Adoptez un Hérisson

Une grande opération Coteaux 21 pour passer au ZERO PHYTO !

Dimanche, 04 Octobre 2015 10:25

Revue Presse du 04 10 2015

Écrit par  BELLIS
Évaluez cet article
(0 votes)

SOMMAIRE

Ils ont inventé le BlaBlaCar toulousain, une solution contre les bouchons 1

Tisséo organise des rencontres pour créer des covoiturages 2

Les alternatives à la voiture en ville. 3

Cette ferme biologique où le cheval allume la lumière. 3

Toulouse dit toujours «non» à la solution de la circulation alternée. 4

Deux cocottes pour réduire les déchets de sa poubelle. 5

Roule ma frite devient société coopérative. 6

La Métropole : ville respirable. 6

Entrée en vigueur de nouvelles règles pour les chauffe-eau européens 7

La réserve ConfluenceS Garonne Ariège inaugurée. 7

«L'agriculture industrielle nous coûte très cher». 8

Pour les écologistes, il y a des solutions alternatives 9

Redémarrage puis… arrêt de l'unité 2 de Golfech. 10

Ils ont inventé le BlaBlaCar toulousain, une solution contre les bouchons

Publié le 03/10/2015 à 03:50, Mis à jour le 03/10/2015 à 07:54

La start-up toulousaine Coovia ambitionne de devenir le BlaBlaCar du covoiturage domicile travail en ouvrant un site web qui devrait faire bondir le nombre d'utilisateurs dans l'agglomération.

La start-up toulousaine Coovia détient-elle une des clés pour limiter les bouchons sur le périphérique ? Créée en 2012, hébergée à la Cantine numérique, la toute petite entreprise de trois salariés va passer à la vitesse supérieure en ouvrant la semaine prochaine un site web grand public qui proposera une solution facile pour covoiturer sur de courts trajets, notamment entre le domicile et le travail, dans l'agglomération. David Larcher, 34 ans, ex-ingénieur chez Airbus, le fondateur, Damien Bigot, 30 ans, docteur en intelligence artificielle, le «maître» des algorithmes, et Pol Barrière, 25 ans, titulaire d'un master de marketing, le chargé du développement commercial, voient loin. Si BlaBlaCar a popularisé le covoiturage sur les longs et moyens trajets, les trois jeunes gens ambitionnent de vivre la même success-strory pour les petits déplacements.

Comme une ligne de bus

Sur le site Coviaa.fr, qui remplace dorénavant le site vitrine, conducteurs et passagers peuvent aisément entrer en relation. Les premiers proposent leur trajet : jour, horaire, point de départ et d'arrivée… «Ce circuit devient une ligne de covoiturage», à l'instar d'une ligne de bus, souligne David Larcher. Le «truc» a consisté à «automatiser le trajet» pour rendre la proposition claire et nette. Car pour les petits déplacements, «le conducteur n'est pas prêt à abandonner sa liberté». Donc, ni détour, ni attente ici pour prendre quelqu'un. Mais des points de rencontre identifiés.

Sur son clavier, le covoitureur indique, lui, le jour et la destination. Et apparaissent les propositions. Coovia, qui utilise les données big data de Toulouse Métropole, Tisséo et JCDecaux, panache le trajet, pour des offres plus nombreuses, avec des transports en commun ou des VélôToulouse.

Il suffit ensuite de valider le trajet et de payer par carte bancaire (il n'y a plus de porte-monnaie électronique). Sur 1,50 € par exemple, 1,30 € sera reversé au conducteur et 10 % à Coovia. Une carte du grand Toulouse détaille le parcours choisi. Et si besoin les horaires des bus et disponibilités des Vélostations en temps réel.

Des conventions avec des entreprises permettent à un salarié d'Airbus par exemple de savoir si un de ses collègues covoiture. Coovia compte 3 500 inscriptions aujourd'hui et offre 1 200 trajets. L'objectif est d'atteindre 5 000 inscrits à la fin de l'année. La PME, qui est en train de lever des fonds, envisage cinq embauches.

Le chiffre : 45

minutes >Gagnées. Il faut 1 h 17 pour aller de Ramonville à Colomiers en transports en commun, a calculé Coovia, et 32 minutes en covoiturage. De plus, le conducteur gagne 1,80 € par passager sur ce trajet, soit un potentiel d'économie d'un mois de salaire par an.

« Le conducteur définit un trajet. ça devient une ligne de covoiturage, sans détour, sans perte de temps. »

David Larcher, fondateur de la start-up toulousaine Coovia

Speed dating covoiturage chez Tisséo

Depuis 2010, Tisséo, le réseau de transports en commun de l'agglomération toulousaine, propose un service de covoiturage (covoiturage.tisseo.fr) dont la particularité est d'être gratuit. A ce jour, 4 200 particuliers sont inscrits dans la base de données, ce qui correspond, pour cette année, à une progression de 20 %, avance Marie-Régine Barrau, responsable de la Maison de la mobilité de Tisséo, à Labège, et coordinatrice du covoiturage. Une cinquantaine d'entreprises ou de groupements d'entreprises ont aussi passé des conventions. Jeudi, la Maison de la mobilité organisait un speed dating covoiturage, comme elle le fait depuis plusieurs années. Premier objectif : «dédramatiser le covoiturage», expose la responsable, car «les efforts qu'on est prêts à faire pour partir en vacances sont moins évidents au quotidien». Des témoignages et échanges ont permis aux quinze personnes venues se renseigner jeudi de mieux comprendre comment marche le service. Signalons aussi l'existence de l'association Rézopouce qui propose un auto- stop solidaire dans des arrêts identifiés de l'agglo.

Jean-Noël Gros

 

Tisséo organise des rencontres pour créer des covoiturages

Publié le 01/10/2015 à 03:53, Mis à jour le 01/10/2015 à 07:53

Le covoiturage pour se rendre sur son lieu de travail séduit de plus en plus de particuliers. Le plus difficile dans cette démarche est de trouver des salariés effectuant un trajet similaire. C'est pour résoudre ce problème que Tisséo organise des «speed-dating covoiturage», dont un rendez-vous aujourd'hui de 12 h 30 à 14 heures, à la maison de la mobilité de Labège. Le concept est simple, des salariés et employés travaillant sur la même zone d'activité se retrouvent et échangent à propos de leur lieu de résidence, de travail, de leurs horaires… Pour simplifier la démarche, les participants arborent une pastille de couleur qui signale le secteur géographique dans lequel ils vivent. Une fois regroupés en fonction de leurs déplacements similaires, les participants s'assoient autour d'une table pour évoquer les modalités de transports, tels que le choix de la voiture et du conducteur. «L'objectif d'un tel événement est d'avoir un moment convivial afin de décomplexer les personnes anxieuses à l'idée de faire du covoiturage», explique Marie-Régine Barrau, responsable de la maison de la mobilité.

En parallèle de ces «speed-dating covoiturage», Tisséo dispose d'une base de données contenant l'ensemble des personnes inscrites au service, ainsi que leurs trajets. Environ 4 200 particuliers sont recensés. «Une cartographie avec des points indique les zones ou il y a des profils», précise Marie-Régine Barrau. Une cinquantaine d'entreprises de l'agglomération possèdent une convention en accord avec le service de transports en commun toulousain, dans le cadre du covoiturage. «Tisséo conseille d'essayer de se déplacer en faisant appel à d'autres salariés au moins une fois par semaine», conclut Marie-Régine Barrau.

Benjamin Lacombe

 

Les alternatives à la voiture en ville

Publié le 28/09/2015 à 08:17

Speed Bike ou vélo rapide : Ils ressemblent à des Vélos à assistance électrique, mais peuvent atteindre 45 km/h. Ils doivent être immatriculés, assurés et ne peuvent pas emprunter les pistes cyclables.

Trottinette électrique : Les fabricants rivalisent d'ingéniosité pour atteindre désormais 35 km/h. Sur le trottoir, c'est interdit à cette vitesse. Sur la route, idem. Un statut encore à définir. Mais on en voit dans les rues de Toulouse...

Gyropode et gyroroue : le premier est plus connu, avec son guidon, la police municipale en possède même deux. Le second n'a pas de guidon, mais se révèle stable.

Scooter et moto électriques : Silencieux, sans vibrations, sans carburant autre que l'électricité, ils séduisent les Toulousains.

Vélo classique : Il se vend encore 3 millions de vélos par an en France. Le vélo pliant est plébiscité pour une utilisation dans le métro ou le tramway.

Fixie : Le vélo à pignon fixe, léger et «tendance», plaît aux 16-30 ans. Il n'est pas possible de faire de la roue libre, on est obligé de continuer à tourner les jambes jusqu'à l'arrêt.

Skateboard électrique : Les utilisateurs n'hésitent plus à emprunter les rues toulousaines.

Vélo Cargo : Pour transporter jusqu'à 4 enfants, avec une grande caisse devant le guidon. Très répandus aux Pays-Bas, ils se multiplient en ville. Certains sont équipés de l'assistance électrique.

Covoiturage : Coovia, une start-up toulousaine et Tisséo proposent des services de covoiturage sur de courtes distances.

Autopartage : Citiz et d'autres proposent de la location de voitures à bas prix.

La Dépêche du Midi

 

Cette ferme biologique où le cheval allume la lumière

Publié le 04/10/2015 à 06:10

Environnement

«Allez Pyrène, vas-y» ! La jument ardennaise, 950 kg «de douceur et de puissance» descend tranquillement de la ferme vers les champs des Jardins d'Illas. Elle s'apprête à se mettre au travail. Car ici, point de tracteurs. Ce sont les chevaux qui s'occupent du sol : ils sont chargés de «gratter la terre, de la «décompacter», une méthode plus douce que le labour, qui permet de préserver son activité biologique. Fermiers depuis 2009, les anciens animateurs-nature Guillaume et Mélina Kedryna ont fait le choix d'une agriculture biologique. Leur credo ? «Produire sans nuire, explique Guillaume. D'où l'idée de traction animale». Extraits de plantes en guise de traitement, vente en réseau local, cueillette à la ferme, et donc utilisation de chevaux pour les travaux maraîchers : ils se targuent de produire leurs fruits et légumes dans le plus grand respect de l'écosystème.

La traction animale, une méthode moderne

Des passéistes, ces fermiers écolos ? Guillaume se défend de tout folklore : «au contraire, notre outillage est très moderne. On ne vit pas dans le passé. Nous voulons faire de l'agriculture biologique modeste mais viable.» Tout près, à Rimont, l'association Prommata commercialise des machines agricoles adaptées à la traction animale, parfois plus efficaces que le tracteur, comme pour le binage de précision. «On compense la perte de puissance par une pertinence du matériel traîné par les chevaux», explique Guillaume. Leur activité tournant plutôt bien, les deux jeunes fermiers veulent se tourner vers l'avenir. En projet, une «trépigneuse», un tapis roulant sur plan incliné sur lequel on fait marcher le cheval, avec un système d'engrenage qui entraîne une prise de force sur laquelle différentes machines peuvent être adaptées : une scie à bûche, une perceuse, et autres éléments électroportatifs. En clair : produire de l'énergie en marchant. L'opération a aussi pour but d'entretenir les chevaux : «Ils ont tendance à s'engraisser pendant les mois d'épandage. La trépigneuse va les garder au travail.» Elle devrait voir le jour courant décembre.

En France, de «trépigneuses», il n'en existe que trois. Ce système est plutôt utilisé aux États-Unis, notamment par les Amish. Avec l'aide de deux ingénieurs, Mélina et Guillaume sont sur le point, eux aussi de remonter le temps…

Les jardins d'Illas-Lieu-dit Illas, 09 200 Rivèrenert. Tel 05 34 14 62 23.

Une «Ferme d'avenir»

Les Jardins d'Illas ont été sélectionnés parmi les 200 dossiers d'un concours national lancé par La Ruche qui dit oui et Fermes d'avenir pour «soutenir 13 projets représentatifs de l'agriculture de demain, qui donnent du goût, qui prennent soin de la nature, créent de l'emploi et qui rendent heureux». Seule lauréate des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Rousillon, la ferme a proposé le système de trépigneuse qui lui permettra de devenir entièrement autonome en énergie. Ils ont également le projet d'accueillir le public scolaire dans le cadre du réseau de ferme-écoles de la chambre de l'agriculture. La ferme recevra donc 10 000 euros en automne et jusqu'à 30 000 euros en fonction des dons reçus. Il est en effet possible de participer au financement du projet sur la plateforme www.bluebees.fr.

Amaël François

 

Toulouse dit toujours «non» à la solution de la circulation alternée

Publié le 02/10/2015 à 07:32, Mis à jour le 02/10/2015 à 10:12

Circulation - Déplacements

En réponse à Ségolène Royal qui a annoncé ce mercredi son intention de faciliter la mise en place de la circulation alternée dans les grandes villes de France en cas d'épisode de pollution de l'air, et souhaite impliquer les élus locaux dans la prise de décision, Jean-Michel Lattes, adjoint de Jean-Luc Moudenc en charge des transports, a réaffirmé l'opposition de la ville de Toulouse à ce principe qu'il qualifie de «fausse bonne idée».

Pour l'élu, «le territoire communal, très étendu, est un premier obstacle à la mise en place de la circulation alternée. Si nous voulions l'appliquer, comment le ferions-nous respecter ? Il faudrait des moyens de police dont nous ne disposons pas», considère Jean-Michel Lattes. Il s'interroge par ailleurs sur les garanties d'équité de cette mesure coercitive. «A Paris où elle est déjà à l'œuvre, preuve est faite que les ménages les plus aisés se sont équipés de deux véhicules, l'un immatriculé pair, l'autre impair», indique l'adjoint aux transports.

«Ne pas vouloir utiliser le dispositif de la circulation alternée, ce n'est pas se désintéresser de la question environnementale», précise cependant le bras droit de Jean-Luc Moudenc, en rappelant que «Toulouse s'est engagée dans une démarche pour améliorer durablement la qualité de l'air. Nous venons d'ailleurs d'être retenus dans le cadre de l'appel à projets «Villes respirables en 5 ans», lancé en juin 2015 par la Ministre de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie, Ségolène Royal», souligne Jean-Michel Lattes. Il rappelle les démarches engagées par la ville et l'agglomération en faveur d'une amélioration continue de la qualité de l'air : «développement des mobilités durables avec extension des modes doux en centre-ville ; «Charte Livraison» avec promotion des motorisations alternatives au diesel pour les livraisons des activités du centre-ville, politique de réduction des émissions liées au trafic routier (agro écologie), ou encore extension du plateau de semi-piétonnisation de l'hyper-centre à la rue Bayard ou les places du Salin et Saint-Sernin». Il annonce enfin la finalisation du projet d'aérotram de Basso-Cambo à Rangueil, voire Montaudran, en décembre prochain.

Lionel Laparade

 

Deux cocottes pour réduire les déchets de sa poubelle

Publié le 02/10/2015 à 03:50, Mis à jour le 02/10/2015 à 08:19

Environnement

Réduire ses déchets ménagers avec des poules, ça marche ! Nombre de communes ont adopté cette initiative (cf. encadré). Elles peuvent crier cocorico. Le maire Bruno Dubos et Nathalie Pivotto en partenariat avec Valorizon viennent de leur emboîter le pas, tout comme les communes de Fauguerolles, Mauvezin-sur-Gupie, Lauzun et Astaffort.

Pour 2 €, les Foulayronnais ont la possibilité d'adopter deux poules gasconnes. «L'objectif est de diminuer la quantité de déchets produite par chaque famille pour préserver l'environnement. Chaque jour, les poules prouvent leur efficacité. Ces gallinacés consomment l'équivalent de 150 kg de végétaux par an comme les épluchures, les restes alimentaires ou l'herbe de la tonte».

Les familles prenant part à cette action s'engagent «à nourrir deux poules avec leurs épluchures et restes de repas, doivent posséder un jardin et sont tenues de respecter une charte d'adoption. Il va de soi, prendre aussi soin de ces poules gasconnes, et mesurer chaque semaine la quantité de déchets alimentaires qu'elles donnent».

Une petite contrainte payée en retour par ces cocottes, réputées bonnes pondeuses. Grâce à elles, on peut manger des œufs frais tous les jours.

Tout cela devrait permette de diminuer de 20 à 30 % la quantité de déchets ménagers.

Une journée de distribution sera organisée en novembre. Le guide «Comment prendre soin de mes poules» avec des conseils pour la construction d'un poulailler et un seau gradué pour mesurer les déchets donnés seront distribués. La poubelle devrait ainsi retrouver un poids… plumes !

Renseignements 06 42 60 40 39 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

L'exemple deux-sévriens

En deux 2014, une opération dans le Thouarsais (Deux-Sèvres) portait le nom de code «Cot Cot Collecte». Lors du bilan après avoir comptabilisé le poids des déchets de la maison détournés vers l'alimentation des poules, les résultats sont éloquents. Avec un tiers de poubelles en moins !

L'expérience a été vécue par dix familles du Thouarsais. Le résultat est éclatant : deux poules allègent la poubelle de 84 kg de déchets par an par famille. Soit plus de 30 %. La production était de 552 œufs, toujours par famille et par an.

15, c'est, en euros, le coût moyen d'une poule pondeuse.

La Dépêche du Midi

 

Roule ma frite devient société coopérative

Publié le 30/09/2015 à 03:52, Mis à jour le 30/09/2015 à 08:29

Environnement - Développement durable

Roule ma frite 31 est une association qui propose des solutions de collecte sur le territoire toulousain, transformation et distribution en circuit court des huiles alimentaires usagées. L'association a collecté en 2014 plus de 30 tonnes de déchets que RMF31 valorise. Des investissements sont nécessaires pour maîtriser les coûts et la qualité. Pascal Valat, coordinateur de la structure explique cette évolution.

Roule ma frite va passer d'un statut d'association en SCIC. Expliquez ce qu'est une SCIC ?

C'est une Société Coopérative d'Intérêt Collectif. Elle permet d'associer autour du même projet des acteurs multiples : salariés, particuliers, collectivités publiques, entreprises… Elle répond aux besoins collectifs d'un territoire et s'inscrit dans une logique de développement durable et local. Cela permet à tout acteur intéressé d'investir dans la SCIC qui est une entreprise avec deux caractéristiques : avoir une utilité sociale et un modèle économique dans lequel les collectivités locales ont le droit d'être sociétaires. Le passage de Roule ma frite en SCIC est prévu pour cet automne. Le dossier est piloté par l'URSCOP pour une levée de fonds de 50 000 euros environ.

Avez-vous des mairies intéressées ?

J'ai fait une présentation devant le Sicoval il y a quelques jours et j'ai reçu un accueil très favorable. Les maires de la communauté des communes ont été très à l'écoute de ce que nous leur proposons : une meilleure gestion du déchet en circuit court et une valorisation de ce déchet en huile de chauffage et en huile filante pour tronçonneuses pour les espaces verts. La mairie de Ramonville nous soutient depuis le début : la Maison de l'Economie Solidaire est chauffée avec l'huile ainsi valorisée.

Auprès de qui collectez-vous ?

Des restaurants, des cantines d'entreprises, des établissements publics et dernièrement, le collège André-Malraux de Ramonville. C'est le premier collège à participer à la dynamique territoriale, on espère que d'autres suivront. Nous allons collecter 60 tonnes de déchets cette année, soit une progression de 100 %. C'est aussi 5 emplois créés et une perspective de 7 d'ici 3 ans.

Recueilli par Virginie Lacaze

 

La Métropole : ville respirable

Publié le 29/09/2015 à 08:03

Environnement - Qualité de l'air

Toulouse Métropole a été retenue dans le cadre de l'appel à projets «Villes respirables en 5 ans», lancé en juin 2015 par la Ministre de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie, Ségolène Royal. Toulouse est la première des grandes villes de France pour la qualité de l'air que l'on respire selon le dernier classement «Respire». Cet appel à projets permettra à Toulouse Métropole de bénéficier d'un appui méthodologique et financier de la part des services de l'Etat et de l'ADEME pendant 5 ans, avec un accompagnement financier pouvant atteindre un plafond maximal d'1 million d'euros.

La Dépêche du Midi

 

 

Entrée en vigueur de nouvelles règles pour les chauffe-eau européens

Publié le 25/09/2015 à 19:11

Ces mesures s'inscrivent aussi dans le programme de l'Union européenne visant à lutter contre sa dépendance énergétique. RelaxNews  /  beccarra/Shutterstock.com

(AFP) - De nouvelles règles vont s'appliquer dès samedi pour les chauffe-eau, pompes à eau et autres chaudières vendues dans l'Union européenne, qui devraient permettre des économies d'énergie comparables "à la consommation annuelle combinée du Portugal et de l'Autriche".

Le dispositif doit permettre de réduire la facture énergétique européenne "de plus de 20%". "Les mesures vont aussi contribuer à réduire la consommation en énergie --l'équivalent de la consommation d'énergie primaire par an du Portugal et de l'Autriche--, et à réduire les émissions de CO2 --l'équivalent des émissions de CO2 de la Belgique", s'est félicitée la Commission européenne dans un communiqué diffusé vendredi.

La nouvelle réglementation européenne sur l'éco-conception et l'étiquetage énergétique pourrait permettre jusqu'à "275 euros d'économies par ménage par an", en remplaçant un ancien chauffage à gaz par un nouveau système à condensation, ajoute encore la Commission.

Ces mesures s'inscrivent aussi dans le programme de l'Union européenne visant à lutter contre sa dépendance énergétique: de telles économies doivent permettre de réduire les importations, de l'équivalent de 418 millions de barils de combustible par an.

"L'impact de ces nouvelles normes va prendre un peu de temps, pendant le remplacement progressif des équipements, mais c'est un pas de géant vers une réduction des factures et pour s'écarter de fournisseur d'énergie peu sûrs comme la Russie", a commenté de son côté Stéphane Arditi, de l'ONG environnementale Coolproducts.

RelaxNews

 

La réserve ConfluenceS Garonne Ariège inaugurée

Publié le 25/09/2015 à 03:52, Mis à jour le 25/09/2015 à 08:57

Environnement

En 2007, l'association ConfluenceS Garonne-Ariège était créée pour protéger la zone naturelle que constituent les zones humides et inondables de l'Ariège et de la Garonne de Venerque jusqu'à Toulouse. Avec le soutien de Nature Midi-Pyrénées, et après multiples concertations de tous les acteurs, le conseil régional s'est prononcé, le 4 juin, sur son classement en Réserve Naturelle Régionale (RNR).

«La création de la RNR est la récompense d'une démarche ambitieuse et innovante pour la gestion de ce territoire, menée par les acteurs locaux, élus, associations, fédérations d'usagers, représentants économiques» précisa, lors de son inauguration, Jean Louis Coll, maire de Pinsaguel et nouveau président de Confluences, en présence de Martin Malvy , président du conseil régional, de Pascal Mailhos, préfet de région Midi-Pyrénées et de Jérôme Calas, président de Nature-Midi-Pyrénées. Jacques Oberti, président de l'intercommunalité du Sicoval, représentait Clermont-le-Fort, Goyrans, Lacroix-Falgarde et Vieille-Toulouse, qui bien que constituant le cœur de cette RNR étaient un peu oubliées. De nombreux élus ( maires, député, sénateur, conseiller départemental ou régional) étaient présents.

Jean-Louis Coll rendit hommage à son prédécesseur Christophe Laverty qui fut le principal moteur dans la création de la RNR. Martin Malvy, revenant d'une réunion COP21 de Paris, souligna l'importance de la sauvegarde de la nature indiquant : «Notre planète vit à crédit de ses ressources depuis août». Alors qu'il rappelait le rôle de l'État, le préfet fut interrompu par le vol d'un aigle botté hôte de ces lieux, qui venait sans doute saluer toutes ces bonnes volontés associées à préserver son territoire naturel.

Un lieu d'échange culturel

Samedi, le public participa aux balades à pied et en kayak qui convergeaient vers le village ConfluenceS au château Bertier. À midi, l'école de musique de Portet donna un concert. Le projet de réhabilitation du château Bertier du XVIIIe prévoit un lieu d'échanges culturels, avec trois salles de cinéma Utopia, une salle de spectacle, un restaurant...

La zone de Confluence est remarquable par la grande richesse de son milieu naturel qui abrite plus de 500 espèces végétales et une grande diversité d'espèces animales.

La Dépêche du Midi

 

«L'agriculture industrielle nous coûte très cher»

Publié le 29/09/2015 à 07:37

Agriculture

«Si ce type d'agriculture fonctionne c'est parce qu'il y a des produits de qualité et de moindres coûts. Le fait d'être autosuffisant pour l'alimentation animale est à comparer avec ce qui est arrivé cet été aux éleveurs porcins et laitiers.

Le maïs et soja importés coûtent extrêmement cher à l'agriculture industrielle qui fournit des produits bas de gamme, donc vendus à bas prix mais à des coûts parfois exorbitants. En circuit court, ce type de production valorise ce qui ne coûte rien avec des gestes simples : ne pas laisser les rayons du soleil tomber à terre, associer une céréale avec une légumineuse, faire en sorte que les protéines végétales soient produites sur place.

Notre agriculture industrielle nous coûte très cher. Il a été longtemps considéré que produire le moins cher possible, c'était remplacé des hommes par des machines, c'était remplacé des gens qui désherbaient par du désherbant et on ne s'est pas rendu compte que l'on détruisait de l'emploi . Aujourd'hui, l'agriculture en crise, celle qui manifeste, c'est celle qui pratique l'agriculture industrielle. Les grandes surfaces, pour vendre peu cher, demandent un produit standardisé. Elles incitent à l'endettement. Nous n'avons pas su prendre le virage à temps lorsque la France est devenue excédentaire dans des produits industriels bas de gamme. Nous avons continué à subventionner nos exportations plutôt que de changer de modèle agricole. Aujourd'hui, nous exportons des poulets bas de gamme, des cochons bas de gamme, de la poudre de lait alors que nous importons les protéines végétales dont se nourrissent ces animaux. C'est l'ensemble des peuples du monde qui ont intérêt à gérer en circuit court les ressources naturelles renouvelables de leur territoire. Il faut revoir les échanges internationaux et ne pas les fonder sur le libre-échange alors que d'un côté on a des gens qui travaillent à la main face à des machines. Ils sont les migrants de demain.

La politique agricole ne doit pas être le versement d'aides directes. Les agriculteurs ne sont pas des mendiants. Sur les 8 milliards d'euros de la politique agricole commune, il faut transférer une partie de ces subventions (1,6 milliard) à la restauration collective et faire du bio. Le surcoût sera ainsi à la charge de l'union européenne et non des parents ou des collectivités. L'agriculteur aura enfin une production de proximité sur un marché rémunérateur.

Avec le reste, on peut financer de nouvelles pratiques sur le sol, la plantation de légumineuses, les haies…Mais cela prendra du temps.»

Propos recueillis par PG

 

Pour les écologistes, il y a des solutions alternatives

Publié le 30/09/2015 à 07:44

Transports - Les opposants

En avril, la commission d'enquête considérait que Bordeaux-Toulouse et Bordeaux Dax n'étaient pas des projets d'utilité publique. Ces conclusions négatives avaient aussitôt relancé le débat autour de solutions alternatives à la grande vitesse beaucoup moins onéreuses.

Les élu-es Europe Écologie Les Verts avaient vu dans la décision de la commission la validation des arguments qu'ils développaient depuis plusieurs années. Même perception du côté du Parti Occitan pour qui la priorité serait de moderniser les voies actuelles pour atteindre des vitesses optimales. Tout cela intégré à une vision plus équilibrée du territoire prenant en compte également la rénovation de la ligne Paris-Orléans-Toulouse-Limoges (POLT), la modernisation de la ligne Bayonne-Toulouse et la réouverture complète de l'axe international entre Bordeaux et Saragosse par Pau et Huesca, ainsi que l'amélioration de l'axe Toulouse-Barcelone par Narbonne.

Une étude indépendante dite Claraco commandée par un collectif d'élus et d'association a voulu démontrer que l'aménagement de la ligne existante permettrait d'économiser six milliards d'euros.

«La grande vitesse du futur, c'est la ligne actuelle entre Dax et Bordeaux rénovée. Ce sont des trains roulant à 220 km/h. Cela coûtera beaucoup moins cher et permettra de ne pas attendre une hypothétique LGV déficitaire en 2040, voire 2050. En poursuivant sur la voie de la LGV, nous ferons payer nos enfants pour des projets inutiles», estimait, hier, David Grosclaude, conseiller régional d'Aquitaine (Partit Occitan).

Quant au député girondin Gilles Savary, il propose depuis des mois une stratégie à l'allemande, où les trains rouleraient à 249 km/h, parce qu'à 250 km/h, on tombe sous la norme grande vitesse européenne qui impose du matériel de voie, de caténaire et de train très coûteux.

Et de rappeler aussi qu'une augmentation de vitesse a des impacts exponentiels sur les coûts d'investissement et d'exploitation. En janvier, dans Le Journal des entreprises, Gilles Savary indiquait que RFF avait préparé un contre-projet à 2 milliards d'euros qu'il était interdit d'évoquer, mais qui passait par une rénovation de la voie classique vers Toulouse et l'Espagne. Mais il y a eu une interdiction politique de sortir ce projet…

La Dépêche du Midi

 

Redémarrage puis… arrêt de l'unité 2 de Golfech

Publié le 29/09/2015 à 03:52, Mis à jour le 29/09/2015 à 07:33

Énergie - Nucléaire

Le 27 septembre 2015, les équipes de la centrale nucléaire de Golfech ont redémarré l'unité de production n°2 en la couplant au réseau électrique. Puis, 24 heures plus tard, cette unité s'est mise en sécurité pour une cause encore indéterminée hier soir.

L'unité de production n°2 était à l'arrêt depuis le 1er août afin de procéder au renouvellement d'un tiers de son combustible. Au cours de cette période, de nombreuses actions programmées de contrôle et de maintenance des installations ont été effectuées. Près de 5 000 activités ont ainsi été réalisées, mobilisant environ 900 intervenants représentant 50 entreprises extérieures. Ces intervenants sont venus renforcer les 760 agents de la centrale de Golfech et les 200 salariés des entreprises prestataires permanentes.

Depuis son couplage au réseau le 27 septembre, l'unité de production n°2 fournissait donc à nouveau de l'électricité sur le réseau national de transport d'électricité. Mais depuis hier soir 19 h 30, elle s'est arrêtée. Les équipes sont à pied d'œuvre pour déterminer les raisons de cette mise en sécurité.

Avec ses deux unités de production de 1 300 MW chacune, la centrale nucléaire de Golfech produit chaque année entre 17 et 20 milliards de kWh (environ 4 % de la production d'électricité d'EDF en France), soit l'équivalent de la consommation électrique de la région Midi-Pyrénées.

La Dépêche du Midi

 

 

Login to post comments

L'association Coteaux21

Les statuts de l'association coteaux21 (cliquez sur le lien)

Le bulletin d'adhésion (cliquez sur le lien)

Comment participer

Publier des articles, animer des ateliers, proposer des sujets, des thématiques...
contactez nous

Qui sommes nous ?

Débuté en 2006 par une poignée de citoyens, l'association regroupe aujourd'hui de très nombreuses familles désirant agir pour un futur plus soutenable, sans attendre que tout vienne d'en haut.