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Une grande opération Coteaux 21 pour passer au ZERO PHYTO !

Dimanche, 28 Février 2016 20:22

Revue Presse du 28 02 2016

Écrit par  BELLIS
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Avertissement : "Cette revue de presse est établie par la commission communication de Coteaux 21 pour un usage documentaire interne uniquement. Les articles sont protégés et soumis aux droits de leurs auteurs et éditeurs respectifs, toute reproduction ou diffusion hors ce cadre privé est strictement interdite."

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SOMMAIRE

Énergie : et si on passait à l'électricité «verte» ?. 1

Collectivités, Airbus sur la bonne voie. 2

Sunibrain, pour mieux tirer profit du photovoltaïque. 3

«La ville pourra fournir en énergie 67 000 foyers». 3

Transports et hôtellerie: Uber et Airbnb disent avoir rénové de vieilles idées 4

Royal "prête" à prolonger de 10 ans les centrales nucléaires 5

Arbres et Paysages d'Autan : 5000 plantations en un mois 6

Recharge d'appareils la nuit : 40 millions d'euros gaspillés 7

Chenilles et papillons devancent la saison. 8

Nouvelle solution écologique contre les chenilles processionnaires 9

Oz le robot toulousain est l'ami du bio. 9

Quatre questions sur les pertubateurs endocriniens 10

Le paysan agroforestier heureux en son moulin. 11

Chauffer au bois : quelles précautions 12

Énergie : et si on passait à l'électricité «verte» ?

Publié le 01/02/2016 à 08:38, Mis à jour le 01/02/2016 à 09:00

Environnement - Interview

Pour réduire sa facture énergétique, le conseil départemental de Haute-Garonne opte pour une électricité 100 % verte. Le réchauffement climatique est dans tous les esprits.

Effet direct de la COP21, la conférence de décembre 2015 sur le climat à Paris ? Le conseil départemental de Haute-Garonne, en tout cas, emboîte le pas en ce début d'année à l'électricité dite «verte» à 100 %, dans le cadre de la Nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome) qui s'ouvre à la concurrence. L'institution départementale, dont la facture d'électricité s'élève chaque année à près de 1,9 million d'euros, compte faire près de 200 000 euros d'économie en signant de «nouveaux contrats d'alimentation électrique pour l'ensemble de ses bâtiments, hors collèges».

«Quand le conseil départemental consommera un kWh d'électricité, notre fournisseur s'engage à produire un kWh supplémentaire issu d'énergies renouvelables», s'est enthousiasmé Georges Méric, président du Département.

À Toulouse, comme dans le reste de la France, l'arrivée de nouveaux fournisseurs d'électricité a rompu peu à peu avec le monopole d'EDF qui, depuis 1946, fournit l'électricité à une grande majorité de Français (95 %). Alterna, Direct énergie, Electrabel, Enercoop, Poweo, Proxelia et autres GEG sources d'énergies sont des opérateurs qui multiplient leurs offres d'une électricité dite «verte» afin de séduire la clientèle toulousaine. L'occasion de peser le pour et le contre, alors qu'ont commencé d'importants travaux dans la Ville rose pour l'installation des nouveaux compteurs Linky.

L'énergie dite «verte», issue de sources d'énergies renouvelables (hydraulique, éolien, géothermie, solaire, biomasse), semble faire des émules. Pour autant qu'elle défende le principe d'une énergie «propre» et respectueuse de l'environnement à l'heure du réchauffement climatique, elle est vendue plus cher que l'électricité classique.

Selon Que Choisir, «EDF vend cette électricité très cher alors qu'elle ne lui coûte pas grand-chose en production, les barrages étant amortis depuis longtemps. Le MWh renouvelable est facturé à prix d'or. Pour 2 euros que reverse EDF, il coûte 3,40 euros de plus que le tarif réglementé en tarif de base, 2,60 euros de plus en heures pleines et 3,90 euros de plus en heures creuses».

Les nouveaux clients haut-garonnais, soucieux de lutter à leur échelle contre le réchauffement climatique, devront savoir que ce surcoût est très variable : il dépend de l'installation de production. C'est globalement plus onéreux pour les panneaux photovoltaïques ou les éoliennes. Il est en revanche «très faible, voire nul» pour les installations hydrauliques anciennes, tels que les grands barrages qui ne manquent pas dans notre région.


17 % du marché de l'électricité

Près de 90 % des usagers de l'électricité sont encore clients d'EDF au tarif réglementé et la part d'électricité «verte» dans la consommation totale d'électricité en France est environ de 17 %. Pourtant, depuis que le marché de l'énergie est ouvert à la concurrence, une dizaine de fournisseurs différents commercialisent l'électricité à prix de marché, c'est-à-dire à un tarif librement fixé par chacun d'entre eux. Alors dans un contexte où le prix du kWh électrique est appelé à augmenter, est-il judicieux de quitter le tarif réglementé d'EDF ? L'utilisateur a en effet le choix et EDF n'a pas l'intention de laisser filer ses abonnés chez ses concurrents. En décembre dernier, le premier opérateur français a lancé une offre à ses 25 millions d'abonnés qui coûtera environ au particulier 2 euros de plus par mois.

«Cette offre a été conçue pour tous ceux qui, parmi nos 25 millions de clients, souhaitent s'engager dans la lutte contre le changement climatique, en faveur des énergies renouvelables, déclaré à la presse Sylvie Jéhanno, directrice du marché des particuliers chez EDF. Cette offre est une réponse aux préoccupations environnementales des ménages, et nous espérons qu'un maximum de nos clients y souscriront».

Recueilli par G.C

 

Collectivités, Airbus sur la bonne voie

Environnement

Collectivités, Airbus sur la bonne voie

Dans la foulée de la COP21 – la conférence sur le climat en décembre 2015 à Paris –, la communauté urbaine de Toulouse Métropole s'est engagée à abonder dans le sens d'une énergie «plus verte» et de lutter contre le réchauffement climatique à son échelle. Autour d'un slogan «Le climat change ! on change quoi ?», Toulouse Métropole entend développer sept actions : acheter au moins 50 % d'électricité verte pour les bâtiments de la ville et la Métropole ; conseiller gratuitement plus de 5 000 habitants sur les économies d'énergie ; créer 36 km de réseau de chauffage collectif pour alimenter 15 000 logements ; «Étendre la nature en ville» ; favoriser les déplacements en mode doux : zones piétonnes renforcées ; soutenir l'agriculture métropolitaine et augmenter les critères de développement durable dans les marchés publics. C'est aussi la démarche entreprise par le conseil départemental qui, «au-delà de la baisse de notre facture énergétique», a choisi de «s'engager pour orienter la production d'électricité de la France», ambitionne Georges Méric, le président du conseil départemental. Les collectivités territoriales ne sont pas les seules à viser l'objectif d'une énergie «totalement verte». L'avionneur européen et fer de lance de l'industrie toulousaine Airbus a profité, en 2012, de la mise en service de la chaîne de fabrication de l'A350 «pour recouvrir le toit de panneaux solaires qui fournit la moitié des besoins de l'usine en électricité», assure Jacques Rocca, responsable de la communication. Airbus utilise aussi des chaudières à bois pour économiser sur le chauffage électrique.

Gérald Camier

 

Sunibrain, pour mieux tirer profit du photovoltaïque

Publié le 27/01/2016 à 09:43, Mis à jour le 27/01/2016 à 09:44

Septuors Haute-Garonne 2016 - Environnement

Dans l’univers du photovoltaïque, Nicolas Cristi en connaît un rayon. Parce qu’il connaît bien toutes ces installations, il a mis au point avec son entreprise Sunibrain un système breveté de refroidissement de panneaux solaires. Sensé booster les centrales photovoltaïques, ce procédé peut à la fois nettoyer les panneaux des poussières et autres parasites et dans le même temps réguler la température de ces panneaux tout au long de l’année. « Les cellules solaires photovoltaïques sont sensibles à la chaleur et peuvent atteindre jusqu’à 90°c. En utilisant une eau pure, nous pouvons refroidir ces éléments et gagner jusqu’à 25% de puissance instantanée en plus. Lissé sur l’année, on arrive à 6 à 12% d’énergie en plus à revendre » indique Nicolas Cristi le dirigeant de la structure qui emploie aujourd’hui 6 salariés. « De plus, nous avons pensé à un système de collecte des eaux de pluies qui nous permet de travailler en circuit fermé » poursuit-il. Les clients de Sunibrain, ce sont les industriels et les exploitations agricoles présentant des surfaces de panneaux solaires de plus de 750 m2. Actuellement en plein développement de ce dispositif, Sunibrain (primée au concours Midinvest 2013) vient d’effectuer deux levées de fonds en 2015 pour un montant total de 750 000 euros. Son brevet est actuellement déposé dans 30 pays.

ladepeche.fr

 

«La ville pourra fournir en énergie 67 000 foyers»

Publié le 24/01/2016 à 03:54, Mis à jour le 24/01/2016 à 06:40

Énergie

À Bouloc, le solaire s'est déjà installé

Bessières regorge d'énergie. Au sens propre comme au figuré. Et sans doute plus encore dans les prochains mois. Très souvent mise en avant pour son projet de serres chauffées par l'incinérateur, système appelé cogénération, la ville du Nord toulousain pourrait pourquoi pas décrocher un jour le titre de la ville de moins de 5 000 habitants fournissant le plus d'énergie dans le département et peut-être même dans l'ancienne la région Midi-Pyrénées. Le nouveau projet qui se dessine en la matière contribuera peut-être à cette distinction. En attendant le soleil brille pour le maire qui s'apprête à mettre à disposition dix hectares pour l'installation d'un champ de panneaux photovoltaïque. «Le site en question est situé route de Montjoire, sur l'ancienne gravière. Là, environ huit hectares sont disponibles et deux autres sur une autre partie de deux hectares accessible depuis la route de Villemur-sur-Tarn. Les panneaux seront faciles à ancrer car dans des conditions favorables puisque facile à raccorder au réseau électrique. Un système de câbles passant sous la voie ferrée a déjà été installé en liaison avec l'incinérateur», explique Jean-Luc Raysséguier.

67 000 foyers électrisés

Mais la satisfaction du maire va bien au-delà… L'implantation de ce champ solaire compléterait en effet une offre déjà solide en matière de production d'énergie, faisant de la ville, dit-il, «la plus productrice de sa catégorie».

L'élu avance un rapide calcul : «Avec toutes les sources d'énergie réunies que sont le barrage hydroélectrique, l'incinérateur, son réseau de chaleur et le champ photovoltaïque, c'est 67 000 foyers qui pourront être chauffés sous-éclairés, soit Montauban et Lourdes réunies pour se donner une idée».

Le début des travaux est annoncé pour le deuxième semestre de cette année.


A Bouloc, déjà 135 400 panneaux photovoltaïques

Le projet est porté par EDF Energies Nouvelles, producteur d'énergie verte. Le chantier s'est terminé en mars 2011, date du début de la production d'électricité. Après une phase de tests, la mise en service «opérationnelle» a eu lieu à la mi-avril 2011. L'ensemble de l'installation, composée de 135 400 modules, couvre 25 hectares. Le site abrite également 7 locaux électriques et un poste de livraison, d'une surface d'environ chacun 20 m2. La capacité de production de cette centrale est de 10,15 mégawatts équivalents à la consommation électrique, chauffage compris, de 6 000 habitants. Depuis le poste de livraison, l'électricité produite est évacuée, par une ligne souterraine longue d'environ 13 km jusqu'à son point de raccordement au réseau de distribution via le poste source situé à Ondes (31).

Des clôtures de 2,5 m de hauteur, indispensables à la sécurité, séparent le site en deux unités distinctes afin de constituer un corridor biologique et des passages pour les lièvres y sont prévus. Le lien avec le CCA (chasse) de Bouloc a été permanent pendant la phase de construction.

M. Anquetin

 

Transports et hôtellerie: Uber et Airbnb disent avoir rénové de vieilles idées

Publié le 17/02/2016 à 07:10

Les startups de "l'économie du partage", censées révolutionner le secteur des transports ou de l'hôtellerie, reposent sur des concepts anciens auxquels a été donnée une nouvelle vie, ont estimé mardi deux de leurs représentants très en vue, Uber et Airbnb.

"Nous n'avons rien inventé de nouveau", a estimé Joe Gebbia, co-fondateur de la plateforme de réservation d'hébergement chez les particuliers Airbnb, lors de la conférence TED à Vancouver. "L'hospitalité existe depuis toujours."

Dans une intervention séparée à la même conférence, le patron-fondateur d'Uber, Travis Kalanick, a pour sa part dressé un parallèle entre son service de réservation mobile de voiture avec chauffeur et le "Jitney", un système de covoiturage lancé en 1914 en Californie qui avait connu un essor rapide avant de mourir étouffé sous le poids des réglementations.

Le nom "Jitney" vient du mot d'argot désignant la pièce américaine de 5 cents, soit le prix proposé par l'inventeur du système pour emmener où ils le voulaient les gens qui faisaient la queue pour un trolley à Los Angeles.

En l'espace d'un an, l'idée s'était répandue à d'autres villes américaine, au grand dam des puissants opérateurs de trolley, a raconté Travis Kalanick, dressant un parallèle avec les plaintes actuelles des compagnies de taxis contre Uber.

Selon lui, à force de lobbying, les opérateurs de trolley avaient obtenu que le "Jitney" soit soumis à toute une série de règles, comme l'obligation d'avoir deux conducteurs par voiture, de longs horaires imposés, ou même un éclairage des sièges arrières pour décourager la tendance "pernicieuse" des couples à s'y serrer de trop près.

"Il s'avère qu'il y avait un Uber bien avant Uber", a résume Travis Kalanick. "S'il avait survécu, l'avenir des transports serait probablement déjà là".

Il a estimé par ailleurs que les voitures autonomes sans chauffeur pourraient un jour devenir une partie de l'équation pour les services de covoiturage, mais peut-être pas avant une ou deux décennies.

"Cela va être une longue transition, et (les voitures sans chauffeur) fonctionneront bien dans certains endroits et pas dans d'autres", a-t-il indiqué. Mais "c'est un monde qui existera, et pour de bonnes raisons", a-t-il poursuivi, citant Apple, Google, Tesla et de grands constructeurs automobiles parmi les entreprises qui travaillent aujourd'hui sur des voitures autonomes.

Danger de l'étranger

Joe Gebbia, le co-fondateur d'Airbnb, a raconté pour sa part comment, tout frais diplômé de l'université, il avait accepté d'héberger chez lui pour la nuit un étranger d'apparence sympathique qui venait de lui acheter quelque chose à un vide-grenier; pour ensuite se réveiller au milieu de la nuit afin de fermer la porte de sa chambre à clé.

"On nous a appris depuis l'enfance qu'étranger égale danger", a-t-il relevé, estimant que cela représente l'un des défis qu'Airbnb doit surmonter, notamment grâce aux profils et commentaires qui construisent la réputation de ses utilisateurs.

"Les choses se passent plutôt bien", a-t-il assuré. Il reconnaît des incidents, comme des fêtes non autorisées laissant des maisons ravagées ou des clients restés dehors sous la pluie. "Heureusement, sur les 123 millions de nuitées que nous avons enregistrées, moins d'une fraction de 1% a été problématique. Quand la confiance fonctionne bien, ça peut être absolument magique", a-t-il indiqué.

© 2016 AFP

 

Royal "prête" à prolonger de 10 ans les centrales nucléaires

Publié le 28/02/2016 à 13:23, Mis à jour le 28/02/2016 à 18:13

La ministre de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal, a indiqué dimanche être "prête à donner (le) feu vert" au prolongement de dix ans de la durée de vie des centrales nucléaires françaises, qui passerait ainsi de 40 à 50 ans.

Cette annonce de la ministre a été aussitôt critiquée par EELV et l'ONG Sortir du nucléaire.

"Oui, je suis prête à donner ce feu vert, sous réserve de l'avis de l'Autorité de sûreté nucléaire" (ASN), a déclaré Mme Royal sur France 3, ajoutant que ces centrales exploitées par EDF "sont déjà amorties, donc produiront une électricité meilleur marché".

Cette décision s'inscrirait cependant "dans le contexte de la baisse de la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production d'électricité pour monter en puissance sur le renouvelable", tel que prévu par la loi de transition énergétique (LTE) adoptée l'an dernier, a-t-elle rappelé.

Le patron d'EDF, Jean-Bernard Levy, avait déjà affirmé mi-février que "l'Etat (avait) donné son accord pour que nous modernisions le parc actuel de façon à ce que la durée de vie qui a été conçue pour 40 ans, nous la montions à 50 et 60 ans, sous réserve que la sécurité nucléaire soit garantie".

Le nouveau secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, David Cormand, a réagi dans un tweet dimanche, affirmant: "l'écologie, c'est fini".

"De et après j'apprends que met à mort la en prolongeant les centrales nuc(léaires) de 10 ans. L'écologie, c'est fini", écrit le responsable politique qui devait participer dimanche à Barjac (Gard) à une manifestation contre les gaz de schiste.

Pour le réseau Sortir du nucléaire, la ministre de l'Environnement "sacrifie la protection des citoyens aux intérêts d’EDF". L'ONG a exprimé dans un communiqué "sa plus vive indignation face à la capitulation de Ségolène Royal, qui vient de céder à EDF". "Cette décision constitue un reniement total de la loi de transition énergétique", estime-t-elle.

La loi de transition énergétique prévoit de réduire à 50% la part de l'atome dans la production électrique de la France à horizon 2025 et plafonne à son niveau actuel de 63,2 gigawatts la production nucléaire du pays.

Cette dernière disposition contraindra EDF à fermer deux réacteurs, normalement ceux de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), pour compenser la mise en service du réacteur EPR de Flamanville, reportée à fin 2018.

"Il n'y a pas d'autre fermeture de prévue dans les dix ans à venir", avait souligné M. Levy.

Le gouvernement doit présenter prochainement sa programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui détaillera l'évolution des moyens de production par type d'énergie (nucléaire, gaz, renouvelables, etc.).

© 2016 AFP

 

Arbres et Paysages d'Autan : 5000 plantations en un mois

Publié le 28/02/2016 à 03:50, Mis à jour le 28/02/2016 à 06:30

Environnement

Courant février, c'est plus de 5 000 plants d'arbres et arbustes seront plantés dans les campagnes de Haute-Garonne grâce aux conseils de l'association «Arbres et Paysages d'Autan». Habitants et communes aux quatre coins du département ont choisi la plantation de haies champêtres et d'essences locales sur leur terrain pour protéger et améliorer l'environnement et les paysages. Après une formation sur les techniques de plantation, la livraison des plants s'est déroulée ce samedi 13 février dans les locaux de l'association à Ayguesvives.

À l'ère de la COP 21 et de la mise en œuvre de la Trame verte et bleue, l'association est au cœur de l'actualité puisqu'elle a pour objectif de promouvoir le rôle de l'arbre de pays et des haies champêtres dans la sauvegarde et la restauration du paysage pour le mieux vivre de tous. Elle accompagne les particuliers, les professionnels et les collectivités de Haute-Garonne dans les projets de plantation et d'aménagement grâce au soutien financier du Conseil Régional Midi-Pyrénées. La haie champêtre rend de nombreux services et son utilité est aujourd'hui reconnue. Ses fonctions sont diverses : elle protège naturellement des aléas du climat : brise-vent, ombrage, fraîcheur, qualité de l'air, elle protège la ressource en eau : rôle épurateur, protection contre l'érosion des sols, elle favorise la biodiversité : lieu de vie pour la faune, les oiseaux, animaux utiles aux jardins, pollinisateurs mais aussi améliore notre cadre de vie et nos paysages en reconstituant une trame verte et des corridors écologiques. Les prochaines réunions d'information auront lieu sur les communes de Pibrac le 12 mai à 20 h 30 et le 18 juin à 9 h 30 au Moulin de Ticaille à Ayguesvives.

Les prochaines journées de formation : traitements biologiques des arbres fruitiers se tiendront le 11 mars, les techniques de greffe le 15 avril, la biodiversité au verger le 27 mai, la botanique le 24 juin.

Toutes les infos sur www.arbresetpaysagesdautan.fr Renseignements et inscriptions : Arbres et Paysages d'Autan Tél. : 05 34 66 42 13 20 route de Ticaille 31450 – Ayguesvives Mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

La Dépêche du Midi

 

Recharge d'appareils la nuit : 40 millions d'euros gaspillés

Publié le 26/02/2016 à 03:54, Mis à jour le 26/02/2016 à 07:39

Énergie - Électricité

La facture d'électricité des Haut-Garonnais pourrait diminuer d'un coup de baguette magique de soixante-dix euros par an et par ménage. Pour cela, il suffit d'arrêter de charger la nuit tous ses appareils numériques. Génial, non ?

C'est une très mauvaise habitude, malheureusement partagée par la quasi-totalité d'entre nous et qui coûte horriblement cher. Chaque soir, avant d'aller nous coucher, nous avons en effet tous le réflexe de mettre en charge toutes nos petites merveilles technologiques que sont nos téléphones, consoles de jeux, ordinateurs portables, tablettes ou imprimantes en pensant bien faire. Dans l'esprit collectif, recharger son appareil la nuit coûte moins cher, de surcroît lorsque l'on dispose d'un abonnement à heures creuses… Mais ce qui était vrai il y a dix ans ne l'est plus aujourd'hui. «À cette époque il fallait effectivement quatre heures pour recharger son téléphone mais aujourd'hui il faut compter entre une et deux heures, rappelle Franck Chatelain, responsable communication de l'Ademe Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Or même quand un téléphone est chargé à 100 %, le transformateur qui se trouve sur la prise continue, lui, à absorber de l'électricité. On ne s'en rend généralement pas compte, mais presque tous les appareils électriques consomment de l'électricité tant qu'ils restent branchés à la prise, car un courant résiduel circule toujours. C'est ce qu'on appelle de la consommation cachée et elle coûte très cher à tout le monde.» Alors que l'efficacité énergétique de nos appareils numériques s'améliore, notre consommation d'électricité ne cesse d'augmenter. Selon l'Ademe, la part de l'informatique dans la facture d'électricité globale d'un ménage est ainsi passée à 14 % contre 12 % seulement pour l'éclairage. En Haute-Garonne, les conséquences sont spectaculaires : la consommation d'électricité a ainsi augmenté de 2,2 % en 2015 par rapport à l'année précédente, selon RTE, qui gère le réseau public de transport d'électricité haute tension. Charger ses appareils la nuit a un coût de 70 euros par an et par ménage, ce qui représente un gaspillage annuel de 40 millions d'euros à l'échelle du département. «Alors que le geste d'éteindre la lumière quand on sort d'une pièce est aujourd'hui un réflexe, celui de ne pas charger nos appareils numériques la nuit ne l'est toujours pas», déplore-t-on à l'Ademe. En France cette mauvaise habitude coûte chaque année la bagatelle de deux milliards euros, soit l'équivalent de la production de deux réacteurs nucléaires.


La fausse rumeur des ordinateurs

C'est une rumeur qui court sur tous les forums de discussion informatique et qui également propagée par la plupart des fabricants : ne jamais éteindre son ordinateur prolongerait sa durée de vie. «Là encore, c'est totalement faux et c'est même exactement le contraire, s'insurge Franck Chatelain. Les fonctions de veille ou de veille prolongée sont très énergivores et elles usent l'appareil. Il faut donc impérativement éteindre et débrancher son ordinateur dès que l'on ne s'en sert plus.»

Claire Raynaud

 

Chenilles et papillons devancent la saison

Publié le 21/02/2016 à 03:51, Mis à jour le 21/02/2016 à 06:52

Environnement - Nature

Entomologiste au conservatoire des espaces naturels de Midi-Pyrénées (CEN) David Demenges constate que les chenilles processionnaires, les papillons et certains insectes ont pris de l'avance sur leur calendrier biologique en raison de la météo

La ville de Colomiers a lancé une alerte aux chenilles processionnaires début février, est-ce exceptionnel ?

En général en cette saison, les chenilles processionnaires ne quittent leur nid que quelques heures par jour pour se nourrir d'aiguilles de pin. Ce qui est surprenant en ce moment, c'est que certaines d'entre elles commencent à descendre pour s'enterrer au pied des arbres et se transformer en nymphes qui donneront les papillons en été. Normalement elles descendent plutôt nymphoser en avril et pas en février. En fait c'est la météo qui n'est pas normale. Le comportement des chenilles est dicté par les conditions climatiques. Leur cycle de développement est décalé mais il se recalera si l'hiver prochain est froid.

Est-ce la seule espèce à subir ce décalage biologique lié à la température ?

Pas du tout, nous avons déjà vu voler des piérides. Ces papillons qui sont de la famille très connue des piérides du chou sont sortis fin janvier début février comme la chenille processionnaire au lieu de mars ou avril. Ils ont éclos plus tôt en raison de la température. Nous avons également constaté cet hiver que les mouches ont continué à se reproduire. Les espèces qui ont été observées ont généralement une succession de deux à trois cycles par an. Cette année elles vont gagner un à deux cycles supplémentaires.

Est-ce grave pour ces espèces ?

Ce n'est pas catastrophique. Cela peut même être positif pour les prédateurs de ces insectes qui vont bénéficier d'une nourriture plus abondante. Ça aura peut-être un impact positif sur la reproduction des oiseaux insectivores.

Quel est l'impact de cet hiver clément sur les ruches ?

Les abeilles ont commencé à butiner il y a un mois et demi. Mais en cette saison, la nourriture qu'elles ramènent à la ruche est peu énergétique. Du coup, les abeilles consomment plus d'énergie à se déplacer qu'elles n'en emmagasinent en consommant la nourriture pauvre qu'elles ramènent à la ruche. Certains apiculteurs sont donc obligés de les nourrir avec un peu de miel. Sinon les essaims sont déjà fatigués avant que la saison ne commence

Les jardiniers ont coutume de dire que lorsque l'hiver n'est pas suffisamment froid, la «vermine» prospère, est-ce vrai ?

La vermine n'est pas vraiment le mot approprié. Ce qui est vrai, c'est que le froid permet d'arrêter les cycles de reproduction. L'hiver remet tout à zéro. Un hiver trop clément peut effectivement se traduire par un développement plus important de parasites tels que les tiques. Mais cela peut aussi permettre à des parasites d'autres insectes de se développer. En fait c'est toute la chaîne qui est impactée. Mais l'impact le pire de ces hivers peu froid set peu neigeux est en montagne. Car la neige protège du grand froid les espèces qui hibernent dessous. Les hivers peu neigeux peuvent être catastrophiques pour les insectes qui ne bénéficient pas de cette protection thermique. En altitude, moins il y a de neige plus il fait froid au sol.

La Dépêche du Midi

 

Nouvelle solution écologique contre les chenilles processionnaires

Publié le 16/12/2015 à 03:53, Mis à jour le 16/12/2015 à 08:46

Environnement

De nouveaux pièges viennent d'être installés à Portet sur Garonne pour lutter contre les chenilles dites «processionnaire du pin», les larves des papillons de nuit. Composé principalement de ouate et d'un sac collecteur, l'éco-piège est entièrement écologique et sans danger pour l'environnement. 14 pièges ont été installés : allée du 19 mai 1962, sur les bords de Garonne, allée des sports, à l'Auta, au Récébédou et près de la mairie. L'éco-piège a pour but d'empêcher les chenilles de descendre au sol et de les détruire à un stade où elles ne sont plus urticantes car en effet, les chenilles possèdent des poils qui au contact de la peau ou des muqueuses, libèrent une protéine urticante. Ces poils peuvent provoquer de nombreuses allergies chez les humains et les animaux. Les chenilles sont également dangereuses pour les arbres, car elles sont ravageuses des pins, des cèdres, douglas et mélèzes. Il est possible qu'il y ait plus de 40 nids dans un seul arbre et plusieurs colonies peuvent rendre un arbre beaucoup plus sensible ou défolier un pin de plus de 20 ans.

La Dépêche du Midi

 

Oz le robot toulousain est l'ami du bio

Publié le 28/02/2016 à 05:34

Salon de l'Agriculture - Le salon, c'est aussi

«Je tape la longueur de la rangée, la largeur, j'appuie sur ok et il descend l'outil et commence à biner le rang»...Thibaut, jeune ingénieur de la société Naïo, a à peine fini sa phrase qu'Oz part en clignotant entre les rangs de fèves et retourne la terre pour en dégager les brins d'herbe. On le suit à grands pas jusqu'au bout, où il effectue un impeccable demi-tour. Sous les serres de Stéphanie et Xavier Outre, maraîchers bio à Belberaud, près de Toulouse, Oz, le robot desherbeur-bineur est comme chez lui. Il ne lui manque que la parole. Mais il a le téléphone : en fin de mission, il envoie un sms pour dire qu'il a fini, ou en urgence pour prévenir qu'il est bloqué.

Trente exemplaires de ces robots-bineurs inventés et développés depuis trois ans à Toulouse sont en fonctionnement, dont deux à la Réunion. Au salon de Paris, le stand des céréaliers le présente en évidence parmi les dernières technologies utilisées en agriculture (lunettes connectées et drones).

Economie : un mi-temps

En bois sur roulettes, le premier prototype Oz avait fait ses essais chez Stéphanie et Xavier, où il avait consciencieusement détruit un rang de poireaux avant de tenir la route. Mais le producteur, informé du projet de robot par une cliente attentive à ce qui se préparait dans un fablab (laboratoire de fabrication) toulousain, avait vu les avantages à venir.

«En bio, pour désherber, on ne peut pas lutter chimiquement, l'arrachage est manuel et lent, ça représente un mi-temps sur toute l'année, évalue Xavier Outre, le temps gagné avec le robot je le consacre aux plantations et à la récolte, ça permet de ne pas se laisser déborder». Autre avantage, Oz épargne aussi le dos du maraîcher et réduit la facture d'anti-iniflammatoires.

Efficace sur les poireaux, fèves, pommes de terre et choux, «Oz est moins à l'aise avec les épinards, trop de feuilles !», remarque Xavier. Pour avoir essuyé les planches avec Oz, il a bénéficié d'un tarif préférentiel, 16 000 € au lieu des 20 000 €, prix catalogue. Oz peut aussi se louer, environ 4 000 € la saison.

A Ramonville Saint-Agne, siège de la société Naïo* créée en 2011 par Aymeric Barthes et Gaetan Séverac, les créateurs développent deux nouveaux robots, l'un pour travailler dans les vignes, l'autre au-dessus des grandes cultures maraîchères. Il ne leur manque que le nom, qui rimerait en Oz.

* Naïo Technologies, start up créée à Ramonville Saint-Agne. Chiffre d'aff.2015 : 350K€/an.


Le chiffre : 10 000

drones> Au-dessus des champs. Toujours à l'affut de nouvelles technologies, les agriculteurs sont en France les premiers utilisateurs de drones, utilisés pour surveiller les parcelles en volant à 150 mètres d'altitude. Investissement, 25000€ par appareil, formation incluse.

P.M.

 

 

Quatre questions sur les pertubateurs endocriniens

Publié le 23/02/2016 à 14:14

Les pertubateurs endocriniens sont des polluants présents dans de nombreux produits du quotidien comme les lingettes ou les shampooings, souvent à notre insu. Bisphénol A, pesticides, phtalates, parabènes... De nombreuses études les traquent pour alerter les autorités sanitaires et les consommateurs. Où se cachent-ils ? Comment agissent-ils ? Le point pour s'y retrouver.

 

Que sont les pertubateurs endocriniens ?

Selon l'Organisation mondiale de la santé, les pertubateurs endocriniens sont des "substances chimiques d'origine naturelle ou artificielle étrangères à l'organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire ainsi des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants." Ces polluants, principalement des résidus chimiques (méthoxycinnamate d'éthylhexyle, dioxine, pesticides, glyphosate etc..) imitent, bloquent ou perturbent la fonction des hormones naturelles.

Quelles sont leurs effets sur la santé ?

En pertubant l'équilibre hormonal, ils peuvent être très nocifs pour la santé en altérant des fonctions telles que la croissance, le développement, le comportement et l'humeur, le sommeil, la circulation sanguine, la fonction sexuelle et reproductrice... Même à très faible dose, ils provoquent des changements graves, notamment sur le fœtus, l'embryon, les jeunes enfants. Malformations génitales, ménopauses et pubertés précoces, infertilité peuvent être des conséquences de l'exposition à ces substances.

Où se cachent-ils ?

Partout. Dentifrice, shampooing, déodorant, crème pour le visage, après-rasage, lingette pour bébés... L'Union fédérale des consommateurs (UFC)-Que Choisir a révélé hier d'inquiétantes découvertes en passant au peigne fin 185 produits cosmétiques du quotidien pour adulte et bébé. Une étude de 60 Millions de consommateurs vient par ailleurs d'épingler des résidus de substances potentiellement toxiques (dioxines, pesticides)  dans 5 des 11 protections féminines analysées (tampons et serviettes hygiéniques). On peut les retrouver aussi sur les jouets, les fruits et légumes, les céréales.

Une loi pour les interdire ?

Malgré les effets de mieux en mieux connus d'une partie de ces perturbateurs endocriniens sur la santé, leur interdiction ou limitation n'est pas à l'ordre du jour, notamment au sein de l'Union européenne où, les mesures législatives permettant d'encadrer ces PE sont régulièrement reportées.

Pour traquer ces composés toxiques, l'UFC-Que Choisir a établi une carte qui liste les substances à éviter : http://www.quechoisir.org/sante-bien-etre/hygiene-beaute/decryptage-produits-cosmetiques-telechargez-notre-carte-repere-des-molecules-toxiques

Des labels garantissent l'absence de ces produits, à l'instar des labels Eco et Bio de Cosmebio ou le label Cosmétique biologique Ecocert. Pour les vêtements et textiles, le label Confiance textile 100 ou OEKO TEX Standard 100 s'annoncent sains.

RelaxNews

 

Le paysan agroforestier heureux en son moulin

Publié le 22/01/2016 à 03:50, Mis à jour le 22/01/2016 à 07:51

«La prairie de Victorine», chez Jean-Christophe Bady et son épouse, sera à l'honneur demain avec l'inauguration d'un moulin pour les meilleures farines maison

Jean-Christophe et Anna Body partagent leur bonheur avec Victorine, leur fillette écolière. Dans «La prairie de Victorine», une «ferme» à la tête de laquelle Jean-Christophe, 41 ans, «paysan agroforestier» comme il se définit, a fait sa révolution «car malgré le masque censé me protéger, les pesticides me provoquaient d'importants saignements de nez. Alors j'ai dit stop à ce type d'agriculture...». Jean-Christophe est passé «en bio» il y a 8 ans, il s'en porte bien «et mes terres, 150 hectares dont 146 en fermage, mieux encore».

«S'adapter au réchauffement climatique»

Couverts végétaux, semis directs, rotation des cultures,intrants chimiques bannis...»Le respect de l'activité biologique du sol» dont il est devenu le plus fervent avocat permet à Jean-Christophe d'économiser «des heures de tracteur» : 4 heures par hectare par an désormais contre 15 à 20 heures auparavant. «Les premiers bénéfices que je réalise, c'est l'argent que je ne dépense pas...». Il produit des lentilles, des pois chiches et pois carrés, du petit épautre, du blé, du sarrazin, du lin brun, du maïs population aux multiples coloris. Adepte de l'agro-foresterie, il ne puise plus dans son lac d'irrigation même s'il lui en a coûté lors de précédents étés caniculaires. Mais ne faut-il pas d'ores et déjà s'adapter au réchauffement climatique? «Mon idéal est de faire fonctionner la ferme en autonomie totale» dit-il . «La terre nous met tout à disposition, il suffit juste de prendre le temps d'observer. La prairie et la forêt sont totalement autonomes, elles sont capables de produire beaucoup de biomasse et elles recyclent tout. L'écosystème de la nature est très fragile mais très abondant si on le respecte. Pouvoir travailler avec lui sans le perturber tout en produisant, c'est mon métier de paysan avec pour objectifs de produire sain et nourissant tout en capitalisant dans les sols pour les générations futures». S'il met facilement sur le marché la plus grande quantité de ses récoltes, Jean-Christophe s'en réserve pour les vendre directement à la ferme. Le moulin (électrique) qu'il inaugure aujourd'hui, attenant au point de vente lui aussi tout neuf, s'inscrit dans cette démarche d'autonomie. Le sachet de lin noir dans lequel nous avons pu ainsi puiser en avant-première «aura des effets bénéfiques contre votre cholestérol» affirme le fermier. Qui vend aussi son lin pour la fabrication de coussins à usage thérapeutique. «Car dans une housse avec coton réchauffée au micro-ondes, les grains du lin qui tient la chaleur, c'est tout bon contre les rhumatismes et les courbatures».


La Roll'n Sem présentée

Demain aussi à «la Prairie de Victorine, présentation à 14 h 30 de la Roll'n Sem, «outil réfléchi par des agriculteurs et ingénieurs et conçu par Denis Vicentini, constructeur local». Une machine «pour gérer les adventices sans travail du sol et avec réduction des désherbants».

Dès 9 h 30, à la salle des fêtes d'Ansan, une conférence-débat sur le thème du «Champ à l'assiette» sera notamment animée par William Vidal (Ecocert), Roland Feuillas, le boulanger paysan de Cucugnan qui se sert de farines de blés produits par Jean-Christophe Body, Alain canet, directeur d'Arbre & Paysage 32, Aubin Lafon de l'association française d'agroforesterie etc.A 11 h 30, inauguration du moulin à farine et du point de vente des produits de la ferme suivie d'un «pot de l'amitié» avec la participation de Noël Lassus (pousse rapière, Château de Monluc), d'Arnaud Chotard (la ferme d'En Cagalin) et de Jean Passe, artisan brasseur à Gimont. Ne pourront participer au déjeuner qui suivra que les personnes ayant fait la démarche de s'inscrire. «Une centaine de convives, c'est complet» indiquent Jean-Christophe et son épouse qui attendent beaucoup de monde tout au long de la journée.

B.D

 

Chauffer au bois : quelles précautions

Publié le 10/02/2016 à 07:41

Énergie

Se chauffer au bois, c'est tendance. C'est encore ce qu'il y a de plus économique et l'image environnementale est plutôt bonne. Mais attention, comme le rappelle et le prouve l'enquête de l'Oramip, la combustion de la biomasse, c'est-à-dire le chauffage au bois, reste une des causes primordiales de l'émission de particules fines dans l'air. Ainsi, à Toulouse, selon l'Oramip, la proportion de particules dans l'atmosphère émises par la combustion de biomasse passe de 12 % au printemps à 33 % l'hiver. En cause, le chauffage au bois qui, bien que marginal dans Toulouse et dans l'agglomération toulousaine (sans doute moins de 20 % selon Gaëtan Daujean, chargé de mission à l'Ademe Midi-Pyrénées) émet ainsi un tiers de la pollution de l'air aux particules, la part des particules émises par les déplacements automobiles, qui reste majoritaire, étant à peu près constante quelles que soient les saisons, de même que celles liées à l'industrie (carrières, sables, etc.) et à l'agriculture (l'épandage provenant de régions parfois lointaines, produit des particules à longue durée de vie portées par le vent, selon Dominique Tilak directrice de l'Oramip), plus marginales. Pour autant, le chauffage au bois, dont le développement est encouragé notamment par le conseil régional Midi-Pyrénées, n'est pas à jeter aux orties. Simplement, les foyers ouverts (cheminées ouvertes) sont à éviter pour le chauffage (on peut toujours se faire une bonne flambée de temps en temps pour le plaisir) car «ils sont jusqu'à dix fois plus polluants qu'un poêle à bois moderne (ou qu'un insert fermé) dont le rendement atteint 60 % alors que la cheminée stagne péniblement à 20 %», indique Gaëtan Daujean, qui précise aussi : «La qualité du bois et notamment son taux d'humidité influent aussi, un bois humide générant beaucoup de fumée» (et de particules). Le spécialiste de l'Ademe ajoute que le chauffage collectif au bois est en général plus performant que l'individuel, à condition que la chaudière soit équipée d'électrofiltres, et qu'il est indispensable, pour les particuliers, de s'équiper de poêles à bois labellisés (label Flamme Verte par exemple) avec le plus d'étoiles possible. À noter que le chauffage au fuel produit du soufre et que celui au gaz (le plus courant en ville) reste le plus propre.

 

La Dépêche du Midi

 

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