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Mercredi, 09 Novembre 2011 11:14

appel à la clairvoyance sur les « technologies »

Écrit par frederic fedou

Je tiens à vous présenter cette revue éditée par Pierre Raffenot, « l’oiseau de passage », qui « appelle à la clairvoyance sur les « technologies » et « traite de la crise écologique engendrée par notre civilisation ». Le premier numéro traitera des biocarburants. Sur chaque sujet Pierre propose une vision 360° de la problématique dans ses aspects économiques, politiques, financiers …..

C’est une revue engagée, sans publicité (c’est un parti pris délibéré) qui débute et cherche son public.

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Les notes (là aussi en vrac) de l'atelier du 16 Octobre sur le bon choix des fruitiers pour nos jardins des Coteaux: là aussi, nous essayerons de regrouper tout cela dans un observatoire des bonnes pratiques du jardinage sur les Coteaux.

 

Les notes:

Les notes sur Fruitiers:

Généralités :
Avant de planter des arbres fruitiers il est important de connaître quelques règles de base : forme, orientation, influence du soleil, de la température et du vent, technique de plantation. Voir document de synthèse en pièce jointe.


En fonction de la forme des arbres, il faut adapter les distances entre les arbres. Trop souvent cette notion est négligée et certains arbres plantés vont dépérir ou être condamnés à la tronçonneuse.

Pour un arbre que l'on vient de planter, il faut l'arroser abondamment la première année y compris en hiver il faut l'arroser abondamment un arbre que l'on vient de planter pour qu'il développe son système racinaire. On parlait de 30litres à chaque fois, 3 fois par semaine en cas de sécheresse printanière comme nous avons connu cette année.

Chaque arbre a sa sensibilité au froid et elle est différente en période de repos, à la floraison et en début de fructification. Voir la fiche jointe.

Afin de forcer le système racinaire à se développer en profondeur il faut procéder à l’élimination des racines de surface qui serait apparues par exemple à l’issue d’arrosage important de la pelouse. D’une manière générale les arrosages de surface (pénétration < 50 cm) affaiblissent les arbres fruitiers.

Traitement de fin d’hiver avec de l'huile de Neem ou à défaut de l’huile de paraffine au moment ou les bourgeons commencent à éclore.


Arbres à noyau:
Ils supportent très mal la taille, on peut cependant rabattre (raccourcir) les branches au moment de la récolte. Après la plantation a plus de mal à démarrer qu'un arbre à pépin. Ils sont sujets à une maladie appelé « la gomme » ;des boules de sève surviennent au travers de l’écorce. Cette maladie par son effet est comparable à la gangrène, il faut par conséquent éliminer les rameaux atteints et les détruire par le feu.


Abricotier: plein soleil, plein vent car sensible aux maladies liées à l'humidité. Un abricotier se taille très peu. L'abricotier originaire de Turquie, croit sur des terres calcaires. Il a été adapté pour nos terrains. Quelques variétés tardives (récolte mi-juillet) viennent bien sur les Coteaux telles que abricotier polonais, rouge tardif DELBARD. Une bonne adresse pour les arbres fruitiers: http://www.delbard-direct.fr

Pêcher: arbre à vie assez courte (15 ans)
A l’opposé, un poirier ou un pommier peut durer plusieurs siècles.

Cerisier: plusieurs variétés avec des arrivées de fruits à différentes périodes. Plus de risque su les variétés tardives car plus de parasites. La Napoléon arrive bien. La cerise vraie (proche de la cerise sauvage) arrive bien aussi, arbre de taille raisonnable, fruit de bonne tenue pour les clafoutis. A exposer en zone sud-est, doit bénéficier du soleil du matin pour sécher rapidement les fruits  et éviter la pourriture.

Prunier: prunier d'agen, reine Claude dorée, oriente plein sud

Arbres à pépin:
Pommier: il vaut mieux favoriser l'ombre et la fraicheur, il ne supporte pas la chaleur et les pommes peuvent attraper des coups de soleil (tache brunâtre conduisant à la perte du fruit. Il existe des variétés qui ne murissent pas sur l’arbre mais stockées en fruitier pendant l’hiver (reinette grise,

Poirier: orienter pour optimiser l'ensoleillement d'automne car les fruits viennent à maturité plutôt à cette saison.

Adresses:
- Toulze à Castelmaurou
- Salvignac à Bessiere

Prévoir un atelier purin



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Vous trouverez quelques notes prises en vrac lors de l'atelier du 16 Octobre chez Véronique. L'objectif est de regrouper toutes ces notes dans un observatoire des bonnes pratiques du jardinage sur les Coteaux.

Et si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas.

 

Les notes:

Paillage: carton pour faire mourir les herbes, haves des tontes superposées. Puis on met des copeaux. Puis de la fiente de poule. On laisse jusqu'en Avril
Attention : ne pas mettre de fiente (trop riche en azote) sur un emplacement destiné à des légumes racines ou tubercules.

Moutarde: 2 techniques. Soit on n'arrache pas et on les met sous le paillage, soit on l'arrache

Quelques conseils sur les éléments à ne pas introduire dans un paillage ou un composteur :
Les feuilles de Magnolia, néflier de Japon sont de type coriaces (à décomposition très lente) et contiennent des essences dont la libération va perturber la décomposition des autres végétaux. A brûler impérativement.
L’introduction de cendres qui contiennent naturellement de la potasse perturbe également le processus de décomposition.

Les cendres seront utilisées en engrais de fond pour les plantations afin de faciliter l’enracinement. Son usage est tout à fait recommandé pour la plantation de fraisiers ou d’arbres fruitiers. Nous aurons l’occasion d’en parler lors de notre prochaine séance jardinage en novembre. A mélanger aussi avec du compost près à l'usage car mélanger à la terre on risque de fabriquer du « béton », les terres des Coteaux étant très argileuses. Autrefois on mélangeait la cendre à l'argile pour construire les maisons en briques crues.

De l’usage des granulats au jardin :
Mettre des pierres de marbre au pied des tomates par dessus le paillage, permet de renvoyer la lumière  et limite les arrosages. La décomposition du marbre apporte également des éléments minéraux. Vous obtiendrez une bonne production de tomates quasiment sans traitement et avec très peu d'arrosage.


Pouzzolane: pierre volcanique poreuse, très riche en sel minéraux, fonctionne un peu comme une éponge. En granulométrie inférieure à 5mm et enfouie par griffage dans le potager, elle permet de réguler le sol.
Achat groupé de pouzzolane: à réfléchir.
Éviter de mettre du sable dans le potager car il s'infiltre l'été dans les crevasses et disparait avec les pluies d’automnes.


A propos de fruits rouges :
La plantation du fraisier est préférable en automne pour lui laisser le temps de faire ses racines et d’augmenter sa résistance à la chaleur d’été. En effet au printemps, la plante va privilégier la fructification au dépend de l’enracinement.

Pour les framboisiers, effectuer la plantation dans une zone nord-est avec une bonne part d’ombre dans la journée. Il faut beaucoup pailler (dominante déchet de bois) car le framboisier pousse naturellement en forêt où il y a du débardage. Dans l'hiver, il faut rabattre le framboisier d'un peu moins de la  moitié.

Choux fleur, navets, laitues 4 saisons pour fin mars, des oignons, du fenouil sous cloche Petits pois pour le printemps mais très difficile sur les Coteaux Fève à la place des tomates d'été


Que faire face aux ennemis du jardin ?
otiorhynque: se renseigner sur comment s'en débarrasser ? action Marc
Je n’ai pas trouvé de solution curative pour se débarrasser de ce coléoptère nocturne (http://www.walhorti.com/pbi_aux/19_doc_fr.pdf )
. Par contre à titre préventif on peut utiliser la rue (Ruta Graveolens) en infusion ou huile essentielle pour renforcer l’effet toxique de la plante menacée. Cette plante est également utilisée comme médicament, vous pourrez donc en trouver dans les herboristeries (qui malheureusement sont en voie de disparition). Le mieux est d’en cultiver un pied dans son jardin. D’ailleurs à ce sujet on pourrait organiser une session « plantes indispensables au jardin ».
En pièce jointe j’ai mis pour les intéressés la fiche Otiorhynque tirée du livre « Les soins naturels aux arbres » écrit par Eric PETIOT aux Editions du Terran mais ne pas la publier sur le site, les droits de reproduction étant réservés.


Les limaces
: le mieux, c'est les poules (mais également une coupe de bière sans alcool enterrée au ras du sol et muni d’un couvercle troué sur les bords pour laisser passer les limaces mais éviter que le hérisson vienne se délecter)


L'union, st Genies, était une terre de fraisier et de framboisiers Entre Rodez et severac le Chateau, Plein de jardins

Lundi, 31 Octobre 2011 21:30

Zero Déchet Vert : L'éco-geste du mois.

Écrit par RG
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Zero Déchet Vert : L'éco-geste du mois. Au compost, les liquides aussi.

Reste de soupe, rinçage de casserole, lait oublié au frigo dont on voudrait se débarrasser, huile de friture : le premier réflexe, c'est bien sûr de verser tout cela dans l'évier ou aux toilettes.

Mais a t'on pensé à tout ce qu'il faudra comme opérations à la stations d'épuration pour éliminer tout cela ? Dans mon bio-seau, je verse sans états d'âme tous ces liquides qui iront au compost.

On ne le dira jamais assez : tout ce qui est organique peut y aller au compost, contrairement aux rumeurs tenaces. Evidemment, pas un demi-boeuf. De plus par les temps qui courent, le compost a bien besoin d'être arrosé. Même un litre d'huile de friture finira décomposé en sucres, puis en carbone...

Zero Déchet Vert, ce n'est pas seulement renoncer à jeter des tailles et des tontes devant chez soi, c'est aussi profiter de son compost pour mieux trier ses ordures ménagères et à moins salir l'eau que nous rejetons.

Lundi, 31 Octobre 2011 21:30

J'ai vendu mon motoculteur !

Écrit par RG
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Ca y est, je l'ai fait. C'est comme quand on arrête la cigarette, il faut le faire d'un coup, et être content ! Donc, plus de motoculteur. Depuis deux ans, tout ce qui me tombe sous la main en provenance du jardin, tout est bon pour couvrir le sol : tailles, copeaux broyés, tontes et même de la paille achetée. Couvrir le sol, c'est le préparer à recevoir ce qu'on va y planter, légume, fleur, arbre.

Que je couvre un endroit qui est déjà cultivé ou alors que j'investisse un nouvel endroit de mon jardin, il se passe la même chose : je laisse aux petites bêtes du sol le soin de passer leurs minuscules motoculteurs à ma place, sans laisser s'installer des "mauvaises herbes" (remarquons les guillemets) qui sont étouffées. Je fais donc deux choses à la fois : passer le motoculteur et désherber.

En fait je sous traite les bébêtes, en l'échange de cette nourriture que sont les "déchets" de mon jardin. En réalité, il se passe même une troisième chose : sous cet amas de matière vivante, il fait frais et humide, pratiquement sans arrosage.

Un exemple ? J'ai un projet, quelque chose de nouveau : créer une plate bande de fleurs pour l'année prochaine en plein milieu d'une surface enherbée de mon jardin où rien n'a été planté depuis des années. Normalement, après avoir délimité puis désherbé la surface concernée, le mieux serait de désherber et de passer un bon coup de motoculteur, non ? Non ! Il y a bien plus simple. Après avoir grossièrement coupé l'herbe sur la surface concernée (en la laissant sur place bien sûr !), étalons du compost, mur ou pas, de l'herbe, de la paille, certains le feraient même avec du carton, du bois broyé ou un mix de tout cela : de la matière organique. Il suffit de l'étaler, d'en mettre une bonne couche, un bon 10 cm d'épaisseur car il est important d'occulter l'herbe qui y poussait pour qu'elle ne traverse pas le compost. Ca y est, c'est fini.

Les petites bêtes du sol vont venir doucement explorer ce nouvel univers en décomposant progressivement ce qui a été étalé, l'herbe privée de lumière va se décomposer à son tour, ses racines en disparaissant vont créer de minuscules canaux dans le sol, parcourus par des millions de bébêtes motocultrices.

On est en novembre : si je le fais maintenant c'est pour le printemps prochain. Je vais obtenir une belle surface où la terre est fraîche, disponible, chargée en humus.
Même pour planter un arbre, cette technique est valable car le sol se prépare et s'ameublit, et le trou de plantation n'en sera que plus facile à creuser.
L'esprit de la forêt. On devrait toujours garder avec soi l'esprit de la forêt. Couvrir le sol, c'est recréer ce qui se passe dans la forêt où l'humus est profond et riche. Personne n'y a jamais passé le motoculteur.
Merci, les petites bêtes.

RG

Ca y est, je l'ai fait. C'est comme quand on arrête la cigarette, il faut le faire d'un coup, et être content ! Donc, plus de motoculteur. Depuis deux ans, tout ce qui me tombe sous la main en provenance du jardin, tout est bon pour couvrir le sol : tailles, copeaux broyés, tontes et même de la paille achetée. Couvrir le sol, c'est le préparer à recevoir ce qu'on va y planter, légume, fleur, arbre. Que je couvre un endroit qui est déjà cultivé ou alors que j'investisse un nouvel endroit de mon jardin, il se passe la même chose : je laisse aux petites bêtes du sol le soin de passer leurs minuscules motoculteurs à ma place, sans laisser s'installer des "mauvaises herbes" (remarquons les guillemets) qui sont étouffées. Je fais donc deux choses à la fois : passer le motoculteur et désherber.

En fait je sous traite les bébêtes, en l'échange de cette nourriture que sont les "déchets" de mon jardin. En réalité, il se passe même une troisième chose : sous cet amas de matière vivante, il fait frais et humide, pratiquement sans arrosage.

Un exemple ? J'ai un projet, quelque chose de nouveau : créer une plate bande de fleurs pour l'année prochaine en plein milieu d'une surface enherbée de mon jardin où rien n'a été planté depuis des années. Normalement, après avoir délimité puis désherbé la surface concernée, le mieux serait de désherber et de passer un bon coup de motoculteur, non ? Non ! Il y a bien plus simple. Après avoir grossièrement coupé l'herbe sur la surface concernée (en la laissant sur place bien sûr !), étalons du compost, mur ou pas, de l'herbe, de la paille, certains le feraient même avec du carton, du bois broyé ou un mix de tout cela : de la matière organique. Il suffit de l'étaler, d'en mettre une bonne couche, un bon 10 cm d'épaisseur car il est important d'occulter l'herbe qui y poussait pour qu'elle ne traverse pas le compost. Ca y est, c'est fini.

Les petites bêtes du sol vont venir doucement explorer ce nouvel univers en décomposant progressivement ce qui a été étalé, l'herbe privée de lumière va se décomposer à son tour, ses racines en disparaissant vont créer de minuscules canaux dans le sol, parcourus par des millions de bébêtes motocultrices.

On est en novembre : si je le fais maintenant c'est pour le printemps prochain. Je vais obtenir une belle surface où la terre est fraîche, disponible, chargée en humus.

Même pour planter un arbre, cette technique est valable car le sol se prépare et s'ameublit, et le trou de plantation n'en sera que plus facile à creuser.

L'esprit de la forêt. On devrait toujours garder avec soi l'esprit de la forêt. Couvrir le sol, c'est recréer ce qui se passe dans la forêt où l'humus est profond et riche. Personne n'y a jamais passé le motoculteur.

Merci, les petites bêtes.

RG

 

Lundi, 31 Octobre 2011 21:20

Eau : la situation est localement préoccupante.

Écrit par RG
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La petite puanteur dans la forêt. Eau : la situation est localement préoccupante.

L'absence de pluie depuis de nombreuses semaines fait souffrir la nature. L'Agence de l'Eau, sans être alarmiste, nous dit que le niveau des nappes est plutôt bien bas ces dernières années, et que cet automne fera date. De pauvres ruisseaux dans les forêts avoisinantes ne sont plus que de minces filets d'un liquide gris et nauséabond qui empeste les environs. Hé oui, les rejets des uns et des autres continuent, même pendant la sécheresse, et c'est comme si personne n'y pouvait rien. Personne, vraiment ?

Dans nos jardins, tout ce qui est vivant se recroqueville et jaunit. Le sol est dur et poussiéreux. Les jeunes arbres, plantés il y a moins de 4 ans (c'est ce qu'il faut pour que les racines atteignent enfin leur "maturité"), peuvent être foudroyés en quelques jours sous l'effet combiné de la chaleur et du manque d'eau. Plus que jamais, le paillage (et aussi le "compostage en place", voir nos ateliers Zero Déchet Vert) autour des arbres, et de tout ce qui pousse dans le jardin, jouent un rôle vital, en protégeant le sol comme un couvercle anti-évaporation, mais aussi en jouant son rôle de désherbant naturel puisque les "mauvaises" herbes consomment aussi leur part d'eau.

Economiser l'eau, ce n'est pas seulement chercher à réduire la consommation domestique. C'est aussi repenser son jardin quand on a la chance d'en avoir un : moins de pelouse stérile, plus d'arbres, de l'ombre !

L'association Coteaux21

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