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Mardi, 08 Septembre 2015 08:39

Revue Presse du 07 09 2015

Écrit par  BELLIS
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SOMMAIRE

Réseau électrique intelligent : première mondiale à Toulouse. 1

Consommer moins pour gagner plus 2

Gaspillage alimentaire: comment la grande distribution lutte déjà. 2

Serres cogénération : 100 emplois à décrocher ! 4

"On passe pour des allumés": la vie "impossible" des électrosensibles 5

Électrosensibilité : «Il faut créer des zones blanches». 6

Les dangers du wifi et du téléphone portable. 7

L'innovation organique, c'est le vivant ! 8

Les restes de l'école feront des heureux. 9

La Réserve Naturelle Régionale est née ! 10

Le poêle «Made in Marciac» lancé en octobre. 10

Réseau électrique intelligent : première mondiale à Toulouse

Publié le 07/09/2015 à 08:24

Une première mondiale est lancée, aujourd'hui, à Toulouse. Elle a pour objectif de tester des réseaux électriques intelligents auprès d'un millier de consommateurs.

Nom de code : SOGRID. Ce projet vise à «rendre le réseau électrique intelligent» grâce, notamment, à une puce électronique. Objectif : plus d'efficacité dans la gestion et la maîtrise de l'énergie.

Depuis avril 2013, un consortium composé d'industriels et de chercheurs travaille sur ce projet, porté par ERDF et la société STMicroelectronics. Il s'agit de faire circuler sur les réseaux électriques, grâce notamment à une puce électronique de nouvelle génération, des logiciels et d'autres équipements, des informations afin d'interconnecter des millions de matériels.

Ce système global, qui s'appuie sur la technologique du courant porteur en ligne (CPL) permettra à tous les équipements placés sur les réseaux basse et moyenne tensions de communiquer directement du consommateur au producteur.

«C'est une rupture technologique important. Ce système nous aidera à mesurer en permanence l'état d'équilibre du réseau électrique, la continuité de la distribution, avoir une meilleure connaissance des consommations et des besoins etc..» affirme Gilles Capy, directeur interrégional Sud-Ouest pour ERDF.

Sogrid s'inscrit également dans la transition énergétique, marquée par la volonté de réduire de 75 % la part du nucléaire dans le mix énergétique français ainsi que les émissions des gaz à effet de serre. En effet, il permettra d'intégrer et de gérer dans les réseaux d'autres sources de production plus intermittentes, comme le solaire, l'éolien. Pour l'usager, grâce au compteur intelligent, il sera possible de moduler sa consommation électrique, et donc de faire des économies.

Aujourd'hui, Toulouse, terre d'innovation forte de sa matière grise, va devenir l'épicentre de l'expérimentation de ces réseaux électriques intelligents. «Le test, qui associe un millier de particulier et d'industriels de la région toulousaine, va durer un an» explique Gille Capy, directeur interrégional Sud-Ouest d'ERDF.

Derrière cette première mondiale se profilent des enjeux énormes, tant sur le plan industriel, que technologique. L'ambition des acteurs du projet est bien de développer SOGRID, qui n'a pas d'équivalent dans le monde, de breveter les innovations technologiques et de les vendre.


Un budget de 27 M€

Sogrid bénéficie d'un budget de 27 millions d'euros. L Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) apporte 12 millions dans le cadre de s investissements d'avenir, le reste étant à la charge des différents partenaires : ERDF et STMicroelctronics, avec les industriels Nexans, Sagemcom, Landis + Gyr, Capgemini, les PME Trialog, Lan, les partenaires universitaires Grenoble INP avec le LAAS-CNRS de Toulouse, l'École polytechnique.

S.B

 

Consommer moins pour gagner plus

Publié le 04/09/2015 à 03:49, Mis à jour le Après la crise économique de 2007 et afin de pallier l'augmentation du coût de l'énergie, Bertrand Manier, gérant de la société Solstice, installée à Gramont, a imaginé un modèle économique original. «On dit qu'il faut investir dans l'économie réelle qui doit être écologique. En 2014, Solstice a donc levé 13 millions d'euros de souscriptions, intégralement investis dans des systèmes photovoltaïques et écologiques. Nous travaillons sur 3 axes : les bâtiments à énergie positive, les économies d'énergie et l'énergie propre», détaille-t-il.

Puis, afin de proposer des solutions propres à réduire la consommation électrique des entreprises ou collectivités qui font appel à lui, Bertrand Manier a créé Nyx Energie. Installation de lampadaires photovoltaïques, remplacement d'éclairages vieillissants, ou encore gestion informatique des appareillages électriques les plus énergivores, sont quelques-unes des techniques hi-tech exploitées par sa société. «En fait, après avoir fait le bilan énergétique de nos clients, on cherche tous les leviers possibles pour diminuer leur facture», explique Gilles Garcia, directeur commercial. Pour sa part, Jean-Marc Messina, directeur d'exploitation, souligne que «jusque-là, on s'y intéressait peu en France car l'électricité ne coûtait pas cher».

Mais, la singularité de Nyx Energie est qu'elle finance intégralement l'installation et la maintenance de ces équipements. Ses clients rémunèrent ensuite Bertrand Manier à hauteur d'une partie des économies réalisées. En outre, son expertise en matière d'énergie solaire est confortée par le parc de 70 centrales photovoltaïques que détient Solstice. La société emploie 7 personnes à Gramont, collabore avec 7 sous-traitants qui font travailler 70 employés, et compte se développer au niveau européen.

«Bertrand a compris que les outils écologiques peuvent créer de la richesse», insiste Gilles Garcia. De fait, les gains réalisés permettent de rémunérer les investisseurs. «Avec un rendement qui s'élève de 5 à 8 % par an», ajoute Bertrand Manier. Il poursuit : «En 2015, notre objectif est de lever 25 millions d'euros, pour atteindre, à terme, 40 à 50 millions d'euros».

Emmanuel Vaksmann

 

Gaspillage alimentaire: comment la grande distribution lutte déjà

Publié le 25/08/2015 à 07:53

La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a convoqué jeudi la grande distribution pour l'inciter à faire davantage pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Mais dans les rayons, plusieurs initiatives anti-gaspi (dons, recyclage, opérations commerciales...) existent déjà.

Au Carrefour Auteuil de Paris (16e arrondissement), le rituel est bien rodé: plusieurs fois par jour, des camions se massent à l'arrière du magasin pour charger des caddies remplis de victuailles. "On vient récupérer des denrées pour les redistribuer aux familles dans le besoin", explique à l'AFP Louise de Saint-Germain, directrice de "La Main tendue pour demain".

Un partenariat, initié "depuis trois ans et demi, nous permet de collecter 70 tonnes de nourriture par an, soit l'équivalent de 60 à 70 paniers-repas quotidiens", indique la responsable associative.

Le magasin a également noué des contrats avec quatre autres organismes caritatifs pour les approvisionner avec ses invendus alimentaires.

Une équipe spéciale de trois personnes est chargée de collecter plusieurs fois par jour dans les rayons les produits dont la date de péremption arrive bientôt à échéance (par exemple sur un yaourt, cinq jours avant la date limite) ou dont les emballages ont été endommagés, susceptibles d'être donnés.

"L'an dernier, 160 tonnes de nourriture ont ainsi été donnés, soit l'équivalent de 320.000 repas", explique Soëd Toumi, directrice du Carrefour Auteuil.

A l’échelle du groupe Carrefour, c'est l'équivalent de 77 millions de repas qui ont été redistribués en 2014 à plus de 800 associations, ajoute Sandrine Mercier, directrice développement durable du distributeur, rappelant que le premier partenariat de l'enseigne avec les Banques alimentaires remonte à 1994.

Depuis 2012, l'enseigne a également intensifié sa lutte contre le gaspillage, en nommant plusieurs "coachs anti-gaspi", chargés de former les équipes aux bonnes pratiques. Dans les rayons, cela se traduit, outre les dons aux associations, par différentes mesures. Des promotions ponctuelles sont régulièrement instaurées sur les produits à date courte pour éviter qu'ils soient perdus, tout en permettant aux consommateurs de faire de bonnes affaires, explique Mme Mercier.

'javellisation interdite'

Lutter contre le gaspillage passe aussi par une meilleure gestion des stocks, via des prévisions informatiques pour des commandes optimisées ou bien directement au sein des magasins par des systèmes de réutilisation des aliments: les croissants invendus sont ainsi transformés en croissants aux amandes, les framboises un peu défraichies sont utilisées pour confectionner les gâteaux en pâtisserie, etc.

Enfin, depuis janvier 2015, les dates limites de consommation sur les produits de marque Carrefour ont été allongées ou tout simplement supprimées, évitant que ceux-ci soient jetés alors qu'ils sont encore consommables.

Au final, aujourd'hui, "on ne jette quasiment plus aucun produit alimentaire: ils sont soit transformés, soit donnés, soit recyclés", explique Mme Mercier. Car pour les produits impropres à la consommation, Carrefour s'est associé à Veolia pour la méthanisation de ses déchets. Sur le magasin parisien, ce sont ainsi 51 tonnes qui sont recyclés chaque année.

Quant à l'accusation de Ségolène Royal de "javellisation" de certaines denrées, "cette pratique n'existe pas chez nous, elle est tout bonnement interdite", assure-t-elle.

La plupart des autres distributeurs français sont également engagés dans diverses pratiques anti-gaspillage.

Leclerc, Intermarché et Système U ont noué des partenariats avec la start-up "Zéro gachis", pour instaurer des rayons spéciaux pour les produits à date courte, vendus à tarifs réduits, jusqu'à -70%.

Intermarché a également lancé l'an dernier une vaste campagne pour valoriser les "fruits et légumes moches", d'habitude boudés par les consommateurs et souvent destinés à la poubelle. A la clé: un grand succès d'image mais aussi de ventes pour l'enseigne. L'initiative, portée par le collectif "Les Gueules Cassées", a depuis été étendue à d'autres distributeurs (Auchan, Monoprix...).

Enfin, les dons restent monnaie courante: la grande distribution, "avec 31% des dons, est le premier donateur aux associations", indique la FCD (Fédération des entreprises du commerce et de la distribution), qui souligne que le secteur n'est responsable que de 5 à 10% du gaspillage alimentaire en France, loin derrière la restauration (15%) ou les ménages (70%).

"Nous sommes des commerçants. Au-delà des préoccupations environnementales, jeter des choses représente une perte nette pour nous, ce n'est donc vraiment pas notre intérêt de le faire", conclut Mme Mercier.

© 2015 AFP

 

Serres cogénération : 100 emplois à décrocher !

Publié le 06/09/2015 à 03:52, Mis à jour le 06/09/2015 à 06:56

C'est le rendez-vous avec l'emploi à ne pas manquer cette rentrée. Mercredi 9 septembre aura lieu une journée de présentation des métiers et emplois qui verront le jour dans quelques mois avec à la mise en services des serres cogénération. Ce rendez-vous, à l'initiative de la ville et du conseiller régional Denis Parise, se déroulera au Comité de Bassin d'Emploi (allée des écoles à Bessières). Cette journée est miss en musique par la Maison Commune Emploi Formation de Saint-Jean, Pôle Emploi, le CBE du Nord-Est, et la Chambre d'Agriculture. Cette rencontre a pour objectif de mettre en exergue les divers corps de métiers, dont certains totalement nouveaux, sont directement issus du maraîchage. On pourra y obtenir des réponses à un grand nombre de questions mais surtout mieux appréhender ce qui se passera sous les, c'est l'occasion pour les 10 hectares de serres annoncés. Les demandeurs d'emploi peuvent ainsi venir à la pêche aux informations mais également laisser un CV à la maison de l'emploi. La ville, elle en a déjà reçu des dizaines. Gilles Briffaud, propriétaire des serres, sera également présent. «Il reste encore des fiches métiers à peaufiner car les technologies qui sont utilisées ici sont pour certaines totalement nouvelles. Le travail se fait en ce moment. Mais la certitude est que derrière tout cela, c'est environ 110 emplois à moyen terme qui seront proposés pour ces serres qui voient le jour en ce moment», se réjouit Jean-Luc Raysséguier, maire de la commune, et conseiller départemental, aussitôt soutenu dans ses propos par Denis Parise : «Nous devons tout faire pour favoriser l'emploi sur ce secteur qui souffre. Les serres sont une belle opportunité. Mercredi, des professionnels témoigneront, les partenaires présenteront le secteur d'activité, l'économie locale et l'offre de formation. Tous les intéressés pourront être reçus individuellement pour des conseils personnalisés», explique le conseiller régional également candidat aussi au scrutin de décembre.

Bessières, bon élève…

Les serres ne sont heureusement pas qu'un engagement politique ou électoral… Le projet qui a mûri au fil des ans et a moult fois trouvé un écho dans nos colonnes, apportera une nouvelle bouffée d'oxygène dans ce nord encore à la traîne. Sauf à Bessières, cependant. La petite ville fait figure de bon élève en démontrant qu'ici, l'emploi a réellement le vent en poupe. Entre la nouvelle jardinerie Solignac, le nouveau Super U, le développement de Laser Métal, l'arrivée de Brussanges (Cheveux d'Ange) c'est une centaine d'emplois qui auront vu le jour avant la fin de l'année. Les serres, elles, en auront fourni près de cinquante, la cinquantaine d'autres postes restant à pourvoir verra le jour courant 2 016.

Inscription obligatoire auprès des animatrices du Centre de Ressources de la Maison Commune au :

0 5 34 25 02 29

Emmanuel Haillot

 

"On passe pour des allumés": la vie "impossible" des électrosensibles

Publié le 29/08/2015 à 19:43

Marie-France ressent un "coup de poignard dans la tête" à proximité d'un portable, Santé: même éteint. Séverine ne quitte plus ses vêtements cousus de métal. La 4G? Une "catastrophe" pour Olivier. Electrohypersensibles, tous se sont réunis samedi en forêt de Rambouillet pour discuter .

"J'ai l'impression que je suis une extraterrestre", lâche une femme. Brouhaha d'assentiment autour de la longue table de bois. Tour à tour, ces dizaines de personnes souffrant d'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques, réunies à l'initiative du Collectif des Electrosensibles de France et de l'association Priartem, évoquent leur syndrome.

Nausées, épuisement, violents maux de tête sont le lot quotidien de nombre d'entre eux. "Hémorragies des yeux, anales, du nez", complète Antoinette, dans cette clairière en bord de route départementale, à 40 kilomètres de Paris. Comme "un coup de soleil en permanence", confie Sophie. Séverine: "un oursin dans mes poumons".

A la source de leurs maux, décrivent-ils, antennes-relais, portables, wifi, ordinateurs, téléphones sans fil, la 4G, "redoutable" de l'avis de tous, voire simplement le courant électrique. Ou même, pour certains, "une couronne dentaire", "les néons d'un magasin".

L'électrosensibilité n'est pas reconnue officiellement en France comme maladie et fait l'objet de controverses entre experts. Mais ce rassemblement annuel a cette fois une saveur particulière: la justice a reconnu en juillet le droit à une allocation pour handicap grave dû à l'électrosensibilité, une première.

Car le quotidien devient vite invivable. "Impossible de prendre le train, le métro", raconte Séverine: trop de portables dans un espace confiné. Isabelle doit demander à sa famille de lire pour elle ses emails professionnels. En invalidité depuis 2011, Manuel Hervouet, fondateur du collectif, témoigne: "C'est la retraite avant l'heure, l'impasse professionnelle, de faibles revenus".

Peinture anti-ondes

A cela s'ajoute un sentiment de grande solitude. "Un mur total d'incompréhension" de la part du "médecin de village", raconte Séverine. "On passe pour des allumés", abonde Pauline. "Le médecin m'a dit que j'avais besoin de soins psychiatriques", confie Emilia.

Les proches, les voisins ne sont pas toujours compréhensifs. Malgré un "jardin de 3.000 mètres carrés" pour protéger son fils de l'extérieur, il reste un riverain "qui ne veut pas éteindre son wifi", peste Pascaline.

Dans la clairière, on s'échange de bons conseils : traitements, marques de peinture au carbone pour isoler sa chambre, nourriture à éviter. Antoinette témoigne: "Dès que je mange du lactose, j'ai mal au foie et aux doigts de pieds". On discute de l'utilité de porter des sous-vêtements tissés d'argent et de cuivre : Séverine trouve qu'ils la protègent "à 30%".

On se remonte aussi le moral. La voix de Sandy, graphiste, se brise quand elle dit : "Le jour où j'arrêterai totalement l'ordinateur, je fous le camp, je vous le dis clairement".

On réaffirme aussi le besoin de maintenir en France des "zones blanches", sans ondes. Séverine: "En ville, même un cagibi, même un container, je m'en fous! Surtout dans les hôpitaux".

"Le corps médical ne se met absolument pas en branle pour essayer de décrire la maladie", déplore Sophie Pelletier, porte-parole du collectif.

Celui-ci réclame notamment "un moratoire sur les (compteurs électriques communicants) Linky", "la suspension de l'expérimentation des tablettes à l'école", un nouveau rendez-vous au ministère de la Santé ou encore "des mesures urgentes de mise à l'abri" pour les plus atteints par le syndrome.

Ces derniers ne sont pas au rendez-vous, exilés bien loin de Paris. Car, même dans l'isolement apparent de la forêt de Rambouillet, difficile d'être serein. Séverine "sent une antenne-relais". "Moi, je ressens les avions" qui survolent la clairière, dit Antoinette. Rires jaunes dans l'assistance: "On a téléphoné à Air France... Ils sont vraiment pas coopératifs".

© 2015 AFP

 

Électrosensibilité : «Il faut créer des zones blanches»

Publié le 27/08/2015 à 07:59

Comme nous l'annoncions hier, la justice toulousaine a reconnu pour la première fois en France la nocivité des ondes électromagnétiques, en accordant le statut d'adulte handicapé à une plaignante. Depuis, elle fait la Une de tous les médias de France mais tient à rester discrète et tranquille, à l'abri des ondes, dans sa maison de pierres des Pyrénées ariégeoises. Elle ? Marine Richard qui se définit comme «une réfugiée environnementale», est devenue en quelques heures le porte-voix des électrosensibles après la décision du tribunal du contentieux de l'incapacité de Toulouse qui a reconnu comme handicap son syndrome d'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques «dont la description des signes cliniques est irréfutable» (lire notre édition du 26 août). Un syndrome dont Marine Richard, ancienne journaliste et auteur dramatique, souffre de puis 2010. Elle milite dans de nombreuses associations engagées contre les ondes électromagnétiques.

Comment êtes-vous arrivée en Ariège ?

Je me considère comme une réfugiée environnementale. J'ai cherché pendant 1 an et demi, avant d'arriver en Ariège en 2012, un endroit protégé des ondes, où je puisse survivre sans souffrir physiquement.

Vous parlez de survie…

Le mot n'est pas trop fort étant donné les troubles physiques dont j'ai été affectée.

Comment cela se traduit-il ?

Il y a plusieurs types de symptômes. Les premiers sont des douleurs intracrâniennes extrêmement violentes qui peuvent aller de la sensation d'avoir une perceuse qui vous transperce le cerveau ou une sensation d'étau qui vous écrase la tête. Ce sont des douleurs insoutenables qui descendent aussi le long de la colonne vertébrale. Vous avez l'impression que votre tête va exploser. Viennent d'autres problèmes, cardiaques et neurologiques, qui affectent la concentration.

Ces symptômes peuvent-ils disparaître ?

Ces symptômes régressent quand on se trouve à l'abri des ondes. Des études scientifiques montrent que lorsqu'une personne sensible est exposée à des ondes, elle peut avoir une oxygénation cérébrale qui est à 30 % de la normale. Quand elle est à l'abri des ondes, son cerceau fonctionne normalement. ça rend la vie impossible. Le mot survie n'est pas trop fort.

Ce syndrome se soigne ?

La seule thérapie efficace est de se protéger des champs magnétiques. Il y a aussi des palliatifs qui permettent de supporter. Cela fait régresser les symptômes mais ne soigne pas la maladie qui est environnementale.

Votre victoire devant le tribunal va-t-elle faire jurisprudence ?

Il n'y a aucune raison que cela ne le fasse pas. Au-delà de mon cas personnel, il y a des milliers de personnes qui sont dans un état de souffrance intolérable. Cette première victoire va servir d'autres contentieux en cours contre des maisons du handicap ailleurs en France.

Peut-elle faire évoluer la réglementation ?

C'est compliqué de répondre. Le problème aujourd'hui est que les instances décisionnaires sont conseillées par les lobbys. À termes, il est inéluctable que l'état créé des zones protégées pour que certaines personnes atteintes de pathologies comme l'électrosensibilité puissent survivre. Je viens de recevoir le message d'un proche d'une personne qui s'est suicidée car elle ne tolérait plus sa souffrance physique et ne trouvait pas d'endroit où se réfugier.

Selon vous, il faut créer des «réserves» sans ondes ?

Malheureusement, oui. C'est intolérable de dire une chose pareille car on affirme qu'il faut exclure ces gens mais ils sont déjà exclus et ils souffrent physiquement. Il y a urgence à créer des zones blanches, protégées des champs électromagnétiques où des personnes trop affectées peuvent survivre en attendant que la société évolue et qu'on impose aux opérateurs d'abaisser les seuils de pollution. Et ça, c'est une volonté politique qui ne dépend pas de gens comme moi.

Marine Richard a écrit un livre présenté comme « un thriller rocambolesque. » « Sans mobile », Marine Richard, Le Square éditeur.

Recueilli par Arnaud Paul

 

Les dangers du wifi et du téléphone portable

Publié le 19/03/2012 à 09:09

champs électromagnétiques

Médecin et professeur de cancérologie, Dominique Belpomme vient de donner à Colomiers une conférence sur l'impact des champs magnétiques sur la santé. Téléphones portables et wifi sont les cibles principales de ses attaques.

Son affirmation que « 80 à 90 % des cancers sont causés par la dégradation de notre environnement » lui a valu en 2004 une écoute attentive de la population mais aussi les critiques de certains de ses pairs. Président de l'Artac (Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse), le professeur Belpomme est aujourd'hui appelé dans le monde entier pour diagnostiquer des cas de personnes électrosensibles. A l'invitation d'Europe Ecologie - Les Verts, il était vendredi soir à Colomiers.

Quels effets ont les champs électromagnétiques sur la santé ?

Une fois sur deux, les personnes qui deviennent électrosensibles le sont à cause des abus du téléphone portable. 15 % des malades habitent proche d'un pylône, d'une ligne à haute tension ou d'une éolienne. 15 % sont des utilisateurs d'ordinateurs à écrans cathodiques car l'écran plat est moins nocif. Par contre le wifi aggrave énormément le danger. 5 % des malades seulement vivent à côté d'une antenne relais. Le danger vient vraiment du wifi et de l'utilisation abusive du téléphone portable. Il n'y a pas de risques si l'on appelle moins de 20mn par jour et pas au-delà de six minutes par appel. L'oreillette n'enlève rien au danger car elle fait antenne. Seul le haut parleur retire le risque.

Comment devient-on électrosensible ?

Le premier signe d'électrosensibilité est la douleur et la chaleur dans une oreille. C'est ensuite les maux de tête, puis la perte et les troubles progressifs de la mémoire et de la concentration. Certains ne parviennent plus à travailler sur un ordinateur.

Dans quelle proportion la population souffre de cette maladie ?

Selon les pays d'Europe, le taux de personnes électrosensibles varie entre 1 et 10 %. Mais le risque majeur est la maladie d'Alzheimer. Un lien est désormais établi entre l'exposition aux champs électromagnétiques et la maladie d'Alzheimer.

Quels sont vos conseils pour limiter l'exposition aux champs électromagnétiques ?

Ne pas appeler plus de 20 mn par jour avec son téléphone portable et pas plus de 6 mn de suite. Ne pas utiliser de wifi. Les femmes enceintes ne doivent pas utiliser de téléphone portable car le fœtus est extrêmement sensible. L'enjeu est aussi politique et des interdictions doivent être prises interdire le wifi dans tous les lieux publics. Il faut aussi interdire les constructions sous les lignes à haute tension et revoir l'aménagement des antennes relais qui doivent être placées loin des crèches, des hôpitaux… Il est enfin nécessaire de créer des zones blanches sans champs électromagnétiques.

Le chiffre : 0,6

volt > Taux d'exposition. Selon le rapport bioassociatif, le taux d'exposition aux champs électromagnétique devrait être de 0,6 volt par mètre alors qu'il est en moyenne de 41 volts par mètre en France et de 3 v/m en Belgique.

« C'est sur des sujets de société que nous souhaitons porter le débat des prochaines élections législatives ».

Catherine Grèze, députée européenne Europe Ecologie - Les Verts

 

L'innovation organique, c'est le vivant !

Publié le 05/08/2015 à 03:50

A Montjoire, le nouveau commerce Terralba propose de cultiver ses végétaux autrement. Explications avec Xavier dans sa boutique, située au pied du village à côté du Vidalot. «Nous utilisons les savoir ancestraux de manière optimale et fabriquons notre propre thé de compost oxygéné ou TCO. Il s'agit d'oxygéner une solution de compost pour en accentuer tous les bénéfices. »

«Cette solution ne sent pas mauvais, est non pathogène, engraisse et protège les plantes par sa rapidité d'assimilation» nous dit Xavier le «Samouraï du guano» !

En fonction des besoins, il rajoute au TCO, des plantes (luzerne, consoude…) des compléments (guano, spiruline…) mais surtout de la mélasse de canne qui sert de nourriture aux micro-organismes.

Le TCO réduit le coût des amendements et permet de supprimer les pesticides.

Vous trouverez la machine complète en kit, pour fabriquer le TCO, et des packs d'ingrédients chez Terralba à côté du Vidalot.

Sophie et Xavier vous donneront également des conseils éclairés pour améliorer vos cultures. Regardez les plantes qui poussent dans le magasin…

Site : www.terralba.fr ou Tel : 06 64 52 57 07

La Dépêche du Midi

 

Les restes de l'école feront des heureux

Publié le 28/06/2015 à 03:52, Mis à jour le 28/06/2015 à 09:07

Chaque jour, c'est un volume de près de 50 litres d'aliments qui sont jetés, à l'issue des repas servis à la cantine de Bordères. Des restes qui seront désormais réutilisés, pour nourrir des animaux maltraités.

Bordères disposait déjà d'une école avec un haut degré de qualité environnementale. Mais la municipalité a cherché à aller plus loin.

«Ça nous hérissait le poil de jeter tant de nourriture à la fin de chaque service à la cantine, raconte Sandrine Touzet, adjointe à la scolarité, qui estime le volume quotidien ainsi gaspillé à près de 50 litres. Nous offrons des menus de qualité, en essayant d'adapter au mieux la quantité à la demande. Mais il y a toujours du non-consommé et des déchets, même si l'on travaille pour éviter le gaspillage.»

La mairie s'est alors mise en quête d'une solution pour cette nourriture, après avoir obtenu le feu vert de l'administration (DDCSPP). Après avoir sollicité la SPA, c'est finalement l'APPA Equidés, association basée à Escondeaux, qui a répondu à cette proposition.

«Nous récupérons chiens, chats, mais aussi chevaux, cochons et autres animaux de ferme qui sont abandonnés, maltraités ou font l'objet de procédure judiciaire, détaille Deanna Martin, la présidente. Suite aux saisies, nous récupérons constamment des animaux, et notamment du bétail, souvent martyrisé, qu'il faut nourrir. Nous aidons également les personnes âgées isolées, quant au devenir de leur animal de compagnie. Mais nous sommes peu de bénévoles pour toutes ces tâches.»

Et le budget nourriture est, avec celui du vétérinaire, le plus important. D'où l'importance pour l'association de pouvoir bénéficier des aliments non-utilisés par la cantine de Bordères-sur-l'Echez. Désormais, le lundi et le vendredi, à l'issue de chaque service, les bénévoles récupéreront les restes des repas conservés dans une salle réfrigérée. Un apport non-négligeable pour la présidente qui trouve «scandaleux de jeter cette nourriture».

Du côté de la mairie de Bordères, on espère que l'initiative, mise en place dès la rentrée, fera des petits localement.

«On veut être précurseur, assure le maire Christian Paul. C'est très bien d'avoir trouvé cette alternative pour des animaux délaissés. Mais je regrette que l'on ne puisse l'étendre, toujours dans des conditions de sécurité optimale, aux personnes dans le besoin. Mais c'est déjà bien que les plats non-touchés par les enfants puissent faire des heureux…»

Andy Barréjot

 

La Réserve Naturelle Régionale est née !

Publié le 30/08/2015 à 03:51, Mis à jour le 30/08/2015 à 07:34

Au terme d'un long processus de concertation, le conseil régional s'est prononcée le 4 juin 2015 sur le classement en Réserve Naturelle Régionale du territoire de la confluence Garonne-Ariège, qui s'étend depuis Venerque sur l'Ariège et Pinsaguel sur la Garonne, jusqu'à la chaussée de la Cavaletade à Toulouse. Ce territoire est un espace riche en terme écologique. L'alternance de terrains boisés, prairies humides, falaises et cultures agricoles offre une diversité de paysages et une mosaïque d'habitats naturels. Ces milieux sont des lieux de nourriture, d'abri ou de reproduction pour un grand nombre d'espèces. Par ailleurs, réservoir de biodiversité important pour le sud de l'agglomération, il assure un rôle essentiel dans la trame verte et bleue du point de vue des connectivités écologiques. Au cœur de la plaine d'inondation de la Garonne et de l'Ariège le territoire participe également à l'amélioration de la qualité des eaux, à la régulation des débits. Les activités multiples se sont succédé sur ce territoire. Au fil du temps, les «ramiers» ont été cultivés, exploités pour leurs graviers et les sols remaniés puis laissés à l'abandon. Aujourd'hui, espaces agricoles et friches industrielles se partagent l'espace avec une nature en reconquête.

Une vocation pédagogique

C'est un lieu pour des promenades familiales, des parcours sportifs et un formidable terrain d'expérimentation pour l'éducation à l'environnement. La région Midi-Pyrénées s'est engagée à créer des Réserves Naturelles Régionales sur des territoires à forts enjeux écologiques. Sur chaque Réserve Naturelle Régionale s'exerce une réglementation spécifique qui doit permettre d'en assurer la préservation. Ce règlement spécifie les activités qui sont autorisées. Il comprend notamment des mesures de protection de la faune et de la flore, l'organisation de la circulation et du stationnement ainsi que de la navigation sur les cours d'eau, la règlementation des travaux de construction, etc. Dès 2015, un plan de gestion de la réserve sera rédigé en concertation avec les propriétaires et usagers du territoire afin de programmer les actions à mettre en œuvre pour les cinq prochaines années.

La Dépêche du Midi

 

Le poêle «Made in Marciac» lancé en octobre

Publié le 18/08/2015 à 03:50, Mis à jour le 18/08/2015 à 08:25

Comment se chauffer à très bas coût tout en réduisant les gaz à effet de serre grâce à l'utilisation d'une énergie renouvelable ? Cette préoccupation, véritable casse-tête de notre époque a sans doute trouvé une partie de sa solution en Val d'Adour. Les premiers modèles d'un poêle à bois «Made in Marciac» seront en effet disponibles en octobre.

Tout a commencé il y a trois ans, à l'initiative de l'association «Planète Bois», basée à Barbazan-Débat. Leur projet est le développement d'un nouveau concept économique pour lutter durablement contre une précarité énergétique croissante, au travers de la commercialisation d'un nouveau système de Chauffage Economique Performant et Solidaire (CEPS). La technologie CLIOP, un procédé de combustion innovant et point central de la performance a été breveté en janvier 2015. Ce programme, lauréat Eco-Innov 2014, propose des poêles à 90 % de rendement, à très longue durée de vie, et rejetant extrêmement peu de gaz polluants. Cerise sur le gâteau, il s'agit d'un produit «100 % Midi-Pyrénées».

Le second volet de l'innovation sociétale est l'utilisation d'une biomasse renouvelable non exploitée qui se compose de tout le bois issu d'élagage (feuillu ou résineux). Le développement de cette filière bois permettra la création d'emplois non-délocalisables.

La société CEPS Sud-Ouest, fabricant basé à Marciac, distribuera les poêles pour toute personne sensible à une économie d'énergie et à l'environnement.

Charles Mathieu-Dessay

 

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