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Une grande opération Coteaux 21 pour passer au ZERO PHYTO !

Dimanche, 24 Janvier 2016 20:29

Revue Presse du 24 01 2016

Écrit par  BELLIS
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SOMMAIRE

Septuors 2012 : environnement 1

Photovoltaïque : gare aux fausses promesses 4

Rézo Pouce : l'auto-stop en toute sécurité arrive. 5

Larcher, le père du Blablacar toulousain. 6

Après la Cop 21, on roule à quoi ?. 7

Des céramiques micro-poreuses pour économiser l'arrosage. 8

Ces Toulousains ont inventé la Fontaine à yaourt 9

Le paysan agroforestier heureux en son moulin. 9

Les carburants végétaux en panne de feu vert 10

L'application qui dit ce que mangent vos enfants à la cantine. 12

Septuors 2012 : environnement

Publié le 13/01/2016 à 10:08, Mis à jour le 13/01/2016 à 10:09

Septuors Midi-Pyrénées 2012

L'entreprise dans son environnement.

Midi-Pyrénées a inscrit le développement durable dans ses gênes. Elle s’impose ainsi comme la première région à s’être dotée d’un agenda 21, tandis que le Gers mène un combat contre l’Europe pour demeurer un département sans OGM, et que la région dans son ensemble est la première au niveau national pour le bio avec de nombreuses entreprises de transformation dans ce domaine.
Les septuors récompensent les entreprises qui se sont montrées les plus innovantes et les plus dynamiques en matière d’initiatives régionales. Sept catégories sont définies, au travers de sept prix : Innovation / Technologie, Performance économique, Environnement, Economie sociale et solidaire, Jeune entreprise innovante, Promotion du territoire, et Politique de relations humaines. Dans chaque catégorie, trois entreprises sont choisies pour leurs qualités économiques. Parmi elles, un grand gagnant sera désigné le 19 janvier prochain pour emporter un trophée.
Dans la catégorie Environnement, Olva Technologies, qui se dédie à la transformation de déchets gras en biodiesel à Tarbes, Danival, transformateur et première conserverie bio française installée dans le Lot-et-Garonne, et Bio Planète, qui produit des huiles bios dans l’Aude ont été sélectionnées. Elles représentent quelques-unes des initiatives les plus marquantes et les plus prometteuses prises dans la Grand Sud cette année.

INTERVIEW : BRUNO JARRIAND, DIRECTEUR DE LA DRIMM (GROUPE SÉCHÉ)

« L’environnement favorise l’émergence de métiers à forte valeur ajoutée »
Pourriez-vous nous présenter les activités de DRIMM ?
Notre entreprise, basée à Montech (82) est une filiale du Groupe Séché Environnement. Nous sommes spécialisés dans la valorisation et le traitement des déchets non dangereux, ce qui nous place au cœur des enjeux du 21è siècle : la préservation de l’environnement et des ressources. Conscients de ces enjeux, nous faisons évoluer nos métiers pour que les déchets soient les ressources d’aujourd’hui et de demain. Depuis 2009, nous produisons de l’électricité à partir des déchets. Cela représente à ce jour l’équivalent de la consommation domestique de 40.000 habitants. Cette énergie est une énergie verte. En 2011 nous avons investi 7 M € dans la modernisation du Centre de Tri des emballages pour nous doter d’un des outils les plus performants du grand sud-ouest. Cette installation va permettre d’augmenter les quantités d’emballages qui seront recyclés, en réponse aux objectifs fixés par le grenelle de l’Environnement.

Quels sont, selon vous, les enjeux économiques du secteur de l’environnement, et son rayonnement, dans le Grand Sud ?
Les métiers de l’environnement sont plus que jamais des métiers de spécialistes. Les enjeux environnementaux liés à la raréfaction des ressources ou le réchauffement climatique amènent à développer des solutions de très haute technicité. Cela favorise l’émergence de métiers et d’emplois à forte valeur ajoutée qui participent au dynamisme des territoires, ces emplois étant, par nature, non délocalisables.

Pourquoi avez-vous souhaité parrainer cette catégorie ?
Nos métiers sont en profonde mutation. La préservation de l’environnement ne doit plus être appréhendée avec des solutions uniques mais des réponses multi-formes, à très haute technicité. L’innovation y a une place prépondérante, et nous avons souhaité, au travers de ce parrainage, montrer toute l’attention que nous y portons.

Pensez-vous que la sélection de notre jury soit pertinente et représentative des enjeux environnementaux de la région ?
Notre région est reconnue pour la richesse de ses terroirs et productions agricoles mais aussi pour ses industries de premier rang. Cependant, tous les acteurs économiques doivent faire muter leurs activités vers une gestion plus raisonnée des ressources, dans un objectif de développement durable. L’exemple d’Olva Technologies nous interpelle tout particulièrement, avec la réutilisation de leurs déchets pour produire du bio-carburant. C’est une piste en laquelle nous croyons fortement, qui apporte une nouvelle réponse en termes de ressources énergétiques.

Les entreprises sélectionnées dans la catégorie environnement

OLVA TECHNOLOGIES TRANSFORME LES DÉCHETS GRAS EN BIODIESEL

Basée à Tarbes, Olva technologies retraite les déchets de graisses animales et végétales usagées ou neuves en les transformant en biodiesel. « Nos clients se comptent notamment parmi les acteurs du secteur de l’agroalimentaire : charcuterie, bouchers, conserveries, traiteurs industriels, mais également les abattoirs, les collectivités, ou le monde agricole», souligne Fabrice Sayous, le cofondateur de la société. Ces biodiesels sont ensuite destinés à alimenter dans les entreprises utilisatrices les moteurs à poste fixe : chaudière, groupes électrogènes ou nettoyeurs haute pression.
« Les entreprises réalisent des économies sur l’évacuation des déchets en les retraitant ainsi, qui en temps ordinaire leur coûte entre 90 et 140 euros la tonne. » Olva technologies a déjà vendu une quinzaine de machines et entame aujourd’hui une phase de vente à l’export. « Au départ, nous nous sommes intéressés dans une stratégie dite de l’escargot au marché du Sud-Ouest, mais aujourd’hui nous nous attaquons aux pays du Maghreb et au DOM TOM. Nous avons notamment contractualisé des ventes avec la Guadeloupe et la Martinique et nous avons actuellement des contacts avec le Sénégal. Dans ces régions, où l’accession aux carburants fossiles n’est pas aisée et où la politique de traitement des déchets n’est pas encore très élaborée, notre solution est parfaitement adaptée. »
Au niveau environnemental, Olva technologies s’inscrit dans une filière courte et permet aux entreprises de baisser de moitié par ce biais leur émission de particules. « Nous travaillons actuellement avec Bagnères-de-Bigorre sur le retraitement des déchets gras de l’abattoir afin de les transformer en biocarburant qui alimenteront les camions d’ordures ménagères. A ce jour, l’expérience semble plutôt concluante. » En 2011, Olva technologies a réalisé un chiffre d’affaires de 150.000 euros, qu’elle a déjà égalé pour les deux premiers mois de son nouvel exercice. L’entreprise entend aider encore ses clients dans leur démarche environnementale, notamment en travaillant avec eux sur la diminution de leur consommation d’eau.

DANIVAL « LE TRANSFORMACTEUR » BIO

Leader de la conserverie bio en France, Danival souhaite avant tout être considéré comme un cuisinier qui œuvre depuis vingt ans dans les plats cuisinés, les desserts, les confitures et les salades bios. « Nous cherchons avant tout à fabriquer des produits simples authentiques, naturels et plaisants pour nos clients, et nous souhaitons nous imposer non pas uniquement comme des transformateurs mais comme des ‘transformacteurs’ qui travaillent pour des ‘consommacteurs’ », indique Thomas Breuzet, le directeur général de Danival. Pour alimenter ses chaînes de production, Danival travaille essentiellement avec des producteurs bios du Sud-Ouest, issus bien évidemment du Lot-et-Garonne, où la conserverie est implantée, mais également plus globalement d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées. « Nous avons passé un contrat avec 35 agriculteurs bios avec qui nous avons souhaité nous engager de manière durable non seulement sur les quantités mais aussi les prix. »
Les produits de Danival sont distribués exclusivement dans le réseau bio et sont présents dans 2000 enseignes en France. « Nous avons fait ce choix pour être conforme à nos valeurs et à celles du bio en général. Nous vendons nos produits par ce biais depuis notre création, il y a vingt ans, nous pouvons donc nous targuer d’entretenir une relation durable avec nos distributeurs. Nous possédons également une activité à l’export orientée principalement vers les pays limitrophes dont en priorité l’Allemagne et la Belgique. » Danival compte actuellement une gamme qui compte 220 références, et qui s’enrichit chaque année de 20 à 25 nouveaux produits.
En outre, Danival investit régulièrement dans l’amélioration de son appareil de production. « Cette année, nous avons mis 1 million d’euros dans nos ateliers afin de faire face à la croissance des ventes, ce qui était la dernière étape d’un plan directeur plus large visant à refaire entièrement l’usine à la fois pour gagner en capacité de production mais aussi pour améliorer la qualité du travail de nos 90 salariés. » Les valeurs de l’entreprise reposent en effet sur ce que Thomas Breuzet appelle « une triple bottom line » : le profit, « il est essentiel d’être rentable, pour pouvoir réinvestir » ; la planète, « notre entreprise est notamment dotée de 1000 m2 de panneaux photovoltaïques et nous travaillons sur l’éco conception de nos emballages ; et les personnes qui travaillent pour elles, salariés et investisseurs.

BIO PLANÈTE : LA PREMIÈRE HUILERIE BIO EUROPÉENNE

Jérôme Stremler est très fier que Bio Planète, l’entreprise qu’il dirige, ait été sacrée meilleure marque bio de l’année en Allemagne. « 70% de notre production est consacrée depuis quasiment notre création à l’export, et sur cette part 60% sont dédiés exclusivement à l’Allemagne, où nous avons même installé un bureau. » Cette huilerie 100% bio, installée à Bram dans l’Aude, qui a la particularité d’être la première huilerie bio d’Europe, a vu le jour en 1984 grâce à la passion d’un agronome allemand pour la France. « Il avait dans un premier temps pour ambition de cultiver du tournesol bio et comme il trouvait peu de débouchés, il a décidé de les presser en huile. » L’entreprise se dédie encore aujourd’hui exclusivement à l’huile alimentaire végétale première pression à froid. « Il était hors de question de nous disperser. Nous comptons 35 références d’huiles pour une production de 5 à 6 millions de bouteilles par an. Grâce à notre R&D, nous proposons chaque année en moyenne un ou deux nouveaux produits par an et nous avons créé en 2011 trois nouvelles gammes. » Bio Planète a la particularité dans son approvisionnement de chercher les matières premières françaises « dans la mesure du possible ».
« Nous travaillons ainsi avec notre partenaire Silo Bio Ouest implanté en Poitou-Charentes à la mise en place d’une filière biologique qui va du producteur au distributeur en passant par le transformateur. Ce choix de travailler avec des produits français est certes moins confortable mais il nous permet de tracer nos produits et d’éviter les transports polluants. » L’entreprise travaille d’ailleurs à remettre en production certaines cultures, comme le lin, afin de s’approvisionner par des circuits courts. « Pour le reste de nos fournisseurs, nous mettons en place dans les pays avec lesquels nous travaillons un réseau de commerce équitable et nous veillons à la traçabilité des produits. Nous fonctionnons notamment avec la Chine pour l’arachide, ou le Kenya pour l’une de nos dernières nées, l’huile d’avocats. Chaque provenance est, de plus, indiquée sur la bouteille. »
Outre cet effort sur les matières premières, Bio Planète œuvre de part le produit qu’elle fabrique dans le respect de l’environnement en revalorisant ses déchets ou en limitant sa consommation d’électricité.

ladepeche.fr

 

Photovoltaïque : gare aux fausses promesses

Publié le 12/01/2016 à 03:49, Mis à jour le 12/01/2016 à 10:34

Ne confiez pas l'installation de photovoltaîque sur votre habitation à n'importe qui. Comme ce couple qui au tribunal espérait au l'annulation des contrats signés pour fausses promesses, des Gersois se font avoir par des vendeurs de photovoltaïque sans scrupules

Au tribunal d'instance d'Auch, ce couple défendu par Me. Pierre-Jean Lagaillarde a obtenu «la déchéance des intérêts», le juge reprochant «aux organismes de crédit d'avoir utilisé les commerciaux du vendeur de panneaux pour placer les contrats de crédit et ce sans justifier leur avoir fait suivre la formation prévue par le code de la consommation».

Les conseils d'UFC

Ainsi le couple «s'économise» 21 500€ mais n'en reste pas moins «victime» d'une société installant des panneaux photovoltaïques sur le toit de l'habitation de particuliers. «Très motivés» pour lutter ainsi contre le réchauffement climatique tout en pensant améliorer leurs fins de mois grâce à la vente à EDF de l'électricité ainsi produite, les époux ont signé non pas un mais deux contrats. Le premier en décembre 2012, pour 27 900€, le second en juin 2013, pour 22 900€, les deux remboursables sur la même durée de 132 mensualités. En dépit des 21 500€ récupérés à la barre du tribunal, le couple qui espérait davantage à savoir la résolution des contrats de vente et de prestations de services signés et avec l'installateur des panneaux et avec l'organisme de crédit complice, en est pour ses frais, l'installation photovoltaïque ne «rapportant pas» suffisamment pour couvrir les 585,96€ de mensualités à rembourser. A UFC-Que choisir 32, Michèle Mur est une habituée de tels dossiers qui souvent «dévastent» les victimes. Mais comment a-t-on pu se «faire avoir ainsi»! Le scénario est souvent le même : «un commercial» déboule chez vous après un rendez-vous téléphonique vers 17/18 h et n'en repart que bien plus tard avec ce qu'il était venu chercher : il vous a vendu à la fois les panneaux et le crédit. Alors tant mieux si vous avez fait affaire avec une société honnête car celles qui le sont moins voire pas du tout, ne sont pas rares. Ainsi celles pilotées par des individus qui ont l'art de se mettre en faillite pour recréer des sociétés grâce auxquelles ils continueront à...disparaître avec la caisse. Adossés à des banques «respectables», des organismes de crédits profitant des «crédits affectés» que font signer les commerciaux de ces sociétés en même temps que la vente des panneaux, sont de la partie. Rien que pour le Gers, Mme Mur a connaissance actuellement d'une vingtaine de tels dossiers «qui sont au tribunal». Et sur la France entière, UFC en compte plus de 3000. Pour notre région «compte tenu de son ensoleillement», Michèle Mur est formelle : «Le coût d'une installation de 12 panneaux doit se situer dans une fourchette de 12000/13000€ TTC maximum financement compris pour être juste rentabilisée». Qu'on se le dise...

L'UFC (union fédérale des consommateurs) 32 qui a son siège à la Maison des associations, 29 chemin du Baron à Auch, peut être jointe au Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Les 7 «pièges» habituels

Selon UFC-Que choisir, «faute de cadre juridique et de législation, il y a une brèche où des entreprises peu scrupuleuses qui discréditent les professionnels sérieux et compétents, se sont engouffrées». Les 7 «problèmes» qui se posent le plus souvent avec ces entreprises prestataires qui viennent démarcher à domicile après prise de rendez-vous par téléphone, sont : 1-délais de rétractation non respectés par le prestataire et/ou l'organisme de crédit qui font poser les panneaux illico presto ; 2-le client ne veut plus de l'installation mais le délai de rétractation étant dépassé, le prestataire fait pression; 3-les panneaux sont installés depuis 6/12 mois ou plus, le consuel a été envoyé à ERDF mais le prestataire n'a pas règlé les 1500/1800€ alors qu'il s'y était engagé sur le bon de commande. De plus, aucune déclaration n'a été faite en mairie et le prestataire ne répond plus; 4-les panneaux sont installés, il n'y a pas de consuel donc pas de raccordement possible, le prestataire ne répond plus; 5-l'installation produit depuis 1 ans mais le premier remboursement par EDF n'est pas à la hauteur des promesses verbales ou écrites du vendeur; 6-taux d'endettement dépassant la capacité de remboursement; 7-il y a des malfaçons : fuites dans le toit, risque d'incendie etc...

B.D.

 

Rézo Pouce : l'auto-stop en toute sécurité arrive

Publié le 05/01/2016 à 03:53, Mis à jour le 05/01/2016 à 08:16

Sécurité

Demain mercredi 6 janvier, Rézo Pouce sera officiellement lancé à Bessières. Rencontre avec Lionel Canevese, adjoint au Développement durable et porteur du projet.

En quoi consiste ce dispositif ?

C'est un réseau d'auto-stops sécurisé, créé à Moissac en 2010, qui regroupe 140 communes, compte 340 arrêts et 1600 inscrits. Les adhérents, auto-stoppeurs ou automobilistes, sont identifiés et reconnaissables, c'est ce qui assure la sécurité des uns et des autres.

Comment reconnaître un membre du réseau ?

Les membres reçoivent un kit contenant une carte d'adhérent, un autocollant à apposer sur le pare-brise et des affichettes où sont notées les destinations recherchées. Tout cela est gratuit, accessible à partir de 16 ans, sous réserve d'autorisation parentale pour les mineurs.

Comment est venue l'idée de rejoindre ce réseau ?

Lors du précédent mandat, j'étais délégué au Pays Tolosan, membre de la commission transports/déplacements. Nous avions eu une présentation de ce réseau et j'ai été tout de suite conquis, pensant que nous apporterions un service utile aux Bessiérains à travers ce nouveau mode de transport, complémentaire avec le covoiturage. Nous l'avons ensuite présenté dans le cadre de l'opération «Bessières Demain» en 2013.

Quel est le rôle de la municipalité ?

Nous nous chargeons des inscriptions prises en mairie, de la distribution des kits mobilité et de la mise en place de la signalétique aux lieux de rendez-vous. Première commune du secteur à mettre en place ce réseau, nous inciterons également les autres communes de Val Aïgo à nous rejoindre car plus il y aura d'adhérents, plus le réseau sera efficace.

Quels seront les points de rendez-vous à Bessières ?

Il y en aura six. Deux au niveau de Super U (un dans chaque sens de circulation), un au centre-ville, direction Villemur, un au gymnase Armonia et deux à l'entrée du village côté Buzet, où la commune met également en place un parking de covoiturage. Tout cela contribuera à faciliter les déplacements des Bessiérains.

La Dépêche du Midi

 

Larcher, le père du Blablacar toulousain

Publié le 02/01/2016 à 03:48, Mis à jour le 05/01/2016 à 12:19

Toulousain de l'année

Ancien ingénieur d'Airbus, David Larcher, 34 ans, a créé coovia.fr, un site de covoiturage pour les trajets domicile-travail. La petite start-up, pépite de la net économie toulousaine, ne demande qu'à grandir.

Coincé dans les bouchons du périph toulousain, avez-vous déjà observé vos voisins? En 2012, alors jeune ingénieur chez Airbus, et donc abonné aux encombrements, David Larcher constate que les habitacles sont bien vides. Habitant de Fontenilles, en banlieue, il sait aussi qu'en dehors de la voiture, point de salut pour se déplacer. Mais le jeune homme a planché sur le développement d'applications numériques et il a une conviction : «les outils techniques existent».

Voilà comment, il y a trois ans, est née une pépite de l'économie numérique toulousaine, la start-up coovia.fr qui, sur le modèle de Blablacar, entend devenir la solution de covoiturage pour les trajets domicile-travail. Logé aujourd'hui à la Cantine, rue d'Aubuisson, David Larcher, 34 ans, s'est adjoint les services de Damien Bigot, 30 ans, qui a développé les précieux algorithmes, et de Pol Barrière, 25 ans, pour le marketing. Coovia a franchi en septembre, en lançant un site grand public, un pas décisif. Deux mille lignes de covoiturage, telles des lignes de bus faciles à prendre, sont proposées.

Mais la start-up est encore loin du compte. Le modèle ne peut vivre économiquement qu'à partir d'une masse critique d'utilisateurs qui reste encore dans le viseur. Comme toutes ses congénères de la nouvelle économie, la toute petite entreprise vit par définition sur le fil du rasoir. «On ne peut pas être entrepreneur sans prendre de risque. C'est le nerf de la guerre», avance David en concédant qu'il faut «réussir à le maîtriser et vivre avec».

Le tremplin Airbus

L'histoire de Coovia se confond avec le parcours de son fondateur qui est ni plus ni moins que l'aventure d'un entrepreneur. Né à Nouméa d'un père français et d'une mère américaine, titulaire d'une double nationalité franco-américain, David Larcher, qui a passé les trois premières années de sa vie au Michigan, est d'abord un passionné d'aéronautique. Peut-être, se demande-t-il, à cause des voyages effectués enfant pour rejoindre sa famille ici ou là. Ses études dans une grande école d'ingénieurs le ravissent. Et Airbus, à Toulouse, son objectif de toujours, lui ouvre ses portes.

Au bout de cinq ans, en 2010, il passe un MBA. À Airbus, il intègre la cellule d'innovation. En octobre 2012, il remporte le concours défi numérique de Toulouse Métropole et, dans la foulée, franchit le pas.

Malgré le nuage de morosité qui plane toujours sur l'Hexagone, David en est persuadé, «la France est le pays du monde le plus propice à l'entreprenariat.» Incubateur de la région, de l'Agence spatiale européenne, prix... la start-up a bénéficié de coups de pouce. Aujourd'hui, elle s'appuie sur des contrats avec des entreprises et collectivités. Et se lance dans une levée de fonds. A ce parcours professionnel, David associe une vie personnelle tout aussi riche : il est père de quatre enfants!


Bio express

- 19 novembre 1981 .- Naissance à Nouméa, Nouvelle-Calédonie, d'un père français et d'une mère américaine.

- 2005.-Diplôme d'ingénieur ISAE-Ecole nationale supérieure de mécanique et d'aéronautique de Poitiers. Ingénieur chez Airbus.

- 2010.- MBA de Toulouse Business School.

- Octobre 2012 .- Création de Coovia et installation dans les locaux de l'incubateur Midi-Pyrénées.

- Septembre 2015 .- Lancement du site coovia.fr avec toutes ses fonctionnalités.


Repères

Le chiffre : 3 520

€ >Coût. Coovia a calculé le coût annuel d'un aller-retour domicile-travail pour un trajet de 20 km : 3 520 € pour posséder une voiture et se déplacer. Une personne en covoiturage permettrait une économie de 880 € par an, deux personnes de 1 760 € et trois de 2 640 €.

Jean-Noël Gros

 

Après la Cop 21, on roule à quoi ?

Publié le 30/12/2015 à 08:02, Mis à jour le 30/12/2015 à 08:14

Énergie - L'événement

Le diesel menace nos bronches, l'essence n'est pas aussi pure qu'elle ne le prétend, l'électricité affiche ses limites et les vraies solutions d'avenir ne sont pas disponibles… Alors quel est aujourd'hui le carburant idéal pour circuler ?

Au volant de votre petite citadine diesel achetée en toute bonne conscience, vous écoutez les informations à la radio. Il ne fait pas si mauvais dehors, vous n'avez rien à redouter de votre journée de travail mais tout d'un coup, sous la violence des réquisitoires venus d'ici ou d'ailleurs, vous craquez. Vous avez envie de vous garer, de laisser là votre «poubelle empoisonnée» et courir vers un monde meilleur. Le feu passe au vert, un coup de klaxon vous ramène à la réalité du quotidien. Il faut bien avancer. Selon une étude Randstad menée l'été dernier, six Français sur dix privilégient la voiture individuelle pour se rendre à leur bureau ou à leur atelier. Malgré le… train des campagnes publicitaires, le covoiturage reste confidentiel et ne concerne que… 2 % des actifs, ils sont 18 % à utiliser les transports en commun (47 % en région parisienne), 9 % la marche et 4 % les deux roues. Nos élus ont beau se multiplier pour chasser l'automobile des grandes villes et la tenir en laisse dans le reste du pays, il faut quand même et pour quelques années continuer à faire avec.

Diesel, de 70 % à 54,3 % en deux ans !

Réagissant aux différentes annonces, aux enquêtes, aux scandales aussi, constructeurs et automobilistes tentent de s'adapter. Après avoir vécu des années dorées à l'intérieur des périphériques, les citadines fonctionnant au «mazout» disparaissent du paysage urbain aussi vite qu'elles s'y étaient implantées. On ne peut pas s'en plaindre et on regrette ici, une fois de plus, que tant de petits rouleurs aient refusé d'entendre raison pour «s'offrir quand même» un de ces fameux modèles sur un seul critère de choix : le prix du litre à la pompe. Ils n'ont jamais voulu entendre qu'ils devraient effectuer entre 15 000 et 20 000 kilomètres pour espérer amortir leur opération… La progression des véhicules électriques censés remplacer les diesels «intra muros» continue de bégayer. La faible autonomie, le manque d'infrastructures, les prix d'achat continuent à effrayer les acheteurs potentiels. Leur progression en octobre est pourtant remarquable (+63 %) mais on reste encore sur des volumes très bas. Dans le même temps, sur un marché en hausse de 0,6 % le nombre des immatriculations diesel a baissé de 12,3 % et ne représente plus que 54,3 % du marché. Il était de 70 % il y a seulement deux ans…

Alignement fiscal sur cinq ans

Pour les seuls particuliers, les ventes «essence» vont cette année passer devant celles du diesel. Bonne nouvelle ? Avec le passage aux normes européennes 6 et malgré les nuages du scandale Volkswagen, le match entre les deux motorisations sur le terrain des rejets n'est pas aussi déséquilibré qu'il y paraît. Les véhicules à essence émettent beaucoup moins d'oxyde d'azote mais les moteurs les plus récents à injection directe rejettent plus de particules fines que les diesels… Ségolène Royal n'a pas oublié de s'engouffrer dans l'actualité pour accélérer, après de longs débats, la réduction de l'écart entre les taxes des deux «robinets». Ça devrait, déjà, faire entrer dans les caisses de l'État, 250 M€ en 2016… L'alignement fiscal promis devrait prendre cinq ans, et nos constructeurs, réputés performants pourraient en souffrir un peu plus que leurs concurrents, même s'ils devraient bénéficier quand même des soucis de VW, le géant allemand empêtré dans un feuilleton loin d'être terminé. Sinon, la famille hybride progresse cet automne de 40 %, les ventes d'hybrides rechargeables ont été multipliées par trois. Le monde va changer, il change déjà, mais patience. Au volant, on le sait, les fameuses limitations de vitesse interdisent les accélérations trop brutales…

Patrick Louis

 

Des céramiques micro-poreuses pour économiser l'arrosage

Publié le 26/12/2015 à 07:50

Environnement - Hérault

En ce mois de décembre, l'atelier de la petite société Oyas-environnement tourne à plein régime. Dans une ancienne usine désaffectée de Saint Jean de Fos près de Saint Guilhem le Désert dans l'Hérault, potiers et dirigeants s'activent pour faire face aux commandes de fin d'année et à la grande mise en place de janvier pour une chaîne nationale de jardineries.

Il s'agit ici de produire les oyas, des poteries conçues pour être poreuses et pour laisser se diffuser l'eau à petite vitesse et ainsi alimenter le sous-sol et nourrir les racines des plantes. «Il suffit d'enterrer la poterie en céramique micro-poreuse pour offrir à la plante une réserve d'eau et pour répondre, si nécessaire, au stress hydrique. L'alimentation en eau se fait sans à-coup, de façon permanente» explique Bastien Noël, animateur social reconverti dans l'industrie de la permaculture.

«Nous avons découvert ce système au Maroc pour irriguer les vergers. On appelle ça les Ollas. Etrangement, ce produit n'était ni fabriqué, ni distribué en Europe. Alors nous nous sommes lancés. Nous avons mené des recherches pour déterminer exactement le degré de micro-porosité souhaité» ajoute Frédéric Bidault, le co-fondateur, depuis 18 mois de Oyas-Environnement.

Les deux amis curieux et voyageurs n'ont pas choisi l'implantation de leur site de production par hasard. Ils ont posé leurs valises à Saint-Jean-de-Fos, capitale héraultaise du travail de la terre et de la poterie. Ils ont trouvé sur place des artisans sous-traitants, disponibles qualifiés et passionnés. Il suffit le plus souvent de traverser la rue pour passer commande ou pour récupérer la production.

Chaque goutte d'eau…

«On leur apporte un surcroît de travail. C'est bon pour eux, surtout à cette période de l'année et nous restons dans la sphère artisanale. Même si notre montée en puissance va nécessiter de produire beaucoup plus» ajoute Bastien Noël, persuadé que son système va permettre d'économiser et surtout d'optimiser l'eau d'arrosage. «Dans notre système, chaque goutte d'eau trouve son utilité. Pas d'évaporation et encore moins d'inondation des plantes. Pour les seules Oyas installées, nous estimons que l'économie d'eau réalisée dépasse le million de m3» estime Frédéric Bidault lui-même étonné par le succès rapide de leur petite entreprise.

Christian Goutorbe

 

Ces Toulousains ont inventé la Fontaine à yaourt

Publié le 23/01/2016 à 03:48, Mis à jour le 23/01/2016 à 08:26

Innovation - High Tech - Consommation

C'est, comme ce qui concerne le vin, les jus de fruits ou l'huile d'olive, une nouvelle habitude de consommation. La coopérative laitière toulousaine Yeo Frais (anciennement 3A), vient de mettre sur le marché une «fontaine à yaourt», à destination des gros consommateurs de yaourts à boire. Le produit, d'une contenance d'1,5 kg, se présente sous la forme d'un container souple en PVC, muni d'un robinet à retour stérile, qui permet une conservation, au frais, d'environ une semaine. Le principe est de le mettre en libre service dans le frigo familial, à disposition de tous les amateurs.

«C'est un produit innovant, explique Sylvie barniol, responsable marketing de la société. Nous utilisons du lait provenant de coopératives de notre région, bio, et cet emballage permet une substantielle économie de déchets, donc moins de pollution. En outre, contrairement à la concurrence, nous utilisons des fruits frais, pas des arômes».

Le produit est pour l'instant uniquement disponible chez un seul distributeur, à savoir la chaîne Intermarché, sur l'ensemble du territoire national. «Nous avons accéléré le processus, poursuit Sylvie Barniol, afin de participer à leur concours des PME innovantes. Nous sommes parmi les dix marques sélectionnées à bénéficier de leur réseau, et ceci toutes catégories confondues, il n'y a pas que des produits de bouche. Nous sommes sur le marché depuis le début de l'année, et les premiers retours sont excellents. Pour l'instant, notre fontaine est disponible avec le seul goût fraise, mais, si le succès suit, nous mettrons une gamme complète sur le marché».

Jusqu'au début du mois prochain, les consommateurs peuvent d'ailleurs voter sur internet (1) afin d'élire le produit qui bénéficiera de trois mois supplémentaires d'exclusivité. Peut être un palier supplémentaire de franchi pour une société qui travaille avec des producteurs locaux depuis maintenant cinq décennies.

(1) : www.intermarche.com/www.lafontaineayaourt.fr

- www.facebook.com/lafontaineayaourt

- 3,90 euros pour une fontaine de 1,5 kg.

Philippe Abetel

 

Le paysan agroforestier heureux en son moulin

Publié le 22/01/2016 à 03:50, Mis à jour le 22/01/2016 à 07:51

«La prairie de Victorine», chez Jean-Christophe Bady et son épouse, sera à l'honneur demain avec l'inauguration d'un moulin pour les meilleures farines maison

Jean-Christophe et Anna Body partagent leur bonheur avec Victorine, leur fillette écolière. Dans «La prairie de Victorine», une «ferme» à la tête de laquelle Jean-Christophe, 41 ans, «paysan agroforestier» comme il se définit, a fait sa révolution «car malgré le masque censé me protéger, les pesticides me provoquaient d'importants saignements de nez. Alors j'ai dit stop à ce type d'agriculture...». Jean-Christophe est passé «en bio» il y a 8 ans, il s'en porte bien «et mes terres, 150 hectares dont 146 en fermage, mieux encore».

«S'adapter au réchauffement climatique»

Couverts végétaux, semis directs, rotation des cultures,intrants chimiques bannis...»Le respect de l'activité biologique du sol» dont il est devenu le plus fervent avocat permet à Jean-Christophe d'économiser «des heures de tracteur» : 4 heures par hectare par an désormais contre 15 à 20 heures auparavant. «Les premiers bénéfices que je réalise, c'est l'argent que je ne dépense pas...». Il produit des lentilles, des pois chiches et pois carrés, du petit épautre, du blé, du sarrazin, du lin brun, du maïs population aux multiples coloris. Adepte de l'agro-foresterie, il ne puise plus dans son lac d'irrigation même s'il lui en a coûté lors de précédents étés caniculaires. Mais ne faut-il pas d'ores et déjà s'adapter au réchauffement climatique? «Mon idéal est de faire fonctionner la ferme en autonomie totale» dit-il . «La terre nous met tout à disposition, il suffit juste de prendre le temps d'observer. La prairie et la forêt sont totalement autonomes, elles sont capables de produire beaucoup de biomasse et elles recyclent tout. L'écosystème de la nature est très fragile mais très abondant si on le respecte. Pouvoir travailler avec lui sans le perturber tout en produisant, c'est mon métier de paysan avec pour objectifs de produire sain et nourissant tout en capitalisant dans les sols pour les générations futures». S'il met facilement sur le marché la plus grande quantité de ses récoltes, Jean-Christophe s'en réserve pour les vendre directement à la ferme. Le moulin (électrique) qu'il inaugure aujourd'hui, attenant au point de vente lui aussi tout neuf, s'inscrit dans cette démarche d'autonomie. Le sachet de lin noir dans lequel nous avons pu ainsi puiser en avant-première «aura des effets bénéfiques contre votre cholestérol» affirme le fermier. Qui vend aussi son lin pour la fabrication de coussins à usage thérapeutique. «Car dans une housse avec coton réchauffée au micro-ondes, les grains du lin qui tient la chaleur, c'est tout bon contre les rhumatismes et les courbatures».


La Roll'n Sem présentée

Demain aussi à «la Prairie de Victorine, présentation à 14 h 30 de la Roll'n Sem, «outil réfléchi par des agriculteurs et ingénieurs et conçu par Denis Vicentini, constructeur local». Une machine «pour gérer les adventices sans travail du sol et avec réduction des désherbants».

Dès 9 h 30, à la salle des fêtes d'Ansan, une conférence-débat sur le thème du «Champ à l'assiette» sera notamment animée par William Vidal (Ecocert), Roland Feuillas, le boulanger paysan de Cucugnan qui se sert de farines de blés produits par Jean-Christophe Body, Alain canet, directeur d'Arbre & Paysage 32, Aubin Lafon de l'association française d'agroforesterie etc.A 11 h 30, inauguration du moulin à farine et du point de vente des produits de la ferme suivie d'un «pot de l'amitié» avec la participation de Noël Lassus (pousse rapière, Château de Monluc), d'Arnaud Chotard (la ferme d'En Cagalin) et de Jean Passe, artisan brasseur à Gimont. Ne pourront participer au déjeuner qui suivra que les personnes ayant fait la démarche de s'inscrire. «Une centaine de convives, c'est complet» indiquent Jean-Christophe et son épouse qui attendent beaucoup de monde tout au long de la journée.

B.D.

 

Les carburants végétaux en panne de feu vert

Publié le 20/01/2016 à 03:51, Mis à jour le 20/01/2016 à 07:40

Environnement

Pour la énième fois, les responsables lot-et-garonnais de l'Institut français des huiles végétales pures (IFHVP) repartent prêcher la bonne parole. Alain Juste et Paul Dedieu (respectivement président et vice-président de cette structure) reprennent leur bâton de pèlerin et rencontreront, ce 22 janvier, à Paris, un haut fonctionnaire de la Direction générale de l'énergie et du climat – rattaché au ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie. Objectif : obtenir un feu vert de l'Etat, attendu depuis un an et demi, pour que l'institut poursuive ses expérimentations sur les huiles végétales usagées. Seulement le temps presse : l'Etat ne cesse de renvoyer aux calendes grecques sa décision, semblant se moquer comme d'une guigne de ces petits Lot-et-Garonnais qui proposent depuis vingt ans de remplacer l'essence par de l'huile végétale. On est aujourd'hui bien loin du grand-messe médiatique de la Cop 21. Sur la lutte contre le réchauffement climatique, on allait voir ce qu'on allait voir : la France était en avant-garde, annonçait Paris. On verra jeudi ce que produisent les effets de manche onusiens et la loi de transition énergétique…

Vive l'huile de friteuse

Pour rappel, le Lot-et-Garonne est pionnier dans le domaine des carburants verts, depuis une vingtaine d'années. L'IFHVP a bataillé ferme pour faire tourner les moteurs diesel des collectivités avec de l'huile de colza ou de tournesol. Les bus de Villeneuve-sur-Lot ou de Montauban carburent au bio, mais le «marché» des collectivités n'a pas déroulé de tapis rouge aux partisans du vert. Réglementation, normes, obstacles divers et variés : un vrai parcours du combattant pour l'institut et à la clé quelques miettes concédées : des camions poubelles tournant à l'huile végétale pure, une conduite en «stop-and-go» désastreuse pour les moteurs. Bon courage ! Lassés, les animateurs de l'IFHVP ont ouvert un nouveau chantier en 2014. Ils se sont cette fois attachée à la revalorisation des huiles végétales usagées, utilisées notamment dans l'alimentation. Récupérez de l'huile d'une friteuse, filtrez-la, et vous obtiendrez – en résumé – du carburant pour votre moteur diesel. Avantages : recyclage d'un déchet et non-utilisation de l'énergie fossile (et au bout, lutte contre le réchauffement climatique). Inconvénient : ce carburant n'est pas du tout apprécié par l'oligopole pétrolier… Mais heureusement, règlements, directives et autres textes sont là pour saper le projet… Pourtant, une expérience scientifique a été réalisée en 2015 : un bateau de pêche (naviguant sur Océan atlantique) a fonctionné avec ce type de carburant et un rapport détaillant le processus a été remis à la préfecture de Lot-et-Garonne. D'autres expériences sont envisagées mais sont bloquées faute du feu vert de l'Etat. Ainsi une chaloupe de l'arsenal de Toulon tourne depuis un an grâce à l'huile végétale pure. La Marine nationale est prête à passer à l'huile alimentaire recyclée, mais elle est aux ordres… Idem pour trois autres projets bloqués faute de décision : l'un concerne un autre bateau de pêche en Atlantique, un deuxième relatif à une locomotive de la SNCF carburant à l'huile (pure ou usagée), et enfin un dernier projet en Guyane, avec le recyclage des huiles usagées et la plantation de copra sur d'anciennes terres minières – succès garanti auprès de Christiane Taubira ! Les projets voient grand, et loin, et correspondent aux ambitions écologistes que s'est fixées l'Etat. Il traîne pourtant des pieds, d'où un nouveau rendez-vous demandé par l'IFHVP le 22 janvier. Ces projets de coopération technique et scientifique devaient par ailleurs garantir des revenus à l'institut. Ils font aujourd'hui défaut, et quatre salariés de l'IFHVP ont dû être placés en chômage partiel jusqu'à juin, quand d'autres contrats seront théoriquement signés. À noter que l'institut lot-et-garonnais nourrit d'autres projets, et a identifié une nouvelle filière d'avenir : la récupération des vieux pneus ou des déchets en plastique qui, transformés et «distillés», débouchent sur la production de carburant. Pour sûr : en Lot-et-Garonne, on n ‘a pas de pétrole mais on a des idées. Une réflexion entamée bien avant la Cop 21… Charge aux services de Ségolène Royal de passer des paroles aux actes. Réponse vendredi.


L'art d'être en avance sur l'histoire

L'utilisation de l'huile végétale pure est, de l'avis de tous, un véritable pari sur l'avenir. Compte tenu des enjeux climatiques et de la disparition programmée des réserves pétrolières, les carburants verts n'ont que des avantages. L'impact sur l'agriculture est également pertinent puisque presser du colza pour obtenir de l'huile permet de dégager du tourteau, une alimentation végétale de qualité pour le bétail. Quant au recyclage des huiles usagées, son impact environnemental est évident également. Mais, comme toujours, pas si facile de convaincre lorsqu'on est en avance sur son temps…

Sébastien Bouchereau

 

L'appli qui dit ce que mangent vos enfants à la cantine

Publié le 09/01/2016 à 03:52, Mis à jour le 09/01/2016 à 07:58

Innovation - High Tech - Restauration scolaire

«Qui dit Miam !» est une application gratuite, développée par une start-up de Lacroix-Falgarde, avec le soutien de Toulouse Métropole pour savoir ce que mangent vos enfants à la cantine.

C'est une «appli» qui va révolutionner le quotidien des parents toulousains et plus particulièrement celui des «parents modèles». Par «parents modèles», on entend par là les papas et les mamans qui conçoivent consciencieusement le repas du soir en fonction de ce que leurs chers petits ont mangé le midi à la cantine, afin que ces derniers s'alimentent de manière parfaitement équilibrée. Mais pour cela, justement, il faut du temps, ce qui manque bien souvent à la plupart d'entre nous. C'est pour faciliter la vie des parents pressés mais néanmoins soucieux du bien-être de leurs rejetons, que la start-up Absolom Design, installée à Lacroix-Falgarde, a eu l'idée de créer l'application «Qui dit miam !».

Plus besoin, en effet, de s'abîmer les yeux à essayer de déchiffrer les affichettes apposées à l'entrée des écoles maternelles et primaires ou de se connecter sur le site Internet de la ville pour savoir quel est le menu du jour. Vous pouvez désormais découvrir le contenu des assiettes de vos enfants directement sur votre smartphone ou votre tablette ! Grâce à l'application «Qui Dit miam», vous pouvez connaître les menus des quinze prochains jours, savoir si les aliments qui sont servis sont bio, produits au niveau local ou encore de saison mais aussi vérifier les allergènes entrant dans la composition des plats. Les menus des accueils de loisirs, servis pendant les vacances, sont également disponibles. «Qui dit miam !» fait partie des applications retenues par Toulouse Métropole pour une expérimentation réalisée dans le cadre de sa démarche Smart City, qui vise, grâce aux nouvelles technologies, à mettre à disposition des citoyens des services qui leur facilitent le quotidien. Elle a d'ailleurs été réalisée en collaboration avec les services concernés de la ville et de la métropole. L'application, qui est en test durant toute l'année scolaire, est téléchargeable gratuitement sur les plateformes Apple Store et GooglePlay jusqu'au 1er juillet 2016. disponibles !


Un blog pour la qualité alimentaire

Manifestement «excédée» par les plats servis à son enfant, élève dans une école élémentaire proche du quartier des Carmes à Toulouse et qui mange quotidiennement à la cantine, une maman a carrément créé un blog sur internet baptisé «qualite-cantines-toulouse.com». On y trouve des témoignages, dont les comptes-rendus des actions menées par Christine Chabanette, qui est à l'initiative de cet espace de paroles qui milite «pour une meilleure qualité de la restauration dans les écoles du primaire». Toulouse compte 201 écoles (maternelles et élémentaires) où tous les parents ne montent pas au créneau contre les plateaux-repas distribués par la Cuisine centrale. Martine Susset, conseillère municipale de la ville de Toulouse, déléguée à l'environnement, la régie agricole et la restauration, l'assure tout de go : «C'est rare que les parents se plaignent de la qualité des repas dans les cantines des écoles toulousaines. Il y a en effet un petit groupe très actif à Toulouse. Ce sont des personnes que nous avons reçues trois fois déjà, y compris en présence de Marion Lalane de Laubadère (adjointe aux affaires scolaires, N.D.L.R.) et que nous avons invitées à la commission d'élaboration des menus qui se tient, chaque mois, à la Cuisine centrale. Tout est fait dans la transparence».

D'autres écoles dans le mouvement

Pour autant, certains parents d'élèves n'en démordent pas. Mme Chabanette confie avoir le soutien «des écoles élémentaires Fabre, Guilhermy, Michelet, Lucie Aubrac, Port Garaud et l'ALAPE (association de parents d'élèves qui représente les écoles de Lalande et Jean Monnet) sont dans le mouvement». Purée de pommes de terre «trop liquide», petits pois «très farineux», qualité des œufs, la mère d'élève n'épargne pas beaucoup la Cuisine centrale qui concède quelques progrès à faire, dans une récente enquête de satisfaction réalisée au printemps 2015. «Pour rappel, 2 806 questionnaires ont été analysés issus de 111 écoles sur les 201 existantes, soit 10 % des enfants inscrits à la cantine, répond la Cuisine centrale. Globalement les enfants aiment manger à la cantine : seulement 13 % ont répondu non, sans que nous en connaissions les raisons qui peuvent être tout autre que le contenu de l'assiette. Par contre, 29 % des répondants ont jugé que les plats manquaient de goût, notamment les légumes, nous allons donc travailler à améliorer ce point en essayant de nouveaux assaisonnements».

Claire Raynaud et Gérald Camier

 

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