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Une grande opération Coteaux 21 pour passer au ZERO PHYTO !

Lundi, 02 Novembre 2015 16:36

Revue Presse du 02 11 2015

Écrit par  BELLIS
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Avertissement : "Cette revue de presse est établie par la commission communication de Coteaux 21 pour un usage documentaire interne uniquement. Les articles sont protégés et soumis aux droits de leurs auteurs et éditeurs respectifs, toute reproduction ou diffusion hors ce cadre privé est strictement interdite."

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SOMMAIRE

Les beaux jours de la maison écolo. 1

Nicolas Dubousquet pionnier de la bûche écologique. 2

Le goût du recyclage. 3

Une étude sur le bilan carbone de la commune. 3

Réchauffement climatique : quel impact sur le Grand Sud ?. 4

Les constructeurs sous-estiment la consommation de leurs véhicules 5

Dioxyde d'azote : le polluant qui fait tache. 7

Greenpeace s'attaque aux pesticides et cible Leclerc. 7

Greenpeace va travailler avec Leclerc. 8

Les Jardins du Girou inaugurés 9

Électrosensible, allocation en vue. 9

L'intelligence des abeilles décryptée à Toulouse. 11

Les beaux jours de la maison écolo

Publié le 02/11/2015 à 03:49, Mis à jour le 02/11/2015 à 07:38

Le CAUE du Tarn a souhaité mettre en valeur une conception de maison qui utilise au maximum les ressources de son environnement. La maison bioclimatique de Marzens est un modèle d'écoconstruction.

Une maison bioclimatique ? Tout simplement un habitat qui utilise au maximum les ressources de son environnement, pour diminuer, voire supprimer, sa consommation d'énergie, minimiser son impact sur l'environnement, et faire en sorte que ses habitants se sentent bien sans gaspiller. Derrière cette définition, une réalité. Les visiteurs de la maison bioclimatique de Marzens ont pu s'en rendre compte vendredi dernier. L'organisateur, l'Espace Info Energie du Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE) du Tarn a tenu a mettre en valeur cette réalisation conçue par Sandra Périé, architecte à Lisle sur Tarn.

«Je suis passionnée par l'architecture traditionnelle et l'architecture bio-climatique. Cette étude du bâti ancien m'a amenée à voir que l'influence de l'environnement, du climat et du site ont toujours guidé l'homme dans la construction de son abri. C'est donc tout naturellement que l'éco-construction participe à mes projets, avec l'idée que grâce à une conception en symbiose avec l'environnement naturel, les conditions de confort et de vie peuvent être réunies», explique-t-elle.

«C'est un cocon»

L'habitation a été construite sur une plate-forme en bois sur pilotis pour s'adapter à la pente du terrain orientée Nord et ainsi venir chercher le soleil au Sud.

«C'est un cocon pouvant se suffire à lui-même, avec un impact sur son environnement quasi nul : isolation des murs en blocs de chaux chanvre et laine de bois, cloisons en terre crue et chaux/chanvre pour l'inertie thermique, solaire passif, chauffage par poêle à bois, menuiseries mixte bois/alu triple vitrage, récupérateur de chaleur sur eaux usées, phytoépuration et toilettes sèches, production d'électricité par centrale photovoltaïque».

Le confort thermique est au centre du concept. Nos ancêtres savaient qu'il fallait minimiser les ouvertures au nord, se protéger du vent, bien isoler, et surtout utiliser des matériaux qui ont une bonne inertie thermique. La maison bioclimatique va bien au-delà de ces recettes de grand-papa : l'environnement n'est pas considéré comme hostile au confort de l'être humain, mais comme la source potentielle de son confort.


Deux autres visites au programme

Vous souhaitez participer aux prochaines visites ? Le 6 novembre, à 15 h, à Roquevidal, découverte d'une maison contemporaine conçue par Yannick Bertone, architecte à Lavaur, adaptée à un terrain particulièrement pentu. De grandes ouvertures au Sud permettent de profiter gratuitement des apports solaires hivernaux. Une toiture végétalisée couvre l'ensemble. Des panneaux solaires thermiques assurent l'eau chaude sanitaire. Le 20 novembre, à 15 h, à Albi, le CAUE 81 prend en exemple la réappropriation d'une ancienne maison de ville des années 30. Le projet a permis la réhabilitation de la partie ancienne et la construction d'une extension, pour créer un séjour / salle à manger, une cuisine, un bureau et deux terrasses permettant d'ouvrir la maison sur les espaces extérieurs. Des choix simples mais judicieux et cohérents de Paul-Etienne Guillermin, architecte à Albi. Renseignements et inscriptions : du lundi au vendredi de 9 h à 12 h au 05 63 60 16 80. ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Richard Bornia

 

 

Nicolas Dubousquet pionnier de la bûche écologique

Publié le 15/10/2015 à 03:53, Mis à jour le 15/10/2015 à 07:38

C'est une nouvelle étape que franchit Nicolas Dubousquet dans la diversification de son groupe Agri. En lointain disciple de Lavoisier, il a fait sa devise du «rien ne se perd, tout se transforme». Pionnier de la méthanisation, cet entrepreneur montanais de travaux forestiers valorise tous les sous-produits du bois comme de la biomasse. Un des maillons de son économie circulaire l'amène à réaliser des bûches à base de chêne et de hêtre tarnais (Grésigne, Montagne Noire), qu'il commence à commercialiser sur internet, sous la marque «Mademoiselle Bûche». «Ce produit nous permet de valoriser environ 12 000 tonnes de plaquettes forestières par an». Le bois est d'abord trié par essence, puis criblé en plaquettes. L'opération permettra de réduire le taux de cendres à moins de 1 % et d'optimiser le pouvoir calorifique. Le séchage -par la chaleur en provenance de l'usine de méthanisation- réduira le taux d'humidité à moins de 12 %, sous contrôle quotidien du laboratoire d'analyse. Une fois la granulométrie satisfaisante, a lieu le compactage par deux presses à piston, sans aucun additif.

Trois atouts maîtres

La bûche est ensuite refroidie en bout de ligne -66 mètres plus loin- avant d'être emballée. Elle doit être bien froide pour éviter toute condensation dans le pack. Une palette d'une tonne chauffe comme le feraient 4 stères de bois traditionnel. «Son pouvoir calorifique de 4,7 kWh et son faible taux d'humidité la rendent trois fois plus performante que le bois», garantit Nicolas Dubousquet. Ce produit 100 % naturel de 30 cm de long présente une écorce lisse qui évite les salissures ainsi qu'un format facile à ranger. «Mademoiselle Bûche» laisse peu de cendres. Son compagnon «Monsieur Bûche», capable de tenir la nuit (6 à 8 heures de combustion), va sortir sous peu. Le prix d'une palette d'une tonne est de 320 € TTC, livraison comprise dans la France entière sous 6 ou 7 jours. Naturelle, pratique et performante : trois atouts qui devraient lui valoir une percée commerciale sur le marché français.

Infos sur www.mademoisellebuche.com

Le goût du recyclage

Publié le 16/10/2015 à 03:52, Mis à jour le 16/10/2015 à 08:40

Les gourdes de compotes à boire sont nomades et pratiques occasionnellement mais pas l'idéal pour la planète. Les parents sont nombreux à avoir adopté ces petites gourdes de compote et à les glisser dans les sacs de leurs enfants : c'est si pratique, si ludique et ça permet de faire manger des fruits aux petits !

Pour remédier à ce problème l'Association des Parents d'Elèves a mis en place, depuis l'année dernière le recyclage des gourdes de compotes à l'école. Des poubelles, dédiées à cette collecte, ont été installées dans les cours de maternelle et d'élémentaire. Ces gourdes, qui remplissaient jusque-là les poubelles de l'école sont récoltées et envoyées gratuitement à la société Terracycle qui collecte et recycle des produits pour lesquels il n'existe pas d'autres solutions de recyclage en France. Les gourdes sont grossièrement broyées puis nettoyées pour enlever toutes traces de résidus organiques. Elles sont ensuite broyées en fines paillettes, qui peuvent alors être réutilisées dans la fabrication d'objets d'usage courant, tel que du mobilier de jardin.

L'opération qui a débuté en avril 2015 a permis de récolter 8875 gourdes, soit 88,75 euros et ceux en seulement trois mois.

Face à ce succès, l'Association de Parents d'Elèves continue l'opération. Dès la rentrée, les poubelles spéciales «collecte des gourdes» ont été de nouveau opérationnelles. Les enfants ont très vite repris l'habitude de jeter leurs gourdes vides dans les poubelles adéquates. Chacun peut participer au programme en venant déposer ses gourdes soit à l'école, soit en les déposant à la mairie, dans un emballage propre et fermé. Une bonne manière de leur donner une deuxième vie et de participer à une bonne action !

 

Une étude sur le bilan carbone de la commune

Publié le 15/10/2015 à 03:55, Mis à jour le 15/10/2015 à 08:25

La semaine dernière, Gilles Joviado, maire de Buzet-sur-Tarn, et Claire Neirinck, conseillère municipale déléguée, ont reçu un groupe d'étudiants inscrits en cinquième année à Sciences-Po Toulouse et préparant la spécialité «Etre consultant en développement durable» du diplôme «Risques, sciences, environnement et santé» dirigé par Julien Weisbein, chercheur en science politique. Ils étaient accompagnés des deux responsables de leur spécialité, Cécile Maupeu et Julien Py. Ils ont proposé de réaliser le bilan carbone de la commune, à l'initiative de Cécile Maupeu, consultante en développement durable et intervenante à Sciences-Po. Installée depuis plusieurs années au village, elle a naturellement choisi Buzet-sur-Tarn pour cette étude.

Au cours de ce premier contact, il a été convenu que le bilan dressé se limitera à la collectivité (patrimoine immobilier de la commune et activités du personnel communal) et ne concernera pas les activités des habitants, qu'elles soient privées ou professionnelles. Ce travail portera sur le bilan carbone, permettra de valoriser les bonnes pratiques, d'intégrer cette problématique universelle dans les démarches futures et d'amorcer des stratégies de réduction des gaz à effet de serre. En outre cette démarche est tout à fait conforme à la volonté municipale d'imposer Buzet-sur-Tarn comme le poumon vert du Nord Toulousain.

Cette étude va se dérouler en quatre étapes : la collecte des données, leur exploitation, la recherche de pistes d'action et d'amélioration et, enfin la restitution du travail des étudiants à la mairie, prévue début décembre 2015. Cette prise de contact s'est terminée par une visite du village que la grande majorité des étudiants découvraient. À travers leur travail, ils espèrent contribuer à leur manière à sa préservation.

 

Réchauffement climatique : quel impact sur le Grand Sud ?

Publié le 02/11/2015 à 07:40, Mis à jour le 02/11/2015 à 07:47

Environnement

Arnaud Reynaud, chercheur à l'Inra Toulouse, l'affirme : «l'agriculture est le secteur économique pour lequel les épisodes de sécheresse se traduisent par les pertes les plus élevées…» Les céréaliers le savent. Ils abandonnent peu à peu le maïs au profit du sorgho moins sensible à la canicule. Certes, le maïs reste roi, notamment en Aquitaine, la 1ère région par l'étendue des surfaces. C'est le maïs qui consomme le plus d'eau : jusqu'à 2 400 m3 à l'hectare quand il fait très chaud ! Mais les superficies tendent malgré tout à reculer : -12 % en Midi-Pyrénées, -10 % en Aquitaine ces dernières années. Pour pousser, le sorgho a besoin de 40 % de moins d'eau que le maïs.

Et le vin ? Avec le réchauffement climatique, il sera plus sucré, verra sa composition modifiée. «Figées dans des systèmes d'appellations dépassées, la vigne et le vin de la vieille Europe ont le choix entre évoluer ou disparaître sous les coups de butoir du changement climatique, soulignent Valéry Larammée de Tannenberg et Yves Leers dans un ouvrage intitulé «Menace sur le vin» (Buchet/Chastel). Les cartes des vins vont être redistribuées à l'échelon planétaire, mais aussi en France et aux États-Unis.

Les océans

À Toulouse, les chercheurs n'en reviennent pas. Que ce soit au CNES de Toulouse (spécialiste de l'altimétrie spatiale), au Legos (laboratoire du CNRS), à Mercator Océan (qui s'est vue confier la surveillance des océans dans le cadre du programme européen d'observation de la Terre Copernicus), on ne comprend toujours pas pourquoi l'océanographie a été longtemps exclue du programme de la COP 21. Il a fallu beaucoup insister pour intégrer l'océan dans les négociations sur le climat. Et rappeler que l'océan, c'est tout de même 70 % de la surface de la terre !

Pourtant, l'élévation du niveau des océans et l'érosion des côtes s'observent sur une large partie du littoral français. L'exemple de Lacanau, souvent évoqué dans ces colonnes, en est la preuve évidente. Plus de 40 % des côtes sableuses sont en recul.

Il est clair que la fonte des glaces terrestres va entraîner un transfert de leur volume vers les océans et provoquer leur montée. Certains scientifiques ont affirmé que la fonte du Groenland élèverait ce niveau de sept mètres, et celle de l'Antarctique occidental de cinq mètres.

Les glaciers

Le constat ressort chaque fois qu'on évoque le réchauffement de la Terre. depuis au moins un siècle, les glaciers fondent comme neige au soleil, dans un mouvement qui n'a fait que s'accélérer ces dernières décennies.

Les glaciers ont toujours constitué un parfait baromètre de l'évolution climatique. Ossoue, dans les Pyrénées centrales, a perdu près de 60 % de sa surface en cent ans. Celui du Taillon pourrait disparaître dans trois décennies. C'est ce que révèlent les mesures de variation annuelles de longueur, de surface et de volume effectuées depuis douze ans selon un protocole identique. C'est le pyrénéiste Pierre René qui effectue ces relevés après avoir créé en 2001 l'association Moraines.

Avec 2 degrés de plus sur le thermomètre, le nombre de jours de neige au sol diminuera de 30 %.

Selon Pierre René, les trente glaciers actuels devraient disparaître d'ici 2050. Un phénomène à surveiller de près. La poursuite de la fonte des glaciers occasionnera des inondations par la rupture de lacs glaciaires, ainsi que des pénuries d'eau pour des millions de personnes.

Les grottes

On ne le dit pas toujours, mais le changement climatique aura des conséquences désastreuses sur notre patrimoine archéologique si nous ne nous y prenons pas à temps. Très concernées, les grottes ornées du paléolithique qui, entre Lascaux et Cougnac, Pech Merle et Niaux, font la réputation du Grand Sud.

Voilà des années déjà que la DRAC et des bureaux d'études, comme Géologie Environnement Conseil à Saint-Girons (09) étudient les menaces que constituent les micro-organismes (bactéries, champignons, etc.) pour la conservation des œuvres pariétales. Les bactéries sont liées à la formation des cristaux de gypse, dont les dépôts blanchâtres effacent progressivement les peintures rupestres. Faudra-t-il un jour fermer les grottes pour les soustraire aux variations de température et d'humidité ? Marsoulas, en Haute-Garonne, fut la première grotte ornée classée au titre des monuments historiques. Mais elle a souffert pour avoir été trop longtemps ouverte au public. Et le changement climatique, l'effet de serre ne feront malheureusement qu'accroître cette tendance.

La santé

On n'en doutait pas : le changement climatique aura des implications directes sur la santé. Davantage de précipitations et de fortes vagues de chaleur provoqueront une augmentation de la mortalité. En 2003, pendant la canicule, 35 000 personnes sont décédées en Europe. Cet été en France, 3 300 décès supplémentaires ont été enregistrés lors des trois épisodes caniculaires. Soit une hausse de la mortalité de 6,5 % entre le 29 juin au 9 août, selon des chiffres fournis par l'Institut de veille sanitaire (InVS). Dans les pays en développement, les vagues de chaleur sont à l'origine du même phénomène, difficile à quantifier toutefois en l'absence de données statistiques.

Les hausses du thermomètre influeront aussi sur la propagation de vecteurs de maladies comme les moustiques. En Afrique, on observe déjà un développement de la malaria. Et on redoute dans le sud-ouest de la France l'arrivée du moustique tigre responsable du chikungunya à l'origine de fièvre et de douleurs articulaires. Pour l'instant, l'insecte s'est cantonné au DOM-TOM, mais pour combien de temps ?

J.-M. D.

 

Les constructeurs sous-estiment la consommation de leurs véhicules

Publié le 31/10/2015 à 07:18, Mis à jour le 31/10/2015 à 10:00

La consommation de carburant des principaux modèles de voitures vendus en France est largement sous-estimée par rapport aux données des fabricants, selon Auto Plus. Citroën, Peugeot et Renault comptent parmi les constructeurs dont les modèles sont les plus éloignés de la réalité.

Dans un contexte de suspicion sur les performances réelles des véhicules suite au scandale Volkswagen, le magazine Auto Plus a testé la consommation de carburant des principaux modèles vendus en France et relevé une sous-estimation massive par rapport aux données des fabricants.

Sur 1 114 modèles testés, les chiffres de consommation relevés en conditions réelles par le laboratoire du magazine spécialisé Auto Plus, comparés à ceux qu'annoncent les marques, révèlent un écart moyen de +37,2 %. «En clair, vous pouvez ajouter près de 2 l/100 km à la valeur annoncée par le constructeur», résume l'hebdomadaire.

«Sésame pour une commercialisation en Europe, l'homologation délivrée par l'Union technique de l'automobile, du motocycle et du cycle (UTAC) est bien loin des contraintes réelles», explique l'article au sujet des différences enregistrées dans les résultats.

Citroën, Peugeot et Renault comptent parmi les constructeurs dont les modèles sont les plus éloignés de la réalité. C'est le cas en particulier de leurs derniers diesels Euro 6 sur lesquels existent des écarts compris entre +50 % et +74,3 % par rapport aux valeurs homologuées.

Le magazine se demande «si leur système de dépollution, assez gourmand en carburant dans la vraie vie, est autant sollicité lors de l'homologation».

Réagissant à l'enquête, un porte-parole de PSA Peugeot Citroën remarque que «la consommation moyenne de la gamme PSA (6,55 l/100 km) ressortait inférieure à la moyenne des constructeurs (7,03 l/100 km)».

Il y a quelques jours, le scandale Volkswagen a mis en lumière l'écart entre les chiffres d'homologation des véhicules concernant la consommation et les émissions de particules polluantes, issus de tests jusqu'ici menés en laboratoire – et ceux constatés en utilisation quotidienne.

PSA, en présentant lundi ses résultats trimestriels, a promis de «publier dès que possible, pour ses principaux véhicules, les consommations en usage client, sous le contrôle d'un organisme tiers indépendant».

Des écarts importants (de +55 à +65 %) sont également constatés pour les plus récents blocs diesel de BMW et du groupe Volkswagen, selon l'étude. Les marques allemandes sont en revanche «plus réglos que les françaises sur les moteurs essence».

Au final, ce sont les marques japonaises qui semblent donner les chiffres les plus fidèles à la réalité. Sur les 175 modèles qui dépassent le plus, on ne retrouve en effet que sept moteurs nippons.

À l'inverse les hybrides rechargeables affichent des performances très médiocres où l'écart peut par exemple atteindre jusqu'à +275 % pour l'Opel Ampera.


Le chiffre : 37,2 %

consommation > Ecart moyen. Sur 1.114 modèles, les chiffres de consommation relevés en conditions réelles par le laboratoire d'Auto Plus comparés à ceux qu'annoncent les marques révèlent ainsi un écart important, en moyenne de +37,2 %.

 

Dioxyde d'azote : le polluant qui fait tache

Publié le 26/10/2015 à 03:49, Mis à jour le 26/10/2015 à 07:43

Environnement - Environnement

Tout récemment retenue pour participer au programme «Ville respirable en 5 ans», qui vise à diminuer la pollution d'ici 5 ans, la ville de Toulouse jouit d'une réputation de bon élève en termes de qualité de l'air.

Tout n'est pourtant pas parfait en ce qui concerne certains seuils de gaz à ne pas dépasser dans les agglomérations. Longtemps épargnée par la pollution en comparaison de villes comme Marseille, Lyon ou Paris, la Ville rose est désormais tout autant dans l'illégalité que ces dernières. En cause, la quantité de dioxyde d'azote (NO2) présente dans l'air toulousain, qui est supérieure aux limites fixées par l'Union Européenne. En France, 19 zones sont concernées par ce contentieux européen. «Ces polluants parviennent principalement du trafic routier», indique la direction du DREAL (Direction Régionale de l'environnement, l'aménagement et du logement). Nicolas Sauthier, ingénieur sanitaire à l'ARS (Agence Régionale de Santé), estime que «la qualité de l'air à Toulouse n'est pourtant pas si mauvaise, les seuils étant dépassés presque partout».

Pourtant, l'État français, en raison de ces taux de dioxyde d'azote trop élevés, risque de payer l'addition. Le risque de condamnation et le montant des amendes qui pourraient être décidées sont, à l'étape actuelle de début de procédure, très difficile à estimer.

Ce sont pourtant plusieurs millions d'euros qui sont en jeu pour régler ce contentieux européen. Si pendant longtemps, l'État se chargeait de financer ses amendes, une réflexion est en cours pour que les collectivités et métropoles se chargent elles-mêmes de régler cette somme.

Un nouvel effort à consentir pour les contribuables toulousains, si cette décision venait à se confirmer. Le DREAL se veut tout de même rassurant sur le sujet : «Les procédures de contentieux européen sont longues, la procédure n'en est qu'aux premières étapes et les simulations réalisées par l'ORAMIP de la qualité de l'air à l'échéance 2020, mettent en évidence une forte baisse des émissions de polluants, notamment de NO2, et du nombre de personnes exposées». Le plan de protection de l'atmosphère, qui est actuellement consultable en mairie, laisse donc présager d'une amélioration de la situation dans les années à venir.


plan de protection de l'atmosphère

Le PPA de l'agglomération toulousaine est un plan d'action, élaboré par le préfet de la Haute-Garonne, qui a pour objectif de réduire les émissions de polluants atmosphériques et de maintenir ou ramener, les concentrations en polluants à des niveaux inférieurs aux normes fixées par la législation européenne. La direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) Midi-Pyrénées est l'autorité auprès de laquelle les informations techniques peuvent être demandées. 117 communes du département sont concernées par ce plan d'action, actuellement consultable en mairie.

Benjamin Lacombe

 

 

Greenpeace s'attaque aux pesticides et cible Leclerc

Publié le 25/10/2015 à 03:50, Mis à jour le 25/10/2015 à 06:01

Le Centre Commercial Leclerc de Roques était hier le centre d'une opération nationale de Greenpeace menée contre l'utilisation des pesticides dans les fruits et légumes et particulièrement les pommes de terre et les pommes. Sur la façade de l'hyper, les militants avaient tendu une immense bâche «Leclerc pesticides pour tous» et d'autres tenaient plusieurs banderoles avec les inscriptions «Chez Leclerc, les pesticides, c'est offert» . Dans le magasin, devant le rayon «Fruits et légumes», ils ont déversé un tas de terre.

«35 traitements pour les pommes, 16 pour les pommes de terre»

Pourquoi ces deux produits ? «Parce que tous deux extrêmement consommés et qu'ils contiennent en moyenne 35 traitements et pesticides pour les pommes et 16 pour les pommes de terre» expliquait Philippe, en tenant une banderole, soulignant que cette opération d'envergure était faite ici «parce que c'est une région très agricole».

Et pourquoi cette action dans cette enseigne ? (20 autres magasins en France étaient concernés par l'opération) ? «D'abord parce que c'est le numéro un de la grande distribution.» enchaînait Anaïs Fourest, chargée de l'agriculture à Greenpeace et venue de Paris pour cette journée. Ensuite parce que Leclerc est seul hyper qui n'a pas voulu répondre clairement à notre enquête, avec demande d'engagement pour faire évoluer la situation». Et elle poursuit : «En luttant contre l'utilisation des pesticides nous luttons pour tous : la santé et l'économie des agriculteurs, en première ligne, qui n'ont pas d'autre choix que d'utiliser les pesticides pour satisfaire les exigences de l'enseigne. Pour la santé des consommateurs et pour notre environnement : déjà en 2011, 93 % de nos cours, d'eau, en France contenaient des pesticides. Et ces poisons sont, en outre, à l'origine également du déclin catastrophique des insectes, comme les abeilles.

Et elle termine «Leclerc conçoit la défense du consommateur uniquement sur la course au prix bas et sur la baisse du pouvoir d'achat. Nous souhaitons que l'enseigne s'engage aussi bien sur, la production et le travail des agriculteurs que sur ce qu'elle distribue. Les politiques publiques sur la question, certes, sont défaillantes, mais défendre le pouvoir d'achat n'est pas la seule défense du consommateur. Loin de là. C'est de la vie de tous dont il est question. Soutenir une agriculture sans pesticide, c'est possible. Il faut travailler avec la nature et non contre elle…»

Nicole Clodi

 

 

Greenpeace va travailler avec Leclerc

Publié le 29/10/2015 à 03:49, Mis à jour le 29/10/2015 à 08:25

Une commission de travail qui induit une étroite collaboration, en vue d'une réduction progressive du taux de pesticides dans l'alimentation proposée à la clientèle : c'est le point d'accord auquel sont parvenus, hier, l'organisation non gouvernementale (ONG) Greenpeace, et les établissements Leclerc, via leurs représentants de la Socamil, la centrale d'achats de Tournefeuille, qu'une quarantaine d'activistes de Greenpeace bloquaient depuis mardi matin (lire «La Dépêche» d'hier). «On restera là tant que Leclerc ne s'engagera pas à aider les agriculteurs à ne plus utiliser de pesticides», affirmaient les militants écologistes de Greenpeace, qui avaient mené une première opération de même type, sur les mêmes lieux, le 16 octobre, avant de remettre ça samedi dernier au centre commercial de Roques-sur-Garonne. «Là, un premier pas a été fait par Leclerc, qui s'est engagé auprès de nous à créer cette commission de travail où nous allons travailler ensemble», indiquait hier Anaïs Fourest, chargée de campagne Agriculture pour Greenpeace. L'ONG, qui, du coup, a décidé de lever son blocus dès la nuit de mardi à mercredi, les manœuvres d'évacuation - dans le calme - ayant duré environ deux heures et demie.

«Attention, poursuit Anaïs Fourest, on sera vigilant pour que le plan de travail mène à des actions concrètes rapides, à savoir la réduction effective de l'usage de pesticides tant chez les producteurs que chez les distributeurs.»

Leclerc, leader français de la grande distribution, avait été choisi comme cible par Greenpeace, «pour servir d'exemple».

Xavier Hurtevent

 

Les Jardins du Girou inaugurés

Publié le 20/10/2015 à 03:51

Lundi 12 octobre c'était l'inauguration des Jardins du Girou, une structure d'insertion professionnelle par le maraîchage biologique installée depuis février 2013 chemin de la Mouyssaguèse à Gragnague. Parmi les invités, on notait la présence d'adhérents, administrateurs, et de nombreuses personnalités parmi lesquelles Didier Cujives et Sabine Geil Gomez, conseillers départementaux, Daniel Calas maire et président de la C3G, ainsi que de nombreux partenaires : la fondation Terres de liens, la fondation Vinci, ERDF, la fondation RTE qui a remis un chèque de quinze mille euros aux jardins, la fondation Banque populaire occitane, la MSA Midi-Pyrénées, Véolia, EDF, Simex, le directeur de Pôle emploi de Saint-Jean, les pépinières Toulze.

Après la visite guidée des cultures plein champ et des 2000 m² de serres, Bernard Ferrier, président, a retracé l'historique des jardins, soulignant le côté solidaire de Gragnague, un territoire où l'on ne vit pas chacun pour soi. «Ce modèle économique fonctionne et connaît de belles réussites, malgré tout, il ne faut pas nier que son équilibre est précaire et qu'il reste encore de nombreux défis à relever». Patrick Pignard, vice-président du conseil départemental en charge de l'insertion, a alors pris la parole indiquant : «Malgré la difficulté conjoncturelle, nous devons contribuer à maintenir ces structures car ce serait un problème énorme pour l'insertion et pour l'emploi que cette structure ne perdure pas». Après plusieurs interventions des différents partenaires, ce fut le temps des échanges avec les salariés autour d'un apéritif «légumes bio» préparé par les aides maraîchers avec la production des jardins.

Jardins du Girou 1000 chemin de la Mouyssaguèse à Gragnague. Contact : 06 95 63 82 79 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Électrosensible, allocation en vue

Publié le 02/11/2015 à 03:53, Mis à jour le 02/11/2015 à 07:53

Marine Richard, 39 ans, journaliste et auteure dramatique, pourrait bien recevoir l'allocation d'adulte handicapée en raison de son électrosensibilité. Elle est en passe d'avoir gain de cause devant la justice.

Marine Richard et son avocate, Me Alice Terrasse, du barreau de Toulouse, retiennent leur souffle. Le dossier de cette Ariégeoise d'adoption, arrivée dans notre département en 2012 lorsque son hypersensibilité électromagnétique lui a rendu la vie impossible, va — selon toutes certitudes — aboutir dans les tout prochains jours. Après avoir déposé un dossier auprès de la maison départementale des personnes handicapées, Marine Richard avait reçu une fin de non-recevoir, qui l'avait poussée à saisir le tribunal du contentieux de l'incapacité, à Toulouse. «J'ai obtenu qu'une expertise soit effectuée sur son lieu habituel de résidence, un refuge dans un petit village de montagne, reprend son avocate. Cette expertise a reconnu le lieu entre l'électrosensibilité et le handicap de ma cliente. Elle a fixé le taux d'incapacité à 100 % en cas d'exposition aux ondes, 80 % dans un cas contraire». Cette décision, rendue l'été dernier, parlait d'une «restriction substantielle et durable pour l'accès à l'emploi». La justice lui accordait en conséquence le droit à une allocation pour adulte handicapé pour trois ans, éventuellement renouvelable, sous forme d'aide technique et d'aménagement de son logement.

Or, le conseil départemental de l'Ariège a fait appel. Et cet appel pourrait bien être rejeté, pour vice de forme, les conclusions de l'avocat de la maison départementale des personnes handicapées n'ayant pas été déposées dans les délais. C'est donc le premier jugement qui devient applicable, qui reconnaissait les droits de Marine Richard. Du côté du conseil départemental de l'Ariège, on semble d'ailleurs en avoir déjà tiré les conséquences : «Nous n'avons pas l'intention de mener une guerre de procédure, même s'il s'agit d'un rejet de pure forme, explique-t-on. Nous attendons désormais que Marine Richard dépose sa demande devant la MDPH, pour évaluer l'allocation à laquelle elle peut avoir droit». Une page paraît donc effectivement tournée, sans attendre que la décision de la cour d'appel, à Amiens, signifie sa décision.

Lorsque cette décision sera connue, Marine Richard pourrait bien être la première personne à bénéficier de cette allocation et à voir son statut reconnu. En Ariège, c'est certain. En France, c'est probable. Voire même en Europe : de très nombreux médias européens, en effet, s'intéressent à cette décision de justice très attendue.


Repères

Le chiffre : 800

euros > Par mois. C'est le plafond de l'indemnité qu'une personne électrosensible peut recevoir. Dans le cas de Marine Richard, le montant n'est pas déterminé. La somme devra servir, selon la justice, à l'amélioration de son cadre de vie.


Ses symptômes

«Il y a plusieurs types de symptômes. Les premiers sont des douleurs intracrâniennes extrêmement violentes qui peuvent aller de la sensation d'avoir une perceuse qui vous transperce le cerveau ou une sensation d'étau qui vous écrase la tête. Ce sont des douleurs insoutenables qui descendent aussi le long de la colonne vertébrale. Vous avez l'impression que votre tête va exploser. Viennent d'autres problèmes, cardiaques et neurologiques, qui affectent la concentration», confiait Marine Richard, l'été dernier à notre titre, au sujet des symptômes qu'elle ressent.


Un deuxième cas en instance

Un deuxième dossier est en instance, souligne Me Alice Terrasse, du barreau de Toulouse, l'avocate de Marine Richard. Elle a déposé un recours devant le tribunal du contentieux de l'incapacité pour les mêmes raisons : un refus de la Maison départementale des personnes handicapées de reconnaître la situation d'une personne électrosensible. Une expertise médicale a été demandée, dans les mêmes conditions que la précédente, «sur le lieu de vie habituel» de cette personne, explique l'avocate. La décision du conseil départemental de l'Ariège de «ne pas mener de guerre de procédure» sur le dossier de Marine Richard pourrait peser, également, pour ce second cas.

L. G.

 

L'intelligence des abeilles décryptée à Toulouse

Publié le 24/10/2015 à 07:03

Des chercheurs toulousains du CRCA-CNRS de l'Université Paul-Sabatier dévoilent les mécanismes cérébraux de l'apprentissage chez les abeilles.

Les abeilles seraient capables de résoudre des problèmes complexes, comme certains primates et l'homme. Ces insectes ont toujours attiré l'attention par la complexité de leur vie sociale et leurs capacités remarquables d'apprentissage et de mémoire qui leur permettent de naviguer de façon efficace dans la nature, entre la ruche et les fleurs exploitées. L'équipe de Martin Giurfa et Jean-Marc Devaud au Centre de recherche sur la cognition animale (CRCA – CNRS/Université Toulouse III), avec des chercheurs du laboratoire Evolution, génome, comportement et écologie et de l'université Libre de Berlin, dévoile pour la première fois les mécanismes cérébraux responsables de l'apprentissage de haut niveau chez les abeilles. L'analyse d'apprentissages complexes a révélé que des structures cérébrales, appelées corps pédonculés, sont nécessaires pour la résolution de taches de discrimination complexe, tout en n'étant pas requises pour des apprentissages simples (*). Les abeilles, au-delà de leur capacité d'apprendre des associations simples entre couleurs ou odeurs et récompense alimentaire (le nectar ou le pollen présents dans les fleurs) sont aussi en mesure d'apprendre à résoudre des problèmes complexes que l'on croyait être une prérogative de l'homme et de certains primates. Ces études soulèvent la question de la particularité des abeilles par rapport à d'autres insectes qui montrent, dans la plupart des cas, des capacités cognitives moins développées.

Les régions cérébrales des abeilles appelées corps pédonculés occupent une portion très volumineuse du cerveau des hymenoptères. Des abeilles qui méritent une protection environnementale accrue face aux disparitions massives qui les menacent.

Publiée dans la revue Proceedings of The National Academy of Sciences USA.

Repères

Le chiffre : 15

ruches >dans 5 résidences d'Habitat Toulouse. Le bailleur social estime que 750 000 abeilles sont ainsi abritées.

« Lorsque vous apercevrez des abeilles, ne les tuez pas, et dites-vous que si elles sont là, ce n'est que pour entretenir la nature, la garder en bonne santé ».

Un apiculteur

Les ruches d'Habitat Toulouse

Habitat Toulouse a fait installer, depuis plus d'un an, quinze ruchers sur les toits et jardins de cinq résidences, soit environ 750 000 abeilles dans ces HLM de Toulouse, notamment à la Cité Madrid, aux Sept-Deniers, à la résidence du Polygone, Barrière de Bayonne, et à Papus. Cette démarche vise à préserver l'abeille qui est l'une des sentinelles de la biodiversité. Et pour cela, il faut la sauvegarder en zone urbaine, car les pesticides n'y sont pas présents. Cette action permet aussi de sensibiliser les locataires des résidences à l'environnement et de les familiariser avec le monde des abeilles.

Ph. E.

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