. Je fais souvent ce trajet avec Blabla, la plupart du temps comme passagère, car je viens garder ma petite fille à Toulouse et je laisse la voiture à mon mari. J'aime bien partir avec des femmes, mais j'ai fait aussi des voyages sympas avec des messieurs. Le type de voiture m'importe peu, je recherche un horaire qui me convient. Au début, avoue Béatrice, j'avais un peu d'appréhension, mais très vite je me suis familiarisée avec le covoiturage. Ce n'est pas trop cher et on rencontre plein de gens, on passe un moment agréable. Je n'ai jamais eu de mauvaise surprise». En tant que passagère, Béatrice a aussi de bons retours. «Très agréable et qui donne de bons conseils !» écrit Joëlle le 30 juin à son sujet. Sur la plateforme les notes et commentaires font partie du jeu.

Comme Quentin ou Béatrice, de plus en plus de gens, toutes générations confondues, utilisent le covoiturage pour voyager à moindre frais. D'après une étude récente d'Ipsos, plus d'un quart des 18-34 ans envisagent d'ailleurs d'opter pour le covoiturage cet été. Face à cette concurrence grandissante avec le train, la SNCF a investi dans un autre site de covoiturage, idevroom.com, et propose cette alternative économique, conviviale et écologique à ses propres clients.


Le phénomène BlaBla

Le leader européen du covoiturage est Français, avec 20 millions de membres dans 19 pays. BlaBlaCar a été fondé en 2006 sous le nom de covoiturage.fr par Frédéric Mazzella, 38 ans. Au départ la plateforme était gratuite, elle est devenue payante depuis 2011, de l'ordre de 20 % du prix du covoiturage reversé au site, et a changé de nom en 2013. BlaBlaCar est une PME indépendante (contrairement à une rumeur, la SNCF n'y a pas de parts) qui emploie 340 collaborateurs. Le site appartient toujours à Frédéric Mazzella et aux deux autres cofondateurs Francis Nappez et Nicolas Brusson.

Sylvie Roux

 

Climat: "percée" dans les discussions en vue de la COP 21

Publié le 21/07/2015 à 10:26, Mis à jour le 21/07/2015 à 21:13

A la Une

Les discussions sur le climat en vue d'un accord mondial en décembre à Paris ont enregistré une "percée", a déclaré mardi la négociatrice française Laurence Tubiana, à l'issue d'une réunion de deux jours dans la capitale française des représentants de 46 pays.

"C'est une percée", a estimé Mme Tubiana, soulignant que les ministres et chefs de délégations, réunis pour une consultation informelle, avaient notablement avancé sur plusieurs points clés. "Ce n'est +que+ 46 pays, il faut maintenant associer les autres", mais "c'est quand même beaucoup de pays (...) On est en train d'avoir un tournant dans la discussion", a-t-elle expliqué à des journalistes.

Ces "progrès" - terme employé par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius à la fin de la réunion - laissent espérer des avancées dans les négociations qui reprennent fin août à Bonn sous l'égide de l'ONU. Jusqu'ici les pourparlers piétinaient, bloqués sur des questions de forme autour d'un texte de négociation confus, mais aussi faute d'instructions claires des gouvernements aux négociateurs.

A Paris, les participants se sont accordés sur plusieurs principes, notamment celui d'un accord pérenne et d'un mécanisme régulier de réévaluation à la hausse de l'engagement collectif pour réduire les gaz à effet de serre (GES), source du réchauffement mondial.

engagements d'ici le 31 octobre

"Le gain le plus important" porte sur "le fait que l'accord est durable et là pour rester", a souligné la négociatrice, avec la mise en place de "règles que tout le monde doit se donner pour longtemps, pour augmenter l'effort progressivement", via des rendez-vous réguliers tous les 5 ans.

"C'est peut-être la chose la plus importante. Il y avait des résistances de certains pays (...) Là, tout le monde a parlé de mécanisme de relèvement régulier de l'ambition, tout le monde, sans exception", a-t-elle noté.

La communauté internationale s'est fixé en 2009 l'objectif de limiter le réchauffement mondial à 2° par rapport au niveau d'avant la Révolution industrielle.

Dans le cadre de la négociation en vue de la conférence de Paris en décembre, les pays sont invités à fournir d'ici le 31 octobre leurs engagements nationaux en matière de GES à horizon 2025 ou 2030.

A la lumière des contributions déjà publiées, elles ne devraient pas permettre de rester sous les 2°C. D'où la nécessité de s'accorder sur un mécanisme permettant de revoir ensuite ces ambitions à la hausse, les progrès technologiques aidant, expliquent les promoteurs de l'accord.

Sur la question fondamentale de la répartition de l'effort entre pays développés et en développement, "on a fait aussi un grand pas en avant", selon Mme Tubiana, tous acceptant désormais de rendre compte de leurs actions en matière de climat.

"Tout n'est pas réglé (...), mais on sent une évolution tout à fait notable", avec "des participants dans une dynamique positive".

Coup de pouce politique

Le ministre des Affaires étrangères des îles Marshall, petit Etat insulaire très vulnérable au réchauffement, a salué "l'initiative française" de cette réunion ministérielle.

"Le processus a besoin d'une coup de pouce politique, il est enlisé dans des détails et le jargon", relevait mardi soir Tony de Brum. "Avoir des ministres qui se parlent les yeux dans les yeux, cela aide à faire avancer les choses".

La Chine (1er émetteur mondial), les Etats-Unis, l'Inde, le Brésil, l'Arabie saoudite ou l'UE faisaient partie des participants. Absent notable, la Russie, 5e émetteur mondial.

La France prévoit encore avant la COP de décembre plusieurs réunions informelles, notamment début septembre à Paris sur l'épineux sujet du financement des politiques climat.

Le recyclage, un geste qui fonctionne

Publié le 11/07/2015 à 03:50, Mis à jour le 11/07/2015 à 08:56

Avec les pavillons de compost, la municipalité d'Aucamville a joué la carte du développement durable. Un projet qui a mûri et sensibilisé divers intervenants : responsables et agents des services municipaux, enseignants, élus mais aussi certains administrés. Un projet récompensé l'hiver dernier dans la catégorie «Environnement et développement durable» par «La Dépêche du Midi» dans le cadre de son concours «Où vit-on le lieu mieux en Haute-Garonne». Les plus jeunes ont été notamment associés à cette initiative dans les écoles de la ville. Objectif : trier et recycler les déchets organiques de la restauration afin de les entreposer dans le composteur et de les réutiliser dans l'entretien des espaces verts. C'est ainsi et de manière naturelle désormais que les jeunes écoliers trient quotidiennement leurs déchets. «Il est important de sensibiliser les plus jeunes à ces gestes afin de mettre en place des alternatives qui permettent le recyclage et le respect de l'environnement» a souligné Gérard André, maire d'Aucamville lors d'une réception au sein de l'école maternelle Nicolas-Poussin, organisée avant les vacances d'été. Cette rencontre, en présence des jeunes Aucamvillois a permis de faire un état des lieux de ce dispositif responsable et respectueux de l'environnement mais également de fêter collectivement le titre attribué par «La Dépêche du Midi». Les jeunes enfants ont partagé un goûter en phase avec les exigences du Plan National Nutrition Santé dont la ville est signataire. En souvenir, chacun est reparti avec un plan d'une fleur, déjà bien développé, grâce à l'apport de compost issu des pavillons de recyclage locaux. Ce qui est encourageant, c'est de voir que cette pratique est également effectuée à la maison.

L'insupportable coût de la pollution de l'air

Publié le 16/07/2015 à 07:43, Mis à jour le 16/07/2015 à 08:06

«Pollution de l'air : le coût de l'inaction», c'est le titre du rapport d'une commission d'enquête du Sénat qui tire la sonnette d'alarme sur la pollution de l'air dont le coût d'abord humain mais également financier est insupportable. Il est urgent d'agir quitte à bousculer les lobbies.

Un tribut humain insupportable avec 42 000 morts prématurés selon l'OMS. Une «aberration économique» aussi, selon le Sénat, car la pollution de l'air coûte plus de 100 milliards d'euros (101,3 milliards d'euros) par an à la France ! Rendons grâce à la commission d'enquête du Sénat qui n'a pas affublé son enquête de l'un de ces titres techno-alambiqués qui constituent souvent la loi du genre. «Pollution de l'air : le coût de l'inaction», pointe crûment le rapport. Au moins, c'est clair : il est largement temps d'agir et de réagir, soulignent les sénateurs, notamment en s'attaquant sans plus attendre aux lobbies pollueurs.

Car si l'air est globalement «moins pollué», nous disent les sénateurs, la pollution «a changé de nature», moins localisée au niveau des sites industriels et plus diffuse, via les transports, le chauffage, l'agriculture et l'air intérieur, constate le rapport. En tout cas, le sujet est aussi devenu une préoccupation majeure des Français, mise en évidence lors des fréquents pics de pollution, qui resurgit par temps de canicule. mais la météo est un facteur aggravant pas la cause de la pollution. Selon la Commission, le coût sanitaire global (traitements des maladies, mortalité prématurée, absentéisme, etc.) représente «entre 68 et 97 milliards d'euros», dont 3 milliards pour le seul impact sur la sécurité sociale. Le coût non sanitaire (baisse des rendements agricoles dégradation des bâtiments, dépenses de prévention, etc.) atteint 4,3 milliards d'euros. «Mais le coût global est largement sous estimé», relève Leïla Aïchi, la rapporteure de la commission. Les effets sanitaires de certains polluants sont ainsi mal connus, notamment «l'effet cocktail» en présence de plusieurs polluants.

S'attaquer aux sources de pollution

La commission préconise donc de s'attaquer aux sources principales de la pollution de l'air, transports en tête. Elle recommande de mettre fin à «l'anomalie de la France» où 60 % des véhicules roulent encore au diesel, et prône l'alignement progressif de la fiscalité de l'essence et du diesel, ainsi que la déduction de la TVA sur l'essence et l'électricité utilisée pour les véhicules hybrides et électriques. Dans l'agriculture, la commission recommande d'étudier les causes de la surmortalité des agriculteurs et de mieux contrôler les dispersions de polluants.

La rapporteure met certes l'accent sur le caractère «largement consensuel» des propositions, le rapport ayant été voté à l'unanimité. Mais l'enquête s'attaque de front à quelques tabous et il faut maintenant un vrai courage politique pour agir (lire ci-dessous). A quelques mois de la grande conférence de Paris sur le climat, le gouvernement peut néanmoins bénéficier d'un inédit - et favorable - alignement des planètes...

D.H.

 

Adieu maïs, bonjour blé, tournesol et soja

Notre campagne est en pleine mutation, le «tout maïs» n'est plus dans l'air du temps, le blé, le tournesol et même le soja font un retour remarqué. Et remarquable.

Si vous sillonnez la campagne, vous l'avez sûrement remarqué : le maïs, si souvent décrié à cause de ses besoins en eau, jusqu'alors roi, a laissé place à quelques îlots jaunes, du blé, ou vert et jaune, du tournesol, brisant du même coup l'uniformité du paysage. Déjà, à l'œil, c'est plus agréable, mais le «tout maïs» est-il vraiment terminé ? «Sans doute, affirme Patrick Caperaa, responsable du pôle entreprises à la chambre d'agriculture, parce que les nouvelles règles de la PAC imposent aux agriculteurs de diversifier leurs cultures. Ils ne peuvent pas consacrer plus de 75 % de leur surface à une seule culture. De plus, si leur exploitation fait plus de 30 ha, ils sont dans l'obligation d'avoir trois cultures différentes. C'est ainsi que l'on voit revenir des champs de blé, de tournesol et même de soja, qui avaient pourtant complètement disparu du département.»

Bref, ce n'est pas une volonté propre du monde agricole, une adaptation au règlement et le moyen de continuer à percevoir les primes… «Cela dit, c'est une bonne chose, l'assolement permet aux sols de se régénérer et puis, en cette année qui s'annonce sèche, le fait d'avoir planté du blé ou du tournesol, peu gourmands en eau, est finalement assez intéressant.»

Même si les agriculteurs ont gardé leurs «bonnes terres» pour le maïs, dont le rendement est quand même supérieur. Pas loin de 10 t à l'hectare, contre 2 ou 3 pour le tournesol, par exemple. En outre, le maïs produit chez nous est de bonne qualité et se vend donc très bien. Ce n'est pas le cas du tournesol ou du soja, qui peuvent pourtant profiter d'une «prime à l'huile», d'autant que les «organismes stockeurs», autrement dit les coopératives, n'ont pas encore la fibre oléagineuse. «Elles sont très compétentes, voire puissantes sur les marchés du maïs, mais pas encore sur les autres, à cause de la faiblesse des volumes de production. Il va falloir que les coopératives s'organisent, d'abord pour absorber ces nouvelles productions, ensuite pour bien les vendre. Dans le Gers, par exemple, le tournesol est implanté depuis longtemps, les coopératives maîtrisent le sujet, on peut imaginer des coopérations… Sinon, le revenu des agriculteurs va baisser puisque, du coup, le volume de chaque production va baisser.»

En attendant que les choses se régulent et que tout le monde s'adapte à cette nouvelle donne, la campagne est infiniment plus belle et variée. Et rien que pour ça…

Christian Vignes

 

Le mouvement «La Vache verte» est en marche

Publié le 08/07/2015 à 03:51, Mis à jour le 08/07/2015 à 07:33

, aura lieu, à Paris, la conférence mondiale sur le climat, qui traitera notamment du réchauffement climatique et des gaz à effet de serre. à moins de six mois de ce grand rendez-vous, la Confédération nationale de l'élevage a initié un mouvement baptisé «La Vache verte», issu d'un travail de fond sur les relations entre élevages de ruminants, équilibre environnemental et lutte contre le réchauffement climatique. Un travail qui a abouti sur deux actions : le lancement, il y a quelques jours, d'un site internet (1) qui présente les atouts naturels des élevages, montre les pratiques, les savoir-faire et les engagements des éleveurs notamment pour le climat, le tout alimenté de témoignages et chiffres clés ; la pause de banderoles affichant le slogan «L'équilibre est dans le pré» dans la plupart des départements français.

Au niveau du département, le lancement de ce mouvement s'est déroulé hier, dans la ferme de Joël Clergue, agriculteur à Baraqueville, qui a participé à ces groupes de travail. «Nous sommes souvent montrés du doigt par rapport au fait que l'agriculture émet beaucoup de méthane. C'est vrai, mais on ne regarde jamais le côté positif, notamment le captage de carbone : 75 % du méthane émis est compensé par les puits de carbone que sont les prairies et les haies», défend l'agriculteur qui remarque également : «Il faut arrêter de lancer des directives qui ne sont pas adaptées aux territoires. Il faudrait plutôt réfléchir à ces derniers, qui ont chacun leurs spécificités. En Aveyron, il y a beaucoup de territoires en herbe où les vaches vont pâturer et sur lesquels on ne ferait rien d'autre. Cela valorise le territoire et capte du carbone».

La première banderole du département a donc été placée, hier matin, dans le champ voisin de Bernard Robert. Une quinzaine devrait suivre sur l'ensemble du département.

(1) www.vacheverte.fr

Sylvie Ferrer

 

Écologie : une convention signée avec l'État

Publié le 22/07/2015 à 03:54, Mis à jour le 22/07/2015 à 08:26

Le Sicoval vient de recevoir une enveloppe de 500 000 euros de la part de l'État dans le cadre de la loi sur la transition énergétique. Lauréate de l'appel à projets «Territoires à énergie positive pour la croissance verte», la communauté d'agglomération du Sud-Est toulousain, représentée par Gérard Bolet (premier vice-président en charge de l'écologie), a signé le mercredi 8 juillet une convention d'appui financier avec le ministère de l'Écologie.

L'enveloppe servira à mettre en place des actions concrètes en faveur de la transition énergétique. «Nous nous sommes distingués parmi 100 collectivités. C'est un honneur pour nous», commente le premier vice-président chargé de l'écologie et de l'environnement. Et d'ajouter : «Nous nous sommes engagés sur un certain nombre d'actions. Nous allons donc les mettre en place grâce à cette aide financière.»

En effet, le Sicoval souhaite d'abord programmer un plan de reconstruction des bâtiments publics du Sicoval et des communes qui s'inscrivent dans ce projet. Pour l'heure, 50 bâtiments publics ont été identifiés. Ensuite, un schéma directeur des pistes cyclables sera constitué. «Nous allons améliorer notre réseau et relier les principaux établissements publics par une piste cyclable», poursuit Gérard Bolet. Autres projets à venir, le développement des énergies renouvelables, mais aussi le développement de financements participatifs.

«Le projet veut fédérer les initiatives du territoire qu'elles soient portées par des entreprises, des associations, des citoyens, des communes, etc. La transition écologique est un axe fort du nouveau projet politique. Le Sicoval souhaite engager la transition énergétique sur son territoire en réduisant les émissions de gaz à effet de serre de 20 % et en triplant la production d'énergies renouvelables d'ici à 2020», explique-t-il dans le dossier de candidature.

Depuis 2003, le projet politique global du Sicoval s'exprime principalement au travers d'un agenda 21, labellisé en 2008 «Agenda 21 local France». En 2012, la communauté d'agglomération du Sud-Est toulousain a adopté son premier «plan climat énergie territorial, en cours d'évaluation cette année.

Émilie Lopes

 

Un parcours nature pour redécouvrir Ginestous

Publié le 09/07/2015 à 08:02

Depuis hier, promeneurs et touristes bénéficient du nouveau parcours découverte Ginestous-Sesquières. Une dizaine de kilomètres traversant la verdure du nord toulousain, à faire à pied ou à vélo, au choix.

Il tombe à pic, le nouveau parcours découverte «Ginestous-Sesquières», au nord de Toulouse. Officiellement opérationnel depuis hier, jour de son inauguration en grande pompe par le maire de Toulouse, cet axe, dédié à la marche ou au vélo, est la toute première opération réalisée dans le cadre du fameux projet «Grand Parc Garonne», dont l'objectif est de créer un parc métropolitain de 3 000 hectares sur les berges de Garonne.

Les utilisateurs -l'accès est gratuit- vont pouvoir se ressourcer sur cinq parcours au choix : une grande boucle de 9,5 kilomètres, une boucle dite «Garonne/Digue» de 2, 3 km, une autre boucle «Garonne/Jardins» elle-même scindée en deux itinéraires l'un court (4 km) et l'autre long (5, 4 km), enfin la boucle dénommée «Sesquières/Chemin de la Plage» (4, 5 km). Petits ou grands, néophytes ou aguerris à l'effort : il y en a pour tous les goûts sur ce parcours découverte faisant la part belle à la nature, et où l'on peut s'arrêter pour pique-niquer sur les aires aménagées.

En effet, tout au long du parcours, le public peut découvrir des panneaux d'informations sur la Garonne, la faune, la flore, l'histoire des quartiers traversés. Avec un focus sur l'agriculture toulousaine, dont subsistent aujourd'hui quelques joyaux : la zone maraîchère des Quinze Sols à Blagnac, la ferme de «Borde Bio» aux Izards, le domaine même de Ginestous-Sesquières où 139 hectares sont cultivés par la régie agricole municipale de Toulouse.

On notera que le nouveau parcours découverte est le premier tronçon de la «Via Garonna», liaison pédestre et cyclable en bord de fleuve qui reliera à terme l'ensemble des communes riveraines de la Garonne : Toulouse, Blagnac, Beauzelle, Fenouillet, Seilh, Gagnac-sur-Garonne et Saint-Jory.


comment s'y rendre

Découvrir l'histoire des quartiers nord de Toulouse, la flore, la faune, la nature…

Prendre la sortie Sesquières sur le Périphérique toulousain, puis tourner à gauche vers la zone d'activités Rupé et la base de loisirs de Sesquières. Se garer sur le parking n° 4 de la base de loisirs. L'accès s'effectue par l'allée de Foulques.

L'entrée à la base et le parcours découverte sont gratuits. Possibilité d'emprunter les vélos de Toulouse Métropole.

X.H.

 

Pomiculture : ces pesticides qui dérangent

Publié le 29/06/2015 à 07:35

Les contraintes environnementales pèsent de plus en plus fort sur les producteurs de pommes, montrés du doigt par le rapport de Greenpeace sur les pesticides. Un engrenage, dont il est difficile de sortir.

Le débat n'est pas nouveau, pourtant le rapport publié le 16 juin dernier par Greenpeace sur les pesticides a fait l'effet d'une bombe chez les pomiculteurs et plus largement dans le monde agricole. Si l'on en croit ce rapport, les vergers de pommiers européens, et notamment français sont contaminés par les pesticides. Cette «catastrophe» environnementale et sanitaire pointée du doigt par Greenpeace rappelle les risques sanitaires et environnementaux et appelle les producteurs à adopter des alternatives écologiques. Las d'être sans cesse montrés du doigt, les producteurs que nous avons rencontrés n'ont pas souhaité épiloguer sur ce sujet sensible mais ils soulignent qu'ils respectent les seuils de traitements et pratiquent depuis longtemps la lutte intégrée. Il y a 20 ans, il y avait un millier de substances actives de traitements chimiques. Aujourd'hui, seulement 200 nouvelles molécules sont employées. «La production fruitière intégrée est basée sur l'observation des vergers et une intervention ciblée sur les ravageurs avec des produits sélectifs. On ne traite que ce qui a besoin d'être traité. Il faut savoir ce que l'on veut. Le consommateur veut des produits à la fois beaux, sains et naturels, ce qui n'est possible qu'en faisant des traitements phytopharmaceutiques. Sinon il n'y aura plus de pommes en France. Les producteurs de fruits sont aussi des consommateurs et nous sommes preneurs de produits de traitement naturels, à condition qu'ils soient efficaces et ce n'est pas le cas actuellement» souligne un producteur de pommes montalbanais, quelque peu agacé.

La production bio en hausse

Les techniciens de la Chambre d'Agriculture travaillent depuis longtemps sur l'alternative bio, dans le cadre du respect de l'environnement. Conseiller en arboriculture fruitière biologique, référent à la chambre d'agriculture Midi-Pyrénées, Jean-François Larrieu est le spécialiste de la culture bio sur le département :«Nous travaillons sur le bio depuis 1998, mais c'est compliqué. La culture bio repose sur trois piliers : respecter la vie du sol, la rotation des cultures et ne pas utiliser de produits et engrais chimiques. Tous les producteurs feraient du bio si c'était facile, mais il y a des freins. Les rendements sont moins importants et le coût de la main-d'œuvre est plus élevé car il y a plus d'interventions. Mais on a le coût de production à l'ha le plus bas de France et la production bio a presque doublé cette année dans le département, avec 5 000 tonnes contre 3 000 tonnes en 2014. Mais nous devons veiller à faire coller l'offre à la demande car le marché n'y est pas. Dans les pays nordiques, plus sensibilisés au bio, la part du marché bio ne dépasse pas les 10 %. Nous ciblons les 6 %» explique-t-il.

Le consommateur devra, lui aussi changer de comportement.


Pomme bio : un produit haut de gamme

La qualité a un prix. Comme tous les autres fruits, la pomme bio est un produit haut de gamme, concurrencée par les pommes IGP et selon une étude, menée par la chambre d'agriculture Midi-Pyrénées, seulement 4 % des consommateurs sont prêts à payer plus cher. Le facteur discriminant, c'est le prix d'achat. En moyenne une pomme coûte 2 € le kg alors qu'une pomme bio coûte 6 € le kg. Actuellement, 45 % des consommateurs achètent ponctuellement du bio. L'engouement du public ne se traduit pas en acte d'achat.


Le chiffre : 5 000

Tonnes DE pommes bio >Dans le Tarn-et-Garonne. La production de pommes bio est en hausse dans le département et est passée de 3 000 tonnes à 5 000 tonnes , sur 192 ha, ce qui représente 4 % de la surface de production.

« Le changement des comportements est déjà amorcé et il est en train de porter ses fruits, mais tout ne se fera pas en un jour. Il faut du temps pour changer les mentalités. »

Jean-François Larrieu conseiller en arboriculture fruitière biologique, référent chambre d'agriculture Midi-Pyrénées.»

Gisèle Dos Santos

Le Parlement a définitivement adopté la loi sur la transition énergétique

Publié le 22/07/2015 à 20:13, Mis à jour le 22/07/2015 à 20:53

A moins de six mois de la COP21, le Parlement a adopté définitivement mercredi, par un dernier vote de l'Assemblée, la loi sur la transition énergétique, après avoir fixé un nouvel objectif d'augmentation du prix du carbone.

Ce texte, porté par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal et cher aux écologistes, traduit notamment la promesse de François Hollande de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production électrique à l'horizon 2025, et entend aussi favoriser la "croissance verte" et, à travers elle, la création de 100.000 emplois.

Lors de son ultime examen, les députés, avec l'accord de Ségolène Royal, ont voté à main levée, à l'issue d'un bref débat consensuel, un amendement repris du Sénat fixant comme objectif de quadrupler entre 2016 et 2030 le prix du carbone, à travers la contribution climat énergie, de 22 euros la tonne de CO2 à 100 euros, en passant par un objectif intermédiaire de 56 euros en 2022.

Ces chiffres ne sont toutefois que des objectifs, le montant annuel de la contribution devant être fixée chaque année dans le cadre du budget de l'Etat.

Des députés socialistes - dont le président de la commission du développement durable Jean-Paul Chanteguet - écologistes, radicaux de gauche et centristes de l'UDI ont défendu mercredi ces objectifs, en soulignant qu'ils correspondent, selon des experts, à "la valeur du carbone nécessaire pour changer les comportements".

Ségolène Royal a souligné qu'il ne s'agissait en aucun cas "d'une hausse de la fiscalité", car chaque hausse de la contribution climat énergie "sera compensée à due concurrence par un allègement" d'autres taxes ou impôts.

Plus généralement, loin d'être, comme c'est souvent le cas, une formalité servant notamment à rétablir la version de l'Assemblée, cette lecture définitive du texte a donné lieu à la discussion d'une centaine d'amendements, dont plusieurs reprenant des mesures introduites au Sénat.

'Excellence environnementale'

Hormis le Front de Gauche, qui s'est abstenu, tous les groupes de gauche de l'Assemblée ont voté pour ce texte présenté comme "l'un des plus importants du quinquennat" par le président de la République. Les Républicains, vent debout contre les dispositions sur le nucléaire, sont restés quasi unanimement contre, l'UDI étant partagée entre abstention et vote contre. Cette loi est un "totem pour vos alliés écologistes", a lancé Julien Aubert (LR) à la ministre.

Si les écologistes sont effectivement globalement satisfaits du projet de loi, ils n'ont pas oublié le "coup de force" et la "trahison" de l'amendement sur l'enfouissement des déchets nucléaires introduit récemment lors de l'ultime adoption de la loi Macron, a souligné l'ancienne ministre Cécile Duflot. Son groupe a aussi déploré qu'aient été desserrées mercredi les échéances d'élaboration de la première programmation pluriannuelle de l'énergie.

Presque un an après la présentation du texte en Conseil des ministres, Ségolène Royal a vanté "une loi ambitieuse et mobilisatrice, qui sera la plus avancée d'Europe et d'au-delà" et "vise à faire de la France le pays de l'excellence environnementale" et un pays exemplaire avant l'accueil de la Conférence mondiale sur le climat.

"L'audace, la ténacité" mais aussi "le sens du concret" de la ministre ont été salués par le président PS de la commission spéciale, François Brottes (PS), qui, selon le Journal du dimanche devrait être nommé à la tête du gestionnaire public du réseau de transport d'électricité RTE, filiale à 100% d'EDF.

Dans ses grandes lignes, le projet de loi programme la réduction du poids du nucléaire dans le mix énergétique, la diminution des émissions de gaz à effet de serre, l'essor des énergies renouvelables, la création d'un chèque énergie pour les ménages modestes, le remplacement des sacs plastiques non écologiques, le développement de véhicules moins polluants, l'obligation de rénovation énergétique pour les bâtiments privés résidentiels d'ici 2025 ou l'installation de compteurs électriques "intelligents".

Il comprend également des mesures contre le gaspillage alimentaire destinées à empêcher les grandes surfaces de jeter de la nourriture et de rendre leurs invendus impropres à la consommation.

Pour rendre toutes ces mesures opérationnelles rapidement, les premiers décrets d’application seront publiés dès la rentrée 2015, a promis la ministre, selon laquelle 18 décrets et 27 ordonnances sont en préparation.

© 2015 AFP

 

Gaspillage alimentaire : quelles solutions concrètes ?

Publié le 24/06/2015 à 03:49, Mis à jour le 24/06/2015 à 07:31

Un groupe composé de l'association «Au Fil des Séounes» et divers acteurs, travaille à une dizaine de projets concrets pour réduire le gaspillage alimentaire.

Le 8 juin dernier, 80 personnes ont participé au Forum de lutte contre le gaspillage alimentaire organisé par l'association au Fil des Séounes, à la CCI d'Agen. Un comité de pilotage a associé de nombreuses structures partenaires. Au cours de cette journée, les participants ont disserté sur douze sujets de discussion et planché sur une dizaine de projets. Un rapport de synthèse a vu le jour où les grandes lignes de préconisations et d'actions sont désormais posées au travers du document intitulé : «Les déchets de la filière alimentaire : quelles solutions concrètes pour moins gaspiller et économiser ensemble ? »

Thème : Une nouvelle date limite de consommation

Créer une DLC en phase avec la réalité du produit, afin de pouvoir le donner et le transformer après la date limite de vente. Prolonger les DLC actuelles de deux jours sur les produits le permettant (proposition de loi). Développer une initiative de gestion de l'ultra frais (avec don ou transformation à DLC + 1). DLC plus longue, donc besoin de moins produire, plus de stockage et moins de transport.

Thème : Sensibiliser les élèves pour limiter le gaspillage

Information et sensibilisation des élèves. Pesage du pain gaspillé (nécessité de trier les déchets sur le plateau). Installation d'une pyramide d'une semaine de gaspillage de pain au self. Placer le pain en hauteur, en dernier sur la chaîne de distribution et proposer les petits pains individuels (40 g).

Thème : Cartographie des déchets agroalimentaires

Recenser les potentiels de biodéchets (agriculture/agroalimentaire) pour organiser une logistique de leur valorisation. Identifier les recensements déjà effectués et collecter les données auprès des entreprises : volume, saisonnalité, température, conservation.

Thème : Développer l'usage des « doggy bags »

Réduire le gaspillage alimentaire au restaurant. Une société initierait une grosse opération : fourniture des contenants et des affiches. Estimation des quantités de gaspillage évitées avec des restaurateurs «pilotes».

Thème : un annuaire pour promouvoir les achats locaux et éthiques

Brainstorming pour trouver les contacts qui permettront de créer un annuaire des producteurs bio et locaux. Trouver un webmaster si possible bénévole. «Alimentation Santé Agen» travaille avec Au fil des Séounes sur ce projet. D'autres producteurs et des lieux de vente sont recherchés pour enrichir le listing..

Thème : Plate-forme de collecte et de petite transformation des fruits et légumes « Conserverie solidaire »

Diminuer le gâchis des fruits et légumes. Créer de l'emploi local et d‘insertion et une plate-forme logistique de collecte auprès des GMS et des producteurs locaux. Ouvrir un atelier de petite transformation légumerie et/ou conserverie (bocaux).

Thème : Création d'une plateforme permettant la cueillette et le glanage

Identifier les gisements alimentaires pour la redistribution aux travailleurs pauvres, personnes démunies, citoyens, associations. Créer un outil de mise en relation (site, application smartphone, SEL…).

Thème : Réunir acheteurs et producteurs

Réduire le gaspillage chez le producteur, dans les transports et à la consommation. Relocaliser les achats pour disposer de produits mûrs. Coordonner les besoins des acheteurs pour une planification des cultures et productions. Créer des groupements d'achats.

Thème : Lutte contre le gaspillage alimentaire

Mener une action d'éducation populaire sur le gaspillage. Réapprendre le plaisir de bien manger. Développer des ateliers (de cuisine, courses, menus, produits de saison, équilibre alimentaire). Réaliser des films avec les enfants, des vidéos de recettes et un «Top chef» local.

Voici la substantifique moelle d'un chantier certes ambitieux, mais qui reste réalisable sous couvert de bonnes volontés.

C.St-. P.

 

La clinique Pasteur fait la chasse aux perturbateurs endocriniens

Publié le 30/06/2015 à 08:19

Dans le cadre du lancement national de la campagne «Hôpital sans perturbateurs endocriniens », la clinique Pasteur accueillait la semaine dernière une conférence avec le spécialiste André Cicolella. L'occasion pour l'établissement de faire le point sur ses choix en matière de protection des patients et de l'environnement.

«Tous les établissements font des efforts mais une démarche globale comme celle de la clinique Pasteur, il n'y en a pas d'autres dans la région. Ici, les professionnels de santé ont juste appliqué le serment d'Hippocrate », souligne Olivier Toma, président du C2DS, Comité pour le développement durable en santé.

Sol en caoutchouc plutôt que PVC

La clinique Pasteur (462 lits et places, 55 000 hospitalisations par an, 1 300 personnels) est le seul établissement français certifié à la fois EMAS (management environnemental) et Iso 14 001. Pour l'objectif «hôpital sans perturbateurs endocriniens», elle s'est engagée à adopter 10 éco-gestes. Il s'agit d'informer ses salariés des risques liés à l'exposition aux perturbateurs endocriniens -qu'on retrouve dans les médicaments, les dispositifs médicaux, les emballages, les revêtements, le mobilier, le textile, etc- et de protéger ses patients. «Nous avons commencé par identifier tous les produits, puis à tenir bon face aux propositions de produits magiques… Ce n'est pas parce qu'ils ne nécessitent aucun entretien, qu'ils sont inoffensifs. Les nanoparticules, type dioxyde de titane qui nettoient les vitres, c'est l'amiante de demain ! », avertit Olivier Collet, responsable technique à Pasteur. Dans les matériaux, le choix s'est par exemple porté sur un sol en caoutchouc plus cher à l'achat mais contenant du cuivre avec une action antibactérienne et plus durable que le PVC classique, les produits phytosanitaires ont été supprimés des espaces verts, les blocs opératoires sont nettoyés à la vapeur et avec des produits écolabel. Pour la qualité de l'air, des mesures pour connaître la teneur en composés organiques volatiles (COV) sont réalisées 300 fois par an.

Au restaurant, les produits bio et locaux sont privilégiés. La clinique a poussé la réflexion dans la composition des menus. «En supprimant la viande rouge une fois par mois de nos menus, nous réduisons les émissions de gaz à effet de serre autant que pour une année de chauffage et d'électricité de notre bâtiment Atrium (8 000m2) », glisse encore Olivier Collet.

Enfin, sur le recyclage, depuis 2009, la clinique est passée de 8 filières à 31, allant jusqu'en Angleterre pour recycler ses sondes de rythmologie (utilisées en cardiologie). «Avant, on payait pour les détruire. Aujourd'hui, on revalorise un à deux kilos de platine par an ».

Emmanuelle Rey

 

Login to post comments

L'association Coteaux21

Les statuts de l'association coteaux21 (cliquez sur le lien)

Le bulletin d'adhésion (cliquez sur le lien)

Comment participer

Publier des articles, animer des ateliers, proposer des sujets, des thématiques...
contactez nous

Qui sommes nous ?

Débuté en 2006 par une poignée de citoyens, l'association regroupe aujourd'hui de très nombreuses familles désirant agir pour un futur plus soutenable, sans attendre que tout vienne d'en haut.