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Une grande opération Coteaux 21 pour passer au ZERO PHYTO !

Dimanche, 29 Novembre 2015 14:22

Revue Presse du 29 11 2015

Écrit par  BELLIS
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Avertissement : "Cette revue de presse est établie par la commission communication de Coteaux 21 pour un usage documentaire interne uniquement. Les articles sont protégés et soumis aux droits de leurs auteurs et éditeurs respectifs, toute reproduction ou diffusion hors ce cadre privé est strictement interdite."

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SOMMAIRE

Le premier candélabre autonome et connecté. 1

Du déchet à l'assiette, le pari de l'économie circulaire. 2

Des gestes simples pour la planète. 3

Soyez candidats au défi des familles à énergie positive. 7

La canette, une vieille dame qui veut se recycler. 7

Organic'Vallée : un pionnier en France. 9

Métropole : une semaine pour réduire ses déchets 10

Réduire ses déchets, devenir répar'acteurs 11

Le premier hélicoptère conventionnel 100% électrique est toulousain. 12

Nouveau record du niveau des gaz à effet de serre en 2014. 13


Le premier candélabre autonome et connecté

Publié le 08/11/2015 à 03:51, Mis à jour le 08/11/2015 à 08:22 http://www.ladepeche.fr/article/2015/11/08/2213046-le-premier-candelabre-autonome-et-connecte.html

Olivier Carré devant son candélabre, adaptable à toutes formes de mobilier urbains. /Photo DDM

Les contraintes que devait surmonter le candélabre autonome étaient d'abord d'éclairer 365 jours par an, puis d'économiser en maintenance. «L'éclairage public est un poste lourd pour les petites communes, et dans ce poste-là, la maintenance représente les deux tiers du coût, plus que l'équipement lui-même. Il fallait donc économiser sur les rondes de vérification des agents locaux». La connexion permet d'informer sur l'état de la batterie, les aléas météo (feuilles collées sur le panneau), le vandalisme éventuel. Une partie de ces données sont susceptibles d'intéresser des partenaires, d'où le besoin de pouvoir les exporter via internet. Des capteurs fournissent ces «petites données», sur l'ensoleillement en instant T, sur le nombre de passages devant le candélabre… Le marché de ce candélabre autonome et «intelligent» se compose d'abord des «smart cities», les villes connectées. «Mais pas les autoroutes ni les stades qui réclament une puissance supérieure».

La trajectoire d'Olivier Carré, sans être météorique, affiche un crescendo rapide et surtout solide. Cet ancien ingénieur issu de l'École des Mines a choisi, une fois son diplôme en poche, de rester dans le secteur et de créer son entreprise. En 2008, il a fondé le Groupe Carré, spécialisé dans les micro-énergies. Il développe en France comme à l'international, des projets basés sur des solutions innovantes à base d'énergies renouvelables, sur le photovoltaïque, la méthanisation, le bois-énergie ou la solution d'éclairage autonome. Très vite, des investisseurs locaux, comme Hubert Mauillon pour les ombrières du parking de son hypermarché, ont misé sur Olivier Carré. En 2014, le Groupe Carré, qui occupe 22 techniciens, a réalisé un chiffre d'affaires de 4 millions d'euros.

Innovante et économe

Un produit récent devrait projeter le groupe vers un nouveau palier de croissance : Carré Products, un des maillons du Groupe, vient de réaliser le premier candélabre autonome connecté à internet et au monde. Fabriqués intégralement en France, ces candélabres garantissent un éclairage 365 jours par an et n'ont besoin d'aucune maintenance pendant douze ans. Grâce à la technologie Sigfox, ces nouveaux candélabres offrent des possibilités inédites, comme la remontée d'informations sur l'état du matériel en temps réel. Cet équipement devrait offrir une rampe de lancement au vu du marché de l'éclairage autonome : il représente pour la France 18 millions d'euros, en croissance de 20 % par an depuis le début des années 2000. Carré Products distribue chaque année 300 pièces vers des chaînes d'hôtels, des campings, des entreprises de voirie et BTP. Olivier Carré s'est fixé plusieurs challenges : produire et vendre 20 000 points lumineux par an d'ici 2020, et, dans cette optique, installer une usine de fabrication (il recherche un site). Il envisage de créer une soixantaine d'emplois directs, non délocalisables. Un pari qui n'a rien d'une forfanterie eu égard à ce qu'il a déjà réalisé.

J.-A.L

 

Du déchet à l'assiette, le pari de l'économie circulaire

Publié le 07/11/2015 à 08:02

http://www.ladepeche.fr/article/2015/11/07/2212833-dechet-assiette-pari-economie-circulaire.html

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a visité hier matin une entreprise qui recycle les déchets de supermarchés, de cantines ou de restaurants.

Produire des légumes, de la viande et de la chaleur à partir des rebuts du supermarché, de la cantine et de la déchetterie du coin : dans la campagne toulousaine, une société coopérative ambitionne de devenir un laboratoire d'économie circulaire unique en France.

Des montagnes de portes et de cagettes, des sacs de frites et de radis, des caisses de yaourts et de saucisses : sur le site de l'entreprise Cler Verts, qui a reçu hier la visite du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, une forte odeur de décomposition saisit le visiteur.

«Administrativement, ce sont des déchets, mais toutes ces matières, avec de bons procédés, ce sont des ressources», estime dans le vacarme des broyeuses Jean-Luc Da Lozzo, directeur de cette PME installée à Bélesta-en-Lauragais, à 35 km au sud-est de Toulouse.

Lancée en 2003, cette «composterie» récolte 25 000 tonnes de bois et 20 000 tonnes de déchets alimentaires par an, auprès des déchetteries, hôpitaux, cantines ou restaurants situés principalement dans l'agglomération toulousaine.

Triés et broyés sur place, les déchets sont ensuite transformés en compost, en bois de chauffage ou en panneaux de particules. Mais cette année, l'entreprise participe à un projet plus large : développer une zone d'agro-activités sur un territoire voisin de 55 hectares, selon les principes de l'économie circulaire, qui, contrairement au modèle linéaire actuel, vise à réutiliser les déchets et ainsi éviter l'épuisement des ressources naturelles.

«Tous les sous-produits des activités agroalimentaires génèrent des déchets organiques que l'on peut valoriser, donc autant essayer de regrouper, d'organiser les flux», juge Jean-Luc Da Lozzo.

Le projet, baptisé «Organic'Vallée» et lancé sous la forme d'une Société coopérative d'intérêt collectif (SCIC), doit notamment à terme réunir dans les collines du Lauragais des maraîchers et éleveurs bio, une huilerie, une meunerie, une «légumerie» et une usine de transformation de luzerne.

Aux panneaux photovoltaïques déjà fixés sur le toit d'un hangar s'ajoutent une unité de méthanisation et une future chaudière, qui, alimentées par les déchets, doivent produire l'électricité et la chaleur nécessaires aux productions du site.

Des chercheurs de l'INRA, qui travaillent sur des expériences de méthanisation, sont pour l'instant installés sur le site, tout comme un maraîcher et un apiculteur. A un horizon de 5 ans, la SCIC table sur la création d'une centaine d'emplois, avec un chiffre d'affaires de 7 millions d'euros.


Les agriculteurs ont manifesté

Les agriculteurs de la FDSEA 31 étaient mobilisés hier matin à Belesta-en-Lauragais, à l'occasion de la visite du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Les agriculteurs protestent contre la directive nitrates Arrivé sur place, peu avant 11 heures, le ministre s'est arrêté pour discuter avec les manifestants.

La Dépêche du Midi

 

Des gestes simples pour la planète

Publié le 18/10/2015 à 06:04, Mis à jour le 18/10/2015 à 09:10 http://www.ladepeche.fr/article/2015/10/18/2200125-des-gestes-simples-pour-la-planete.html

Environnement - L'événement

A un peu plus d'un mois de l'ouverture de la conférence mondiale sur le climat, la prise de conscience sur le déreglement climatique se fait de plus importante. Dans le Grand Sud, de nombreuses initiatives d'entreprises, de collectivités ou de particuliers s'inscrivent dans cette démarche.

Cop 21 : le compte à rebours est lancé et c'est au pied d'un glacier, en Islande, que François Hollande était vendredi pour sensibiliser encore une fois les pays à se mobiliser pour la conférence du climat qui se déroulera dans 43 jours à Paris. Il a dit craindre «la disparition de l'Histoire» en constatant au pied d'un glacier sa fonte inexorable sous l'effet du réchauffement climatique,

Selon un sondage Harris Interactive effectué cette semaine pour le compte de l'association «la Fabrique écologique», les Français estiment qu'il y a bel et bien urgence à agir contre le dérèglement climatique. Ils sont 88 % à penser que les choses «n'avancent pas assez rapidement», à peu près autant à estimer que la France doit agir même si les autres pays ne le font pas et même si cela coûte cher dans les premières années. Et ils sont 67 % à penser que la lutte contre le réchauffement climatique créera plus d'emplois qu'elle n'en détruira.

Cependant, il y a urgence à agir. Nicolas Hulot le répète sans cesse, partout, tout le temps et a lancé la semaine dernière un appel aux chefs d'Etat à «faire preuve de courage politique» : «Osez reconnaître que la lutte pour le climat conditionne l'avenir du monde», écrit-il en invitant les citoyens à signer en masse sa pétition.

La légende du colibri

Un peu partout de nombreuses initiatives témoignent de la prise de conscience, de l'urgence à agir. C'est ce que soulignait récemment Pierre Philippe, le directeur général des Caves de Buzet, en rappelant récemment la métaphore du colibri chère à Pierre Rahbi, devant un parterre de chefs d'entreprise et devant Matthias Fekl secrétaire d'état chargé du Commerce : «Face à un grand incendie, seul un petit colibri s'agitait pour jeter quelques gouttes d'eau sur le feu. Au tatou qui lui disait : «Mais tu es fou !», il répondit : «oui, je sais mais je fais ma part». La Cave propose depuis peu de transformer ses caisses de vins en éléments utilitaires. En Tarn-et-Garonne, la société Boyer récupère les fruits au rebut pour la méthanisation. Dans l'Aude, pour sensibiliser les ados à la maîtrise des déchets ménagers, les responsables du tri font appel aux super héros, à la mode américaine… Co-voiturage, auto électrique, de nouvelles solutions s'offrent également. Et au quotidien, une série de gestes simples mais efficaces peuvent faire un effet levier.

William Vidal, président de la société Ecocert installé à L'Isle-Jourdain, le confirme, il y a bien sûr urgence. Comme il y a urgence à répondre brièvement aux climato-sceptiques en citant les rapports du Giec (groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat).


William Vidal, pdg d'Ecocert L'expert

«Le geste, c'est s'informer»

Quel a été le déclic pour vous lancer dans l'entreprise éco-responsable ?

C'est la découverte de l'agriculture biologique dans les années 70, une agriculture respectueuse de la bio diversité et des hommes, et la relation alimentation-santé. La nature humaine étant ce qu'elle est, il a fallu mettre en place des règles, parce qu'il y a toujours des gens qui veulent prendre des raccourcis. Pour faire en sorte que les gens qui se disaient bio le soient vraiment, on a mis en place des contrôles, empiriquement d'abord, suivant la norme ensuite : voilà ce qui a amené la création d'Ecocert. Pour crédibiliser les produits bio, pour que les gens n'aient aucun doute sur leur véracité et leur authenticité.

Quel est le geste que tout le monde pourrait faire au quotidien pour sauver la planète ?

Il n'y a pas de recettes miracles, je crois que c'est plutôt une attitude. Le premier geste, c'est de s'informer. Je trouve qu'aujourd'hui on n'est pas assez informé sur le fait que l'humanité est en danger. Il faut se poser des questions sur tous les gestes que l'on fait au quotidien. Tous nos styles de vie doivent passer au filtre de la durabilité. Quand on achète quelque chose et qu'on le met à la poubelle, que va-t-il devenir ? Si tout le monde fait ça, combien il y aura d'objets à la poubelle… qu'est ce que je vais laisser derrière moi, que vont trouver nos enfants ? La durabilité, c'est faire en sorte que les générations futures aient les mêmes possibilités que nous aujourd'hui.

Que diriez-vous aux climato-sceptiques ?

Soit ce sont des gens qui ne sont pas informés et dans ce cas il suffit de lire un rapport du Giec. Soit ce sont des gens de mauvaise foi, qui défendent leurs intérêts ou ceux de lobbies. Mais retarder la prise de conscience et les actions qui pourraient nous sauver est extrêmement grave.

Qu'attendez-vous de la COP 21 ?

J'attends que les États s'engagent. Qu'ils prennent bien en compte les demandes des pays en voie de développement et qui sont les plus atteints. Il y a aujourd'hui une injustice phénoménale : ceux qui vont subir les plus les effets du réchauffement climatique sont ceux qui l'ont le moins provoqué. J'attends qu'on aide à transférer les technologies dans ces pays pour qu'ils ne se développent pas avec les mêmes erreurs que nous.

Les «super héros» mobilisés dans l'Aude

Créés sur le modèle des supers héros américains les Avengers, les Cvengers débarquent dans l'Aude avec une mission : convaincre les jeunes de trier et valoriser les déchets. Et comme leurs cousins américains, ils ont chacun des supers pouvoirs et on peut suivre leurs aventures sur les réseaux sociaux, par le biais de petits films.

«Nous sommes partis d'un constat très simple, explique Martine Poyo, responsable de la communication de la Covaldem (l'organisme qui collecte valorise et recycle les déchets des ménages sur une majeure partie du territoire audois). Nous voyons que la génération des plus de 40 ans s'est mise au tri, a besoin d'informations régulières, mais globalement sait ce qu'il faut faire. Nous savons également que les plus jeunes, de la maternelle à l'âge de 15 ans, sont sensibilisés par le système éducatif à cette thématique. Mais, et les études le démontrent, c'est la tranche d'âge 15-35 ans qui est la moins sensible : les jeunes, puis les jeunes adultes qui s'installent n'ont pas comme priorité le tri ni la réduction des déchets. C'est donc vers eux que nous menons une action ciblée».

Le concept des aventuriers est né en interne autour de Déborah Calvet. Lancés il y a six mois, huit films ont été tournés depuis à la mode Rémy Gaillard, (humour et coté décalé) .

Les Cvengers ont le pouvoir de dissoudre, de composter. On retrouve leurs aventures sur les réseaux sociaux (facebook en tête) mais également devant les lycées associés à l'opération où les superhéros viennent faire leur show.

«Nous proposons également des coques de téléphone portable et d'autres bijoux de téléphone à leur effigie et ça marche très bien», poursuit Martine Poyo. Mais surtout, à la sortie des lycées, les Cvengers distribuent des flyers bien identifiés avec lesquels ils invitent les jeunes à donner des idées en matière de valorisation de déchets. Ils leur proposent également d'imaginer des scénarios pour les prochaines aventures des C vengers. ou de devenir eux-mêmes CVengers.

A suivre sur Facebook, Covaldem 11

Les initiatives dans le Grand Sud

Chez Boyer, rien ne se perd tout se transforme

«Chez nous, la boucle est bouclée», explique Valérie Doussaint, responsable qualité et environnement chez Boyer, à Moissac. Quelques années après avoir montré le chemin de la méthanisation, la société s'est dotée de son propre système de traitement des rejets liquides. Ici, pour reprendre une formule de Lavoisier (qui lui-même l'avait copié), «rien ne se perd, tout se transforme».

«Face à nos fruits invendus, on s'était posé la question de savoir ce que l'on pouvait en faire», se souvient Valérie Doussaint. «Des ingénieurs sont venus, et ensemble on a lancé le principe de la bio-méthanisation».

Les fruits non calibrés, pourris, au lieu d'aller directement à la poubelle, partent depuis en cuves de méthanisation. Le processus qui s'en suit va permettre la production d'électricité. Une partie est revendue à EDF une autre sert en usage interne. Un peu moins de 2000 tonnes de fruits, sur les 20 000 qui transitent par la société sont concernés. L'opération a été immédiatement rentable pour l'entreprise. La société Boyer a été lauréate en 2012 du prix «Entreprises et Environnement», décerné par le Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.


Les maisons peuvent rendre de l'énergie

«Si on compte seulement 200 bâtiments à énergie positive en France, la tendance ira en se développant», explique Sylvain Giessner, responsable du pôle conseil, chez Gleize Energie à Tarbes. «Le siège de notre société produit par exemple cinq fois plus d'énergie que nous n'en consommons». La société est experte en matière d'énergie, et spécialisée dans la conception bio-climatique. «Mais la première étape commence par rendre les bâtiments passifs» poursuite l'expert. Bureaux ou maisons particulières, les dernières techniques ont considérablement bousculé l'approche.

«On parle de bâtiment à énergie positive, quand un bâtiment produit plus d'énergie qu'il n'en consomme. À la base, il faut un bâtiment performant, c'est-à-dire consommant très peu, bien isolé et d'architecture bio-climatique. L'architecture bio-climatique profite des atouts du climat : on met par exemple les fenêtres au sud pour capter le soleil, mais on les protège l'été pour éviter de climatiser». L'avenir est à la maison passive (sans système pour revendre l'électricité produite), et les particuliers s'y intéressent de plus en plus.

À suivre sur www.gleize-energie.fr


il a choisi de rouler en voiture electrique

Jean-Pierre, récent retraité éco-citoyen du Midi toulousain fait son compost et a seize panneaux solaires sur son toit. En voyant «dans La Dépêche», que la reprise de 10 000 € pour acquérir une voiture électrique était étendue aux véhicules diesel de plus de 10 ans, il a décidé de franchir le pas électrique, ce qui fera de lui un parfait éco-conducteur. Après plus de 440 000 km au volant de sa punto (véridique), il l'échangera volontiers contre une flambant neuve voiture rechargeable. Il a commencé les essais : «Pas de vitesse à passer, après 48 ans de conduite, ce n'est pas facile de faire abstraction de la jambe gauche, raconte-t-il, en descendant d'un petit tour en Renault Zoé, elle est confortable, très maniable, silencieuse bien sûr». C'est celle-ci (leader actuelle environ 25 000 € avant prime de reprise) qui lui conviendrait le mieux, mais il regarde tout de même du côté des autres marques : Soul de Kia, la Leaf de Nissan, C-zéro de Citroën ou iOn de Peugeot (cette dernière marque lance le concept de l'Electric Box, avec voiture, vélo électrique et garantie). C'est maintenant sur le papier que Jean-Pierre fixera son choix : selon la formule de la location longue durée (LLD), il examine l'autonomie kilométrique (+ de 100 km), le prix du1er loyer, des 37 mois suivants. Le moins cher, c'est le carburant !


La deuxième vie des caisses de vin en bois

Engagés depuis quelques années dans une démarche de développement durable et la protection de l'environnement, les Vignerons de Buzet développent depuis quelques mois un nouveau système en permettant le reconditionnement des caisses de vin en bois. Après avoir reçu cette année le label «bee Friendly» qui reconnaît la démarche des vignerons du Lot-et-garonnais pour protéger les abeilles, ils creusent ce sillon éco-responsable avec détermination. En matière de caisses de vins, si certains les utilisent comme élément de déco (à la mode dans les années 90) ou en font du petit bois, d'une manière générale les débris finissent à la poubelle. Désormais, par un ingénieux système de montage/démontage, vous pouvez transformer vos caisses de Buzet en nichoir à oiseaux, en jardinière, en ardoise à tapas ou encore en plateau de service. L'idée est d'offrir une deuxième vie dans une démarche d'éco-conception.

Et que ce soit en intérieur ou en extérieur (notre photo, un nichoir à oiseaux), les pièces s'intègrent parfaitement dans cette logique développée par la cave coopérative.

À suivre sur www.vignerons-buzet.fr La Dépêche du Midi

 

Propos recueillis par Sébastien Dubos

 

Soyez candidats au défi des familles à énergie positive

Publié le 28/11/2015 à 03:57, Mis à jour le 28/11/2015 à 09:01 http://www.ladepeche.fr/article/2015/11/28/2226741-soyez-candidats-au-defi-des-familles-a-energie-positive.html

Énergie

 

Le défi des familles à énergie positive est un challenge qui prend une dimension particulière à la veille de la COP 21, la grande conférence internationale ayant pour objet de lutter contre le réchauffement climatique.

L'initiative du Sicoval et de Soleval porte ainsi très haut cette révolution qui relève d'abord de la responsabilité citoyenne. C'est ainsi que l'année dernière, chaque famille impliquée dans la démarche qui dure plus de six mois de décembre au printemps, le dispositif a enregistré plus de 20% d'économie d'énergie.

Début le 1er décembre

Au-delà de l'aspect financier, cette consommation raisonnée favorise la logique d'un développement plus durable, permettant de dépenser moins et mieux. Les responsables de l'opération, rappellent que dans les prochains jours aura lieu la formation des capitaines d'équipe (réservée aux inscrits) pour que tous les participants soient opérationnels le jour du top départ : le 1er décembre ! L'animateur de Soleval précise que «nous partons donc pour une quatrième saison avec plus de soixante familles inscrites, et pour le moment 6 équipes». Toutefois, il précise que «nous manquons de quelques familles sur Labège pour renforcer une équipe, et plusieurs volontaires sur le secteur de Ramonville/Castanet/Péchabou. Si vous souhaitez donc rejoindre une aventure à la fois altruiste et porteuse d'avenir et de responsabilité pour les générations à venir, n'hésitez pas à contacter Soleval au 05 61 73 38 81 Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

La Dépêche du Midi

 

La canette, une vieille dame qui veut se recycler

Publié le 27/11/2015 à 08:48

http://www.ladepeche.fr/article/2015/11/27/2226146-la-canette-une-vieille-dame-qui-veut-se-recycler.html

Pour les 80 ans de la canette, les professionnels de l'emballage métallique veulent qu'elle reste dans l'air du temps. A trois jours de la COP21, ils jouent la carte verte et promettent d'intensifier leurs efforts en matière de recyclage.

L'enjeu est de taille. En France, plus de 5 milliards de canettes ont été remplies en 2014, selon les chiffres dévoilés jeudi à Paris par l'association La Boîte Boisson, lors de l'anniversaire de la canette, née en 1935 aux Etats-Unis.

En 20 ans, la consommation française a plus que quadruplé, passant de 17 à 76 boîtes par personne chaque année.

"Trois canettes sur quatre sont recyclées aujourd'hui", a assuré Sylvain Jungfer, délégué général de l'association, qui regroupe les producteurs d'emballages métalliques (Ball, Crown et Rexam) ainsi qu'ArcelorMittal (acier) et Constellium (aluminium).

"Mais 1 milliard de canettes sont consommées hors domicile et là, il y a encore trop d'emballages qui sont soit enfouis, soit incinérés, il faut renforcer les efforts", a-t-il confié à l'AFP.

Légères et solides, les canettes sont en effet adaptées à une "consommation nomade", volontiers emportées pour un pique-nique ou une sortie.

Trop souvent, l'emballage est ensuite abandonné dans la nature, sur le rebord d'une fenêtre ou, au mieux, jeté dans une poubelle classique, sans faire le tri.

Pour faire face, la filière a lancé depuis 2010 le programme "Chaque canette compte", qui monte en puissance et a permis de collecter 21 millions de canettes en 2014, soit 200 tonnes de déchets.

Le principe est d'installer des collecteurs dédiés aux canettes sur les grands événements comme les 24H00 du Mans ou la Braderie de Lille ou dans des structures locales partenaires.

"On offre des kits de collecte, des outils d'information et d'éducation auprès du consommateur, sur des lieux où souvent le tri n'était pas fait", explique Sylvain Jungfer.

Un combat de longue haleine

Cette initiative correspond à de "vrais besoins", salue Sylviane Oberlé, chargé de mission prévention des pollutions à l'Association des maires de France. Il y a un gisement important d'emballages consommés en dehors du foyer, estimé entre 100.000 et 200.000 tonnes. Une canette, si elle n'est pas jetée, mettra de 100 à 500 ans pour se dégrader.

Mais le tri est un combat de longue haleine, prévient-elle. "Cela fait plus de 20 ans que les communes en parlent et, depuis cinq ans, nos collectivités constatent que l'espace public se dégrade et que les gens prennent des habitudes déplorables".

Potentiellement, la canette métallique, qu'elle soit en acier ou en aluminium, est pourtant "recyclable à l'infini". C'est d'ailleurs le slogan adopté par les industriels pour insister sur leur engagement durable.

"L'acier par exemple peut être transformé en élément pour des blocs-moteurs ou du fer à béton", confirme François Demeure dit Latte, directeur financier de Eco-Emballages, entreprise agréée par l'Etat pour piloter le tri et le recyclage des emballages.

Petit bémol, les 250 centres de tri français peuvent tous recycler l'acier - il suffit d'un aimant - mais pas toujours l'aluminium, qui nécessite l'utilisation d'un système plus complexe "de courants de Foucault".

Dans le domaine de la boisson, notamment gazeuse, la canette est en rivalité avec la bouteille en verre sur cette question du recyclage.

A y regarder rapidement, le verre apparaît beaucoup mieux recyclé. Il est collecté dans des bacs indépendants et jouit d'un taux de recyclage très élevé, de 85%, avec des coûts faibles pour être intégré à la fabrication de nouvelles bouteilles.

Mais de plus près, en examinant la durée de vie de l'emballage, le constat est plus nuancé. Pendant le transport, le verre, plus lourd, a un impact carbone plus important que la canette moderne, pas plus épaisse qu'un cheveu.

En queue de peloton, le plastique, dont le recyclage est techniquement plus difficile à réaliser car il faut séparer les quelque sept résines qui le composent.

© 2015 AFP

 

Organic'Vallée : un pionnier en France

Publié le 25/11/2015 à 08:29

http://www.ladepeche.fr/article/2015/11/25/2224608-organic-vallee-un-pionnier-en-france.html

Environnement - Semaine européenne de réduction des déchets

 

En cette semaine européenne de réduction des déchets, plusieurs animations seront menées sur le territoire. Nous profitons de cette occasion pour mettre en lumière le projet «Organic'Vallée» initié par Gérard Lanta et Jean-Luc Da Lozzo, au cœur de la Bio Vallée Lauragais, à proximité de leur entreprise de traitement et valorisation des déchets de Cler-Verts, à Bélesta-en-Lauragais. Un projet pionnier de l'économie circulaire, appliqué à la matière organique et qui avait enchanté le ministre de l'Agriculture lors de sa visite début novembre.

«Nous avons décidé de participer et soutenir ce projet ambitieux de Société coopérative d'intérêt collectif (SCIC), créée en 2015 et qui ambitionne de développer, sur 55 hectares, un véritable métabolisme agro-écologique centré sur la matière organique», explique Jean-Luc Da Lozzo, cofondateur et gérant de Cler-Verts. «Il s'agit de la première zone française d'agroactivités entièrement dédiée à la gestion durable de la matière organique, replacée au cœur des territoires grâce à la mise en œuvre d'une économie circulaire de proximité».

Dans un concept «consom'acteur», «Organic'Vallée» va en outre recourir au financement direct et participatif des habitants, clients de flux en amont et en aval, collectivités locales,... en permettant aux individus de devenir concrètement des acteurs du développement économique d'une zone activité.

Multiactivités bio sur 55 ha

«Afin de garantir la visibilité et la stabilité indispensables à un développement économique durable sur le long terme et la création d'emplois pérennes, «Organic'Vallée» restera propriétaire du foncier», précise Jean-Luc Da Lozzo. «Les terrains seront loués en proportion des chiffres d'affaires développés».

Le développement de la zone va se faire sur cinq ans. Elle devrait créer une centaine d'emplois. «Organic'Vallée»a vocation à mettre en œuvre les synergies et la gouvernance pour développer des activités de : maraîchage bio, sur 25 hectares; des élevages bio de volailles, porc noir, escargots, apiculture,..; des serres et autres cultures comme : des champignons sur marc de café, des algues,…; des activités de transformation de la production agricole de légumes pour le conditionnement et la préparation des productions locales, pour vente aux cantines ou pour les transformateurs locaux : huilerie et meunerie collective, pour les producteurs bio du territoire ; boulangerie,...

Il existera aussi un centre de formation et de ressources pédagogiques, ainsi qu'une usine de séchage et granulation de luzerne, tant demandée par les agriculteurs qui dans le cadre de la directive nitrate et les «cultures intermédiaires pièges à nitrates» (CIPAN), souhaiteraient planter de la luzerne, après les récoltes.


Le chiffre : 680

kilos de déchets> Par an et par Européen. En Europe, plus d'1,8 milliards de tonnes de déchets ménagers et assimilés sont générés chaque année, soit 3,5 tonnes par personne. En moyenne, chaque citoyen européen a généré 520 kg en 2004, et une nouvelle augmentation à 680 kg est prévue d'ici 2020.

Dans le cadre de la Semaine européenne de la réduction des déchets, le musée du Bois et de la Marqueterie, en partenariat avec le Syndicat intercommunal pour les ordures ménagères (SIPOM) de Revel, propose une manifestation à destination des enfants.

Déjà, jusqu'à dimanche, une exposition est installée dans le musée pour sensibiliser le jeune public (et le moins jeune ) au problème de la surconsommation. Cette présentation propose aussi de découvrir des pistes afin de lutter contre le gaspillage.

Ensuite, ce mercredi 25 novembre auront lieu des ateliers découvertes, de 14 heures, à 17 heures, pour sensibiliser les enfants de manière créative et récréative.

A partir de papier recyclé, création d'un sapin de Noël en carton, décos de Noël en récup' … Les enfants repartiront avec leurs réalisations et des gestes pour la planète. Atelier gratuit mais inscription au préalable car le nombre de place est limité.

Musée du Bois et de la Marqueterie, 13, rue Jean-Moulin. Contact : 05 61 81 72 10.

Emile Gaubert.

 

La Dépêche du Midi

 

Métropole : une semaine pour réduire ses déchets

Publié le 23/11/2015 à 03:52, Mis à jour le 23/11/2015 à 07:59 http://www.ladepeche.fr/recherche/?p=5&q=Durable&t=&v=&i=&c=

Développement durable - Environnement

Du 21 au 29 novembre, se tient la Semaine européenne de la réduction des déchets (SERD) qui est l'occasion de sensibiliser les habitants sur les gestes de tri, la réduction des déchets, le compostage, le recyclage…

Plusieurs rendez-vous sont programmés à Toulouse.

Lundi 23 novembre, de 15h30 à 18 h 30, sur le Campus de l'Université Toulouse III de Paul Sabatier, une disco soupe sera proposée autour du marché Universi'terre de producteurs locaux mis en place par l'association étudiante Veracruz.

Jeudi 26 novembre, de 12 heures à 18h30, sur le Campus de l'Université Toulouse III de Paul Sabatier : ateliers de réparation de vélos, de réutilisation et réemploi des objets, zone de gratuité (un espace où chacun va pouvoir déposer des objets ou en récupérer), friperie et collecte des textiles, animations et ateliers pour découvrir de bonnes idées pour donner une deuxième vie aux objets. A l'heure de la Conférence mondiale pour le climat (COP21), Toulouse Métropole déploie une campagne d'affichage qui vise à sensibiliser tout un chacun à la nécessité de réduire la quantité de déchets générée et surtout de donner des clés pour agir au quotidien aussi bien à la maison, qu'au bureau ou en faisant ses achats. Un habitant de Toulouse Métropole produit en moyenne 360 kg de déchets par an, une production qui a doublé en 40 ans. Dans le cadre du programme local de prévention des déchets initiée par la Métropole, l'objectif est de réduire de 7 % la production d'ordures ménagères et assimilées, objectif fixé par le Grenelle de l'Environnement.

La Dépêche du Midi

 

Réduire ses déchets, devenir répar'acteurs

Publié le 18/11/2015 à 07:42

http://www.ladepeche.fr/recherche/?p=8&q=Durable&t=&v=&i=&c=

Environnement - Marché de la réparation

 

Pour inciter les citoyens et les entrepreneurs à réduire le gaspillage des objets usagés, le Smectom de Varilhes et la Chambre des métiers de l'Ariège s'associent pour lancer plusieurs initiatives, dont le marché de la réparation, qui se déroulera le28 novembre.

Réutiliser, réemployer, réparer, plutôt que jeter. C'est la démarche initiée par le Smectom (déchetterie) de Varilhes et la Chambre des métiers de l'Ariège. L'objectif est de réduire de manière drastique les déchets ménagers, dont la production a doublé en 40 ans. Pour sensibiliser les citoyens, un Marché de la réparation sera organisé samedi 28 novembre à la déchetterie de Varilhes, à partir de 10h. Chacun est invité à se rendre sur place muni de ses objets cassés ou défectueux (petit électroménager, ordinateur, imprimante, jouets et appareils électroniques, vélo…), et de les faire vérifier par des artisans. Les objets seront pesés à l'entrée du marché, afin de pouvoir rendre visible la réduction de déchets permise par l'opération. Dans la mesure du possible, l'objet sera réparé. A défaut, un devis ou des conseils seront prodigués pour réaliser la réparation ultérieurement. Enfin, si la réparation s'avère trop onéreuse, les participants pourront laisser leur objet dans une filière de recyclage, afin que son abandon ne soit pas vain.

«Un changement de comportement»

«Cette démarche passe par un changement de comportement et de représentation sociale de la consommation, explique Julie Gouet, chargée de mission prévention au Smectom. Il ne s'agit pas de culpabiliser, mais d'apporter des outils, des solutions», poursuit-elle. Problème : si les réflexes écologiques ne vont pas de soi, c'est que l'offre reste insuffisante. Réparer plutôt que jeter, «cela a un coût, consent Pierre Bouche, le secrétaire général de la Chambre des métiers. C'est pourquoi il faut un marché. Notre volonté est de trouver des artisans pour créer des réseaux de réparation à proximité», explique-t-il. Du consommateur au réparateur, un cercle vertueux. «Les biens de consommation sont basés sur le jetable, nous sommes basés sur le durable», conclue Simone Verdier, la vice-présidente du Smectom.


Objectif : - 83 kg par habitant

L'événement sera organisé dans le cadre de la semaine européenne de la réduction des déchets (Serd), qui vise à remplir les objectifs fixés de 7 % d'ordures ménagères, et de 8 % de déchets ménagers (poubelles noires et jaunes) d'ici 2020. En Ariège, le Smectom mène 12 actions sur 5 ans, afin de réduire les ordures et déchets ménagers de 83 kg par habitant et par an. En effet, le Smectom traite chaque année 48 000 tonnes d'ordures ménagères, en augmentation par rapport à l'an dernier.

Amaël François

 

La Dépêche du Midi

 

Le premier hélicoptère conventionnel 100% électrique est toulousain

Publié le 13/11/2015 à 03:53, Mis à jour le 13/11/2015 à 10:11 http://www.ladepeche.fr/article/2015/11/13/2216165-le-premier-helicoptere-100-electrique-est-toulousain.html

Innovation - High Tech

Une entreprise toulousaine a créé le premier hélicoptère électrique conventionnel au monde. Les premiers essais en vol auront lieu prochainement, en partenariat avec l'Enac.

Le premier hélicoptère électrique conventionnel (deux rotors) au monde, a été créé dans l'arrière-boutique d'une entreprise spécialisée dans… le chauffage des piscines !

«Nous avons créé Aquinea, qui est une vraie société, pour financer notre travail. Tous les bénéfices sont reversés au projet Volta», confie Philippe Antoine, ingénieur dans une grande entreprise aéronautique toulousaine et gérant d'Aquinea, à Pompertuzat, dans le Lauragais.

Le premier Volta remonte en fait à l'année 2000. À l'époque, il s'appelait Microcopter et volait avec un moteur traditionnel.

«La structure de Volta est celle de Microcopter, confie Philippe Antoine. Mais à partir de 2009, on a commencé à parler de l'électrique dans l'automobile. Des batteries plus légères, plus puissantes sont arrivées sur le marché.» Et Volta a pris son envol dans l'esprit de l'ingénieur et de ses associés.

Mais comment de grands groupes ne se sont-ils pas emparés du projet ? «Airbus a concentré ses recherches sur l'avion, avec E-Fan (traversée de la Manche à l'été 2015). Côté hélicoptère, ils sont davantage sur les gros appareils, plus lourds et donc impossibles à faire voler à l'électrique». Un avion besoin de peu de puissance, car il s'appuie sur l'air. Mais un hélicoptère, pour se maintenir, doit mobiliser une puissance importante.

«Seuls deux modèles d'hélicoptère électriques dans le monde ont déjà volé : à Aix-en-Provence, et en Allemagne. Mais ils n'ont tenu que deux minutes en vol stationnaire. Nous, nous pouvons tenir 30 minutes, à une vitesse de croisière de 70 km/h», assure Philippe Antoine.

Le Volta n'a encore jamais volé. «Mais il est possible de reproduire les conditions réelles du vol avec du lest, en laissant l'appareil au sol. La puissance du moteur et des batteries est alors testée, chiffrée et mise à l'épreuve», explique le responsable. C'est comme cela que l'autonomie de Volta a pu être déterminée.

En collaboration avec l'Enac, le Volta II doit devenir un appareil biplace, destiné à la formation des pilotes d'hélicoptère.

«Pour ce second modèle, nous ferons appel à des matériaux composites, plus légers. Mais d'ores et déjà, Volta a l'avantage d'être silencieux, et de coûter quatre fois moins cher qu'un hélico traditionnel en frais d'entretien, de maintenance et d'exploitation.» Et si aujourd'hui, l'autonomie se limite à 30 minutes, les progrès techniques des batteries peuvent laisser entrevoir une heure d'autonomie d'ici 5 ans.

Le premier vol de Volta est prévu dans les semaines qui viennent, sur l'aérodrome de Muret-Lherm.

Présenté le 18 novembre à l'Enac

L'hélicoptère électrique Volta, de l'entreprise Aquinea, sera présenté le 18 novembre prochain aux Assises du développement durable dans l'aéronautique, organisées par l'Enac (École nationale de l'aviation civile). L'E-Fan, l'avion 100 % électrique développé par Airbus, sera également présenté aux participants. La ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, et le Secrétaire d'État aux transports Alain Vidalies sont notamment attendus.

Inscription aux Assises du développement durable dans l'aéronautique sur www.enac.fr/cop-21. Contact

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. et Alexandre Fouet au 05 62 17 45 36 ou 47 70.

Cyril Doumergue

 

La Dépêche du Midi

 

Nouveau record du niveau des gaz à effet de serre en 2014

Publié le 09/11/2015 à 11:02, Mis à jour le 09/11/2015 à 12:26 http://www.ladepeche.fr/article/2015/11/09/2213850-pollution-nouveau-record-niveau-gaz-effet-serre-2014-2014.html

Le niveau de concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère a atteint un nouveau record en 2014, avec une progression qui alimente le changement climatique et rendra la terre plus dangereuse, souligne lundi le rapport annuel de l'Organisation météorologique mondiale.

"Nous avançons en territoire inconnu et la machine s'emballe à un rythme effrayant", met en garde Michel Jarraud, le directeur de l'OMM, une agence de l'ONU basée à Genève.

"Chaque année, nous faisons état d'un nouveau record dans les concentrations de gaz à effet de serre", a-t-il déploré.

"Chaque année, nous disons que nous n'avons plus de temps, nous devons agir MAINTENANT pour réduire les émissions de gaz et pour qu'il nous reste une chance de contenir à un niveau raisonnable la hausse des températures", souligne-t-il dans ce rapport.

Le rapport qui ne mesure pas les émissions de gaz à effet de serre mais leur concentration dans l'atmosphère montre que le CO2, le dioxyde de carbone, a augmenté à 397,7 parties par million (ppm) dans l'atmosphère l'année dernière.

Dans l'hémisphère nord, les concentrations de CO2 ont franchi le seuil symbolique de 400 ppm durant le printemps, période de l'année où ce gaz est le plus abondant. "Nous allons bientôt vivre dans une atmosphère dont la teneur moyenne en CO2 sera supérieure à 400 parties par million", a prévenu M. Jarraud.

"On ne peut pas voir le CO2, c'est une menace invisible, mais c'est une menace très réelle", a souligné M. Jarraud. "Cela signifie des températures globales plus élevées, plus de phénomènes météorologiques extrêmes tels que des vagues de chaleur, des inondations, la fonte des glaces et l'élévation du niveau des océans et de leur acidité".

Le rapport est rendu public à trois semaines de la COP21 à Paris qui vise à prendre des mesures fortes pour limiter le phénomène du réchauffement climatique.

Effet amplificateur

Le rapport rappelle que la vapeur d'eau, même avec une durée de vie courte, et le dioxyde de carbone sont les principaux gaz à effet de serre.

"L'énergie piégées par le CO2 et les autres gaz à effet de serre entraîne un réchauffement de la surface terrestre et une augmentation de la teneur de l'atmosphère en vapeur d'eau, laquelle engendre et piège à son tour encore plus de chaleur", note le rapport qui rappelle que les "lois de la physique ne sont pas négociables".

Le méthane, le deuxième gaz durable à effet de serre, a atteint lui aussi un nouveau record de concentration à 1.833 ppm en 2014, selon le rapport.

Avec 60% des émissions de méthane provoquées par l'activité humaine, notamment l'élevage, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, il y a eu une augmentation des concentrations dans l'atmosphère de ce gaz de 254% depuis les niveaux de l'ère préindustrielle, indique l'OMM.

Le protoxyde d'azote, dont l'impact sur le climat sur une période de 100 ans est 298 fois plus important que le CO2 et qui contribue à la destruction de la couche d'ozone qui nous protège de la nocivité des rayons ultraviolets émis par le soleil, a enregistré une concentration de 327,1 parties par milliard l'année dernière, soit 121% de ses niveaux avant l'ère industrielle. Dues à 40% par l'activité humaine ces émissions de protoxyde d'azote proviennent essentiellement des engrais et de divers processus industriels.

© 2015 AFP

 

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